Blog de l'Etudiant Irrecuperrable

Parce que mes 52 heures de fac hebdomadaire ne me suffisent pas. Parce que les sciences rendent con. Parce que la vita est bella... Parce que je fais 1m74 et que le monde est grand, Pour moi, pour elle, pour vous aussi, il le fallait, ce blog.

Monday, January 31, 2005

Le dernier post de janvier

Eh oui, vous l'avez sous vos yeux, le dernier post de mon journal, pour le mois de janvier 2005. Un mois et je ne réalise toujours pas en quelle année on est, je ne réalise pas que dans un mois et deux semaines, les partiels sont là, je ne réalise pas que j'ai 5 mois pour réaliser l'un des souhaits de l'année, passer en deug deux.

Tout va se jouer si vite d'ici cet été! Prenez, dans deux semaines, les vacances de février. Qui dit 12 février dit une semaine de vacances, qui dit 12 février dit mardi 14 février, et dit St Valentin... Encore un bilan qui part bien bancal.

Qui dit un mois et deux semaines dit partiels, mais dit également avant dernière chance de réussir son année. Qui dit une semaine après les partiels, dit le 20 mars, et dit inévitablement "bon anniversaire" à votre cher serviteur.

Qui dit 2 mois et deux semaines a quelque chose derrière la tête, car qui dit cette date dit semaine de vacances avec la maison pour moi tout seul, dit le dîner de Gala, dit que Chris et moi, il faut qu'on trouve un menu à cuisiner (et m'est avis qu'on sera un peu plus nombreux que l'an dernier).

Qui dit 3 mois et 3 semaines a des frissons dans le dos, car celui qui en parle dit exams de fin d'année, qui certes sont les derniers (si tout va bien) mais qui s'annoncent difficiles, et avec une barre qui pour moi ne doit pas descendre en dessous de 10.5. Qui dit ça dit au moins 3 semaines de révisions à se faire chier, et une semaine à se ronger les doigts.

Qui dit 4 mois dit résulats. Resultats de ma première première année de deug, et je vous l'annonce, il n'y aura pas de seconde année. Si je passe, je serais en L2, car qui dit l'an prochain dit réforme LMD (et oui, ça VOUS concerne). Qui dit 4 mois dit travail acharné, et argent à la clef.

Je me refuse catégoriquement à voir plus loin, parce que premièrement, celui qui dit plus loin dit réussite ou échec, et dit des trucs qui sont totalement incohérents. Comme je ne connais pas l'avenir (eh non, voilà le scoop, je ne suis pas encore devin!). Deuxièmement, en écrivant ça j'ai mesuré qu'il y avait un nombre n de paramètres à prendre en compte dans les mois à venir. Tout en espérant que parmi ces facteurs il existera une présence (qui mesurera probablement entre 1m60 et 1m75, et qui soit féminine, on s'en doute), ou quelque autre évennement aussi positif (voir même quelque chose pouvant m'aider à bosser, j'en aurais bien besoin).

Vous vous coucherez moins con: C'est celui qui dit qui l'est.

Sunday, January 30, 2005

la victoire des hommes

(heu voilà il y a un certain temps je m'étais mis à composer quelques paroles de chansons, je ne pense pas que ce soit replaçable, mais je les trouve pleines de sens. On peut penser à ce qu'on veut en le lisant!).

Je regarde aujourd'hui dans les yeux de nos frères,
Et n'y vois que la peur et un profond silence
Il manque en leur yeux la brillante lumière
Qui à tous nous confère les cinq sens
Je contemple ces lieux et n'y vois que misère
Pourquoi l'ennemi a-t-il vaincu l'espérance?

Ah qu'elle était belle, la victoire des hommes sur la plaine,
Ah qu'à tous les âges, on se souvienne des hommes de courage.
Bannissez mes frères toutes ces images de guerre,
Ne mourrez plus sous la poigne de l'invisible pouvoir,
Voyez le soleil briller aujourd'hui comme hier,
Venez écrire la plus belle ligne de l'histoire.

Et si un jour prochain, les ténèbres restent au matin
Nous sortirons et marcherons comme nos pères,
Nous irons tous fiers vers l'avenir incertain,
Au dela des ombres nous irons trouver la lumière

Ah qu'elle était belle, la victoire des hommes sur la plaine,
Ah qu'à tous les âges, on se souvienne des hommes de courage.
Laissez à jamais mes frères vos anciens coeurs de pièrre,
Retournez sur vos terres, et laissez fleurir votre espoir,
Voyez le soleil briller aujourd'hui comme hier,
Venez écrire la plus belle ligne de l'histoire.

Saturday, January 29, 2005

Mo rose day

Expliquons rapidement le cours que prend la situation en ce moment.

Vendredi, le 28 janvier 2005, était une journée un peu pas comme les autres. Déjà, il y a eu mon réveil, déplorable, et tardif. Passons la dessus, pour le cours de physique, ou j'ai l'impression que l'attention de beaucoup a baissé depuis la première séance. En TD de maths 2, on a pas mal bossés sur des exercies, et on a fait un contrôle, que si je n'ai pas intégralement raté, je n'ai pas non clus cartonné. Cela nous embètant plus qu'autre chose, nous avons décidés que le cours de maths 2 en amphi (du fait qu'il est long, ennuyeux et que de toutes façons, on en revoit l'intégralité en TD) ne passait pas avant notre estomac. Nous avons donc croisés le prof et sommes allés manger.

Après quelques parties mouvementées de Medal of honnor (et de fait, il est bien plus facile à trois allemands de défendre les plages du débarquement depuis leur bunker que d'aller à trois alliés même armés jusqu'au dents, essayer de faire exploser ces canons de 150). Vous l'aurez compris, on se marre bien. Mais on en avait besoin, l'heure de maths 1 qui suit est déprimante de longueur. Lassés de simplement copier le tableau, Nicolas et moi commençons à tripper sur la visite médicale que passent aujourd'hui quelques uns d'entre nous.

Ce qui reste de journée contient du bon et du mauvais: les notes de nos exameins ont étés affichées, et même si la casse est limitée, je ne suis pas du tout content, j'ai en dessous de la moyenne, et 9.605/20, ce n'est pas ce qu'on peut appeller réussir son année. En fait ce serait même la rater, si il n'y avait le second semestre. Et j'ai intéret à faire mieux qu'au premier, parce que si je n'ai pas 10.5 points, je suis bon pour le rattrapage, et j'aime autant l'éviter en gardant mon mois de juin pour aller bosser.

La suite est meilleure, j'ai enfin pu aller acheter mon balladeur mp3 à Cora, c'est une clef usb 512M et à ma grande surprise, le prix n'était pas celui indiqué (99 euros) mais bien en dessous, sans qu'il y ait rien marqué sur la boite (79 euros).
Je n'ai pas cherché à protester, et je suis rentré chez moi, après quoi j'ai passé un certain temps à mettre de la musique sur ladite clef.

Et j'ai l'honneur de vous annoncer que pour la première fois depuis 8 ou 9 mois, je me suis couché avant 10 heures et demie. Quel rapport? Aucun.

Vous vous coucherez moins con: Bientôt les élections étudiantes du le campus! Cool, on va pouvoir élire les délégués qui vont vaire valoir nos avantages et organiser des actions concrètes... Vous y croyez, vous? Moi, je veux bien, mais il faudrait qu'il y ait concurence. En effet, après avoir sondé une partie de mes camarades, nous sommes arrivés à une conclusion surprenante: il n'y a qu'une liste présente aux élections!

Wednesday, January 26, 2005

Comment en être sûr?

Comme j'aimerais vous dire que tout va bien!

Sans vouloir m'égarer dans quelque écrit philosophique, je pense ce soir dévelloper un peu sur le sens que prend ma vie. S'il est une chose que j'aime particulièrement faire, c'est tirer des bilans. Des bilans sur la vie, celle des autres, les actualités, des bilans sur tout.

On a beau le nier, une bonne partie de nos journées, nous avons de la chance, et je me considère parmi les plus chanceux. J'ai une grande bande de potes (et elle augmente encore au fur et à mesure que la cohésion au sein du groupe Essaim s'agrandit), j'ai la chance de bien m'entendre avec à peu près le monde entier (en fait, je m'entends bien avec le monde entier, si on exclut un maximum de 5 personnes). Je passe des jours agréables, connecté au monde, à jouer une grande partie de mon temps libre sur des ordis rapides, avec mes potes. Même si les notes ne suivent pas forcément, j'ai la chance de comprendre l'écrasante majorité des cours que nous avons, et même si des fois c'est chiant, je les aime bien, dans le fond, mes trois matières (Maths, Info, Physique, le français plus que tout mais ça c'est quelque chose de personnel). J'ai de la chance, donc.

Mais, comme on dit, il y a deux côtés du miroir. Si mon reflet est si complet, si heureux, on ne saurais nier plusieures failles (profondes...) qui sont de plus en plus visibles sur moi. Déjà le côté affectif. Même si on ne passe pas notre temps à nous hurler dessus, les liens familiaux s'estompent rapidement. Ensuite, il y a un fait qu'on ne saurait nier, voilà 7 mois et 4 jours que mon coeur est un peu vide (Clémence, je sais que tu me lis, ceci n'est pas une accusation). J'ai besoin (et ça m'arrive rarement quand même, d'aller jusqu'à en ressentir le besoin) d'aimer quelqu'un et d'avoir un retour. Du côté professionnel, il y a le stress qui vient couronner le reste: malgré la pente défavorable, je me révolte de toute ma volonté contre le fait de devoir refaire une année, ce qui me démotiverait plus qu'autre chose je pense. Et puis il y a ma mauvaise humeur grandissante (ah, vous l'avez sûrement remarqué), je suis de plus en plus bougon et parfois même énervé, pour cela je m'en excuse, je ne l'explique pas.

Bien, le bilan est tiré. Il y a des aspect, certes, qui mériteraient d'être dévellopés, mais je n'ai ni le temps ni la place. Ce bilan ne permet pas tellement d'avancer, mais au moins c'est quelque chose d'assez objectif. Cela dit, retenez pour la vie de tous les jours, le côté positif du miroir: je ne veux entendre parler ni d'aide ni d'apitoiement: je veux me faire tout seul, réussir par moi-même.

Vous vous coucherez moins con: En fait j'aurais pu mettre dans cette rubrique tout ce qui est au dessus. C'est vrai ça, qu'est ce que vous pouvez bien avoir à branler de mon bilan personnel? J'y réfléchirais, c'est promis.

Sunday, January 23, 2005

Ou sont les anges aujourd'hui?

Le temps passe. Déjà le Week end se termine. Hier, la journée poésie, et aujourd'hui, la journée qui fait penser que demain, on retourne en enfer.

Quand je pense à ces semaines que nous passons, j'ai des frissons dans le dos. En fin de compte, je ne cherche pour ma part qu'à me réfugier chaque jour dans les quelques moments que je maîtrise. Le lundi, un élément que je crois maîtriser, le cours de théatre, deux heures, durant lesquelles je passe le plus clair de mon temps à me marrer, parfois à m'engueuler avec Chris, mais toujours un moment constructif.

La séance commence vers 6 heures (comptez au moins une fois sur deux le quart d'heure alsacien pour le retard). Suit un petit spitch du prof, toujours sourire aux lèvres, et puis voilà, nous allons passer près d'une heure et demie à continer à préparer notre pièce de théatre. Les seules consignes données étaient la durée, 10 minutes, et le thème, qui est le policier. Pour notre part, nous avons pris un texte d'une nouvelle (même si elle était un peu vaseuse), et l'avons adapté. J'ai écrit avec Odile les textes des 5 scènes. Et même si le résultat dépassera sûrement en fin de compte les 10 minutes imposées, on voudrait que ce soit bien réussi.

Voilà pour le lundi. Et paradoxalement, il y a certainement plus d'endroits, de moments refuges le lundi que le Week end. Je ne rêve que de partir de chez moi. De partir, loin ou non, éviter les sarcasmes, les engueulades constantes, les jalousies et les rivalités. Quand je pense que je n'ai pas le droit de manger un petit déjeuner quand je me lève plus tard que 10 heures!

Vous vous coucherez moins con: Avez vous remarqué? On commémore les 60 ans de la Shoah. Beaucoup zappent lorsqu'ils voient ces images horribles. J'encourage cependant même les plus sensibles à se forcer à rester devant l'écran, à regarder ce dont l'être humain est capable envers ses semblables. J'encourage à lire les livres et les témoignages. Certains m'ont moi même révulsé (Primo Lévi entre autres). Mais il y a là un devoir de mémoire que je considère comme primordial, afin de tenter de comprendre comment on a pu à en arriver là. Conseil pour les reportages les plus tard dans la nuit, prévoir les sacs papier "air France", j'ai failli vômir samedi dernier.

Saturday, January 22, 2005

Samedi, c'est poésie.

Oh oui, j'aimerais me laisser dire
Que malgré les apparences,
Mon coeur ne cesse jamais de frémir
Que malgré quelques silences
Ce blog a de si belles choses à offrir.

Ici vous ne trouverez ni traîtrise soudaine,
Ni fureur, ni coeur plein de haine.
Seulement la paix que vous offre mon âme,
Quelque joie et quelque mélancolie saine,
Un condensé de vie, des mots contre les drâmes.

J'ai tant de choses a dire, de raisons d'aimer
Que je ne sais plus quoi écrire, que demander
Aux étoiles, dans leur infinie beauté.
Réclamerais-je l'amour, moi qui suis déjà comblé?
Saurais-je un jour voir un bohneur incomplet?

"Le danger? Pfiou, je me joue du danger"
Disait si bien le lion de mon enfance.
Comment savoir si ces paroles ont un sens
Dans un monde ou l'ennui nous fait déguster?

Le samedi regorge toujours de questions,
On pourra longtemps tenter de tout expliquer,
Parler par énigmes est toujours moins long,
Et le vers reflète toujours une éclatante beauté.

((Certains vont commencer à penser que je parle pour ne rien dire. C'est faux, les phrases regorgent de doubles sens. Si vous voulez vous marrer demandez vous qui est "le lion de mon enfance", et trouvez les deux fautes d'accent qui résident dans les vers. Ne comptez pas les Alexandrins, cette fois ils sont un peu flagrants.))

Wednesday, January 19, 2005

Rites immuables, chapitre 2

Voilà, même si cela plait un peu moins (nous n'en sommes qu'au commencement) je prends le parti de continuer les "rites immuables".

Nous en étions resté à 7h 20.

7h25. J'ai fini d'engloutir mon énorme Boc de café (je ne sais d'ailleurs pas si le nom est bien réel en dehors de mon vocabulaire, mais pour moi c'est un gros bol). D'un coup, je me sens lourd, tout juste réveillé, et presque un litre de caféïne sur soi, cela demande un temps d'adaptation. J'en profite pour monter dans ma chambre, d'ouvrir le volet (séquence oubliée une fois sur 2 soit par fainéantise soit par manque de temps, soit par simple oubli: il n'est que 7 heures 25...).

7 h 30. Il commence à se faire tard, même pour moi. J'allume tout de même ma chaine, et programme ma canson préféré du CD qui est dans le lecteur (actuellement, Somebody to Love-v1- de Queen). Je ne dois pas rester inactif, la chanson est là pour me faire oublier que je fais mon sac en laissant involontairement la moitié de mes affaires sur mon bureau.

7 h 35. Quand la chanson est finie, je crois avoir tout emporté, et je descend mettre veste, chaussures, écharpe, et béret. Je sors de la maison le dernier, aussi est-ce moi qui ferme la maison, qui met l'alarme...

7 h 38. Ce n'est bien entendu que lorsque je suis dehors, que l'alarme est mise, et que tout est fermé que je me rends compte que j'ai oublié quelque chose. La chute est dure, mais la plupart du temps, je ne prends pas la peine d'aller chercher l'objet oublié, fut-il important.

7 h 40. Premier coup d'oeil à ma montre. La situation n'est pas dramatique, mais je n'ai fait que 100m et la fac est loin, il fait froid, et l'armature de mon sac de merde commence à couiner. Autant pour passer le temps plus vite que pour arriver à l'heure à la fac, je cours.

7 h 41. Toujours la même obsédante longue rue. Je croise comme tous les matins le petit garçon qui va comme moi à l'école en courant, la mère de famille avec sa gosse et son landeau, les deux chiens de la rue qui ne me font plus (et à qui je ne fais plus) sursauter.

7 h 45. Second point de contrôle du temps, ça va. Moment critique de la journée, puisque l'esprit se rendort tant le voyage pour la fac est chiant. J'ai froid partout, surtout au mains (oh merde chuis tout bleu!).

7h 50. Au pied de la montée de la Fac, il me reste 10 minutes d'ascension. Avec les quelques uns qui montent la pente en même temps que moi, j'ai toujours l'impression que l'heure nous force à la course, que chacun essaie de marcher plus vite que l'autre, de montrer qu'il va plus loin. Je gagne toujours, parce que la FST est le plus loin du bas de la pente. Eh oui, la FST, c'est comme un chateau dans les nuages, c'est comme un trône sur cette colline, c'est comme la couronne sur la tête d'un roi.

7 h 58. Je suis en haut. Mais cette fois j'ai trop chaud (la montée fait même transpirer par des températures négatives). Tant pis. Je commence à apercevoir à travers les portes vitrées de la FST. D'un pas décidé (on y croit tous), je rentre.

Vous vous coucherez moins con: les français sont les plus fertiles des européens! Les derniers sont les allemands et les italiens. Mais en même temps, ce sont les allemands qui ont fait les plus grands profits de 2004. Alors faire des gosses ou épargner, il va falloir choisir.

Tuesday, January 18, 2005

Rites immuables, chapitre 1

Bon, j'estime que raconter mes journées, comme en ce moment c'est plutot calme, et que rien de plus intéressant ne se profile, c'est un peu lassant. Non que je me lasse du journal, non, mais il y a mieux à écrire, et plus stimulant, voilà tout.
Je vais donc écire une série de "rites immuables", ces choses de la vie qui d'un jour à l'autre ne changent... Presque jamais. Reprenons donc au commencement.

La journée de Moa, le début:

6 h 50. Le réveil sonne. Immuablement, j'ouvre grand les yeux, et mon coeur bat la chamade, le volume étant très fort (juste en dessous, je ne bouge même pas). Je suis donc éveillé et en sursaut. Sadiquement, j'ai placé hier soir le réveil hors de portée de la main. Il me faut descendre à plat ventre de mon lit, pour ramper jusqu'au réveil, l'éteindre, et faire le chemin en marche arrière. Pourquoi ne pas alors mettre le réveil à côté du lit puisque je me recouche? Surement mon côté masochiste.

7 h. Les 10 minutes que je viens de passer m'ont paru une seule seconde, et j'en suis toujours stupéfié, de ce raccourcissement du temps au réveil. Je suis pourtant éveillé, et je ne me suis pas rendormi, restant les yeux ouverts dans le calme encore relatif de la maison.

7 h 5. Tout bien considéré, je me suis rendormi à 7 h 01. C'est le réveil de mon frère dans la chambre d'à côté qui me tire de mon second sommeil. Cette fois c'est décidé, je me lève. Je franchis avec peine les 4m qui me séparent de l'interrupteur (en effet, il n'est pas rare de trébucher sur des chaussons, sur des livres, sur des cours...), et je m'explose les yeux comme tous les matins. Heureusement, je n'ai pas besoin d'eux pour enfiler mes habits, méthodiquement, machinalement, sans rien penser. C'est par ailleurs l'un des rares moment de la journée ou je ne pense à rien. Ca m'aura quand même pris 3 minutes.

7 h 8. Le changement d'altitude dù à ma descente de l'escalier provoque la mise en route quotidienne de mon cerveau, je commence à penser. Et la première pensée est naturelle, j'ai la vessie pleine.

7 h 11. Voilà trois personnes dans le même état que moi (pourtant, aucun ne l'avouera), bienvenue dans la cuisine. Seule, la radio débite inlassablement ses informations sur la journée, et c'est pour moi comme une berceuse. Je laisse mon corps faire le travail pour engloutir le petit déjeuner, moi je pense, cette fois, à la journée qui arrive. Elle sera surement difficile. Tant pis.

7 h 12. Il n'y a plus de Nutella? Houla, mauvaise journée.

7 h 13. Il en restait un pot à la cave. Pas fou le mec!

7 h 15. Je viens de finir d'étaler le Nutella. Comme depuis plus de 10ans tous les matins, un regard de mon père va de la tartine à mes yeux. Quoi, j'en ai encore mis trop? (C'est à croire que je le fais exprès...)

7 h 20. Théoriquement, j'arrive au café, mon boc de café, celui qui va relier l'esprit au corps, et à cette seconde, je suis enfin réveillé. Il faut préciser que le boc de café fait un 3/4 de litre, que c'est beaucoup, mais que c'est nécessaire à ma dépendance. Je pense que comme tous les matins en plus, ma tasse était tellement pleine que j'ai failli tout renverser. Mais une fois que le café englouti, ça va mieux. Tiens, nous sommes mardi...

Pour la suite, revenez demain.

Vous vous coucherez moins con. L'airbus A 380 est terminé!! Ouais, c'est la fête. Enfin il serait quand même temps, parce que le premier de la série a été commandé il y a plus de 6 ans. Et payé, s'il vous plait... On a mis autant de temps à en faire un, et il y a plus de... 150 commandes. Dans 30 ans on y est encore, les enfants...

Monday, January 17, 2005

Coup de massue

Hola, en voilà une semaine qui commence, des ennuis qui reviennent, des devoirs plein la panse, et des pensées qui règnent. (restes d'un Week-end si poétique)

Bien, nous revoilà dans la matrice. Et ce matin, on a bien du mal à superposer un monde à mes yeux, puisque trop souvent je ne regarde rien et que mes rêves se perdent dans les grands espaces de l'amphi. Deux heures de maths à la suite, avec deux profs différents, de quoi se mettre tout de suite la perfusion de prozac. Par chance (ou bien?!) il n'est pas question de petit contrôle en TD de maths, et c'est le sourire au lèvres que nous faisons semblant, Chris et moi, de suivre le cours. En fait c'est le cas, nous suivons, mais on constate qu'une seule solution aux exercices suffit, et qu'il ne sert à rien de recommencer 10 fois le même problème. Aussi faisons nous une bombe.

Que j'explique à l'ignorant. Une bombe est un papier posé entre moi et Chris, sur lequel nous nous confions sur les sujets les plus hasardeux, les plus secrets, les moins discutables. Peu de choses écrites sur ces feuilles sortiront un jour de ces pages pour alimenter quelque discussion, et c'est à la limite entre le Brainstorming et l'engueulade, entre la plus simple des vérités et le plus profond mensonge. Ce qui est écrit sur ces pages est un équivalent, entre Chris et moi, au "secret défense", à cela près que personne (sauf exception) ne sera jamais autorisé à voir ces documents.

Vous vous coucherez moins con: Certains deug de langues (et d'autres, très proches, d'histoire, et d'autres encore, de littérature) tournent autour de 15 à 25 heures de cours par semaine. Non contents de commencer avant eux, quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi j'ai 35 heures de cours (dont 15 de maths) par semaine? Et pourquoi nous avons commencés un mois après les autres? Et pourquoi je vais devoir refaire une année? Tsssssss.

Sunday, January 16, 2005

Si peu de temps en ce monde

Voilà, j'aurais du passer un Week-end magnifique, à penser, à faire n'importe quoi, à lire, à dormir. Mais des jours sombres se profilent, et il faut penser aux autres dans ces moments décisifs.

Pour commencer, il me faut bosser. Bosser un Week-end, c'est déjà difficile, bosser en sachant qu'il y a deux petits contrôles le lendemain, c'est carrément chiant. De plus, ma journée est assombrie par une nouvelle tombée hier soir. Mon coeur sera lourd toute la journée, et cette dernière ponctuée de cours de téléphone, d'appels désespérés, de demandes pleines d'espoir. Je n'ai aucun bohneur à retirer de toute cette journée, car bien des choses terribles sont derrière l'horizon.

Pour les non concernés qui n'ont pas compris ce post, je suis désolé, je tiens à leur dire que ma journée ne fut pas si mauvaise en somme. Pour les concernés, Le concerné devrais-je dire (il se reconnaitra), je lui dirais que je suis de tout coeur avec lui mais que je ne peux pas suivre ses traces. Je lui dirais aussi, même s'il trouve mes paroles dénuées de sens:
Reviens à la raison, s'il te plait, tu dérailles complètement et ça risque de mal finir.
Reviens à la raison, je t'en supplie.

Saturday, January 15, 2005

Poésie, quand tu nous tiens!

Voici pour vous quelques vers, qui ne seront pas tous Alexandrins, qui ne seront peut-être pas opportuns, mais qui, je l'espère, sauront vous envoyer en l'air.

Quelques soient les horizons, quelques soient les frontières
Que je ne peux contempler, désir infini de tout voir,
De découvrir le monde, posséder le savoir,
Je chercherais pour toujours à briser les barrières,
Je fuis.

Quelques soient tes mots pour me laisser en arrière,
Que je n'entends plus, que je ne ressens plus,
Qui me laissent froid et dont je ne suis plus ému,
Je bâtirais ma vie sur demain et non hier,
Je fuis.

Miroir dis moi pourquoi tu t'acharnes sur moi,
Pourquoi les hommes se chuchottent à l'oreille,
Pourquoi la vérité n'est elle jamais pareille?
Miroir, dis moi pouquoi je fuis.

Je lève la tête et regarde devant moi,le soleil,
Il a fini de se lever, il est haut dans le ciel
Mais je ne dois pas me blottir dans l'ombre,
Ce n'est que dans la lumière que je deviendrais Moi.

Sinon, eh bien j'ai passé une belle journée, même si j'ai moins bossé que j'aurais du le faire. Je m'éclate toujours a jouer au fermier sur internet. J'ai vu Le derier trappeur, et je ne rêve plus que d'Alaska, de forets...

A plus les amis.


Wednesday, January 12, 2005

Mais comment font-ils?

En voici une belle série, plutôt que de raconter de façon si banale les deux jours qui viennent de passer.

Mais comment font ils pour se lever tous les jours à 8 heures? Eh oui, le temps pase, les questions restent... Mais pour le moment, encore aucun "défaut flagrant de réveil" à signaler.

Mais comment font-ils pour comprendre le cours de maths? Euh... Eh bien comme l'avait prévu Mr Dworak, tout s'est corsé diablement à partir du second cours du semestre. Mais on a pris le parti de bosser quand même, et j'ai quand même compris la majorité, et fait les exos de TD (tous ceux qu'on pouvait faire) pour la semaine prochaine.

Mais comment font-ils pour jouer à Quake 3 et bosser? C'est impossible, en fait non, il y a cette semaine des trous flagrants d'emploi du temps, qui permettent, en même temps que des révisions assidues, quelques moments de boucherie amicale.

Mais comment font-ils pour résister au cours de Logique des maths? Le cours (que nous croyons qu'il n'avait pas lieu) était quelque chose comme "chiant comme la mort". Mais bon, on survit comme on peut.

Mais comment font-ils pour survivre à 2 heures de badmington? Bon, je veux bien avouer que cela fait quelque temps que je n'avais plus fait de sport, mais là, quand même... J'ai failli faire une pause en rentrant chez moi...

Mais comment font-ils pour se prendre la porte de la chambre sur le petit doigt de pied? Eh bien, ils font comme moi, ils vont au toilettes au milieu de la nuit, en dormant, et referment leur porte... Réveil garanti.

Mais comment font-ils pour faire leurs ppp en trois jours? Ha, vous croyez que j'allais vous le dire? Non, c'est mon petit secret. Sachez tout de même qu'hier matin, je n'avais pas une seule information, et qu'à présent, j'ai les infos, une interwiew, et le compte rendu est à moitié terminé.

Mais comment font-ils pour se tuer sur le Dakar? Non, ça ils le font exrès ou quoi? Deux en deux jours! Ils ont décidés de mettre des snipers au points de contrôles, ou quoi?

Vous vous coucherez moins con: Alors que tout le monde se presse pour donner de l'argent ou quoi que ce soit à l'occase du tsunami en asie, on en oublie les malades du sida (un tsunami tous les 2 mois) et on fait comme si ce n'était jamais arrivé: en 2001, un raz de marée du à la mousson fait 500000 morts au Bangladesh. Alors, coup de pub politique?

Tuesday, January 11, 2005

une nouvelle ère commence

Eh oui, c'est une nouvelle phase de notre année qui commence.

En effet, nous avons décidés, d'un commun accord avec les potes, de changer. De changer nos habitudes, et de ne pas devenir comme l'indique le titre de ce blog, des étudiants irrécupérables. Pourtant, comme la marge est de plus en plus faible, il était important de prendre des écisions. Aussi, nous bossons, c'est décidé.

Bien bien, maintenant, nous appliquons. Le second semestre commence ici, est-il presque écrit à la porte de l'amphi ce matin. Nous nous asseyons devant (et c'est presque déjà une révolution), et nous suivons ardemment le cours, le prenons en intégrale, et tentons de tout comprendre, avec succès. Une seconde, puis trois, et en fin de compte trois autres heures et demies de maths ce matin ne nous décourageront pas. Nous nous attaquons au travail comme à un ennemi invisible, nous combattons, et en fin de compte, si on prend aussi rigueur des heures de cet après-midi, nous gagnons. Une grande victoire sur le travail insurmontable.

Bien entendu, j'ai conscience d'être un peu euphorique car ce n'est que le premier jour, mais j'y crois, et je pense que si on se tient les coudes, on devrait arriver sans grands problèmes. Je veux tout claquer d'ici les prochains partiels. Bref, ce soir, je regarde un grand film (eh oui, et si touchant: O'Brother, c'est vraiment extra...), et je monte dans ma chambre, ranger encore, et surtout réviser mes maths.

Cette fois on y croit.

Vous vous coucherez moins con: En fin de compte, on a appris aujourd'hui, après un semestre entier de cours, que notre méthode en informatique était complètement dépassée: le prof que nos avons à présent gagne à peu près un quart d'heure sur nous pour faire la même manipulation toute simple: je suis un peu dégouté...

Sunday, January 09, 2005

Vous habitez chez vos Parents?

Vous peut-être pas, mais moi oui, et il y a des jours, ou c'est un tel poids que l'on peut à peine se lever. La preuve, j'attendrais aujourd'hui leur départ pour leur ballade dominicaine pour me lever, à contrecoeur, mais que voulez vous, il faut bien se lever (et à 11 heures et demi, même le qualificatif de grasse matinée est un peu dépassé).

Mais ma journée ne fut pas passionnante, il n'y eut ni guerre télévisée, ni débarquement d'extraterrestres en Alsace, ni tremblement de terre intempestif qui auraient pu me mouvementer ma journée. Non, rien que le fait de faire le feu, et de cuisiner, tâche harassante (eh oui, des pâtes...), pour midi. Ensuite, je me carrais confortablement dans l'un des fauteuils du salon, et regardais les Guignols et le zapping, divertissements comme d'autres pour mon dimanche. Quelques parties de flipper plus loin, Christophe mouvemente ma journée, et me fait rire, en téléphonant pour me parler des ppp. Cela me motive (si le mot peut-être utilisé ici), et je montais, me connectais, et prospectais presque une heure, afin de savoir si l'irrépédiable mauvaise note était vraiment gravée dans la pierre de mon destin. Le fait est qu'il sera difficile d'y remédier, mais que je commence à entrevoir une lueur d'espoir. Je passais le reste de mon aprème en lecture, et en discussions internet.

Vous vous couchez moins con : Je suis fermier sur internet, je possède une ferme, la Gorifarm, dont la devise est "ramez bien, et vous vivrez", j'ai une vache qui fait 16 kg, 4 poussins qui grossissent, et 8 lapins bientôt adultes. Ca vous en bouche un coin, je me trompe?

Saturday, January 08, 2005

Rendez-vous avec le Diable

Pour débuter ma journée, j'ai été crédité d'un réveil horrible. Tiré d'un rêve absolument magnifique, mes yeux n'ont pas eus le temps de papilloner que déjà je n'avais plus aucun souvenir de l'histoire de ce rêve, sinon qu'il était d'une grande beauté.

Je ne suis pas resté sur cet échec, et je repris toutes mes forces et mon courage a affronter cette journée devant mon petit déjeuner (auquel le qualificatif de petit n'est jamais très approprié). Je trouvais même à m'occuper, rangeant les courses de ma mère. Ensuite, ne trouvant, dans l'immédiat rien de spécialement urgent à faire, j'ai gravi l'étage et le chemin me séparant de mon lit, soulevé doucement la couette, et m'y suis blotti, passant le reste de ma matinée au lit avec... Un livre.
Même si, en fin de compte, le romantisme de la chose n'est pas très dévelloppé, je passais quelques heures bien agréable, assistant comme sur un siège invisible, au conseil d'Elrond. Le temps n'arrêtant pas sa course, il me fallut me lever, et me nourrir à nouveau. Après quoi je remontais, et m'occupais cette fois de passer la sieste agréablement allongé sur mon transat en face de l'écran me reliant au monde extérieur. Je passais là encore bien des moments agréables cette après-midi, entrecoupés de lecture et de rangement qui, il faut bien l'avouer, n'est pas superflu. Je passais ainsi la plus grande partie de mon temps.

Et ce soir, je sens que je ne pourrais pas résister, l'appel de l'instrument est trop fort, je vais aller gratter ma basse quelques heures.

Friday, January 07, 2005

Devenez matheux! (non, je déconne).

La perspective d'un avenir heureux vous tente? Venez faire partie de la future élite française, de la classe dirigeante de votre nation. Vous êtes l'avenir de notre glorieuse patrie...

Voilà ce que certains professeurs pourtant du plus grand sérieux (on ne les citera pas) pensaient ouvertement de nous au début de l'année. Nous avions ri de ces phrases à l'époque. Non qu'elles ne soient plus d'actualité aujourd'hui, mais nous rions moins, voilà tout.

Je ne vais pas m'attarder futilement sur ma journée d'hier, pour en connaître la suite, il fallait lire en mes yeux de ce matin: à défaut de révisions, on y voyait presque encore ma répétition du groupe de l'Essaim et de la Chorale d'hier. L'on pouvait même, jetant un regard appuyé, deviner quelques nombreuses pages de La communauté de l'Anneau, qui créé chez moi une certaine persistance rétinienne.

Et l'épreuve de chimie déferla sur nous. Elle frappa comme une horde de Furies, comme un vent de terreur sur les élèves endormis, m'ensevellissant, m'écrasant comme une énorme roue. C'est en charpie que mon esprit est ressorti de la salle, volant de travers, titubant à côté de mon corps qui a lui aussi subi les assaults d'une lourde semaine d'examens. Libérant l'enchaîné, j'envoyais vaquer mon âme à détruire les autres, Quake 3 parait être un remède puissant. Et après avoir englouti le repas qui me redonnait force, mangé la part de Galette de bienfaisance au profit de l'asie, je rentrais chez moi. Toujours fortement secoué par la tempête que représente pour moi cette semaine, je laissais courrir mes doigts sur les cordes, et jouais de ma basse quelques heures appaisantes. Après quoi, choisissant le bien être, je me laissais aller à écouter cette mélodie si plaisante d'Ocean's Twelwe. Cette nuit encore, je pense lire à m'en saouler l'esprit, d'histoires d'elfes et de chansons de la Comté.

Vous vous coucherez moins con Malgré le fait que nous ayons été sur skyblog, j'avais tout de même raison pour ce qui est de mon choix de film, et d'aller voir 36, quai des orfèvres: près de 4 millions de Français ont pensé comme moi.

Thursday, January 06, 2005

Rigolades multiples

Il n'est encore que 10 heures et demie du matin, mais on sent le relâchement. Bien bien bien, l'épreuve d'informatique est terminée (à la grande râge de certains dont moi, qui n'avons pas pu finir).

Pour reprendre dans un ordre plus chronologique, après quelques courtes (mais non moins interessantes...) discutions, la fatigue gagnant, je suis descendu d'un étage, afin de voir si l'audiovisuel français avait quelque chose d'intéressant à proposer. Comme ce n'était pas le cas, je me suis rabattu sur la proposition (guidée) de mon père de regarder un bout du Seigneur des Anneaux (il doit être facile à présent pour les lecteurs de ce blog de comprendre ma passion pour les livres et le film à tel point ils sont présent actuellement dans ma vie, à lire le livre, a regarder encore et encore les films et leur making of...). Après cela, loin de moi l'envie d'aller me coucher, je lis (et je pers un temps précieux de révisions d'informatique). Pour les révisions en question, cela va me prendre à peu près un quart d'heure, avant que l'aspect soporifique de la chose n'éclate à mes yeux. Je m'endors, lumière allumée et les cours sous les yeux, et me réveillerais brièvement vers 2 heures et demi, afin de tout ranger et d'éteindre. A cela suit mon réveil cataclysmique de ce matin, et l'épreuve d'info, bien acceptée par la grande majorité des étudiants (sauf peut-être ma voisine en exam, qui est restée une heure à regarder sa montre).
Là, on est en salle d'info, à se démolir la gueule sur Quake 3, quelle fatalité, mais bon, on reste entre amis...

Vous vous coucherez moins con: Bixente Lizarazu (pas sur de l'orthographe) retourne au Bayern. Il aurait déclaré "Je ne me sentirais pas meilleur là bas qu'en France, mais peut-être plus utile".

Wednesday, January 05, 2005

Un ange passe

Et en effet, cette journée fait figure d'îlot de bonheur et de pureté dans l'oscurité glauque de cette semaine d'examens. Vous l'avez deviné, il n'y avait pas cours aujourd'hui, et si j'avais pensé un temps profiter de la journée pour faire avancer mes travaux en ppp (Projet Personnel Professionnel, mon cauchemar de l'année de deug), j'ai vite fait avorter cette idée stupide. J'ai profité de la douceur d'une longue et douce matinée passée sous ma couette, attendant sans fin le déclic d'un réveil, ne cessant jamais de rêver doucement, blotti dans mon lit comme une anguille sous sa roche.
Plus dure est la chute, dit-on. Et en effet, savourant encore ma longue nuit en rangeant le petit déjeuner que je n'avais pas pris (il était plus de 11 heures), je fus surpris par ma mère rentrant des courses, arrivée inopportune, mon réveil étant sensé dater de quelques deux heures auparavant. Après les éclats de voix habituels, j'allumais un feu, et ne m'attardais point sur le territoire de la maîtresse de maison. Je suis monté lire un petit peu le Seigneur des Anneaux, et déterrer dans le fourbi incommensurable de mon bureau mes cours d'informatique. Je passais par ailleurs une partie appréciable de l'après-midi à y jeter de fréquents coups d'oeil, et même si je n'étais pas motivé pour refaire des exercices, je replaçais à leur juste place dans mon esprit nombre d'entre eux, oubliés ou jamais abordés.
Sinon, de fréquents tours sur La Grande Toile, curieux de savoir si mon Dworak si loquace d'hier soir (notre conversation nous a occupés la moitié de la nuit, ses conséquences empiètant sur l'autre moitié: Nous avons parlés de filles, de nos ex, de nos muses, éveillant en chacun de nous des bonheurs perdus et des gloires oubliées, des échecs cuisants et des claques appuyées.) était ou non de retour.
Pour ce soir, j'hésite encore: une lecture approfondie du Seigneur me jetterait à corps perdu dans une lecture de plusieures heures. Aussi en dépit de mon envie de ce faire, je vais devoir me remotiver pour quelques heures de révisions, futiles ou non, je ne peux encore vous le dire.

Vous vous coucherez moins con!: Je l'avais totalement oublié, mais l'adaptation du Seigneur des Anneaux en film, n'est pas (pour le premier tome tout du moins) fidèle au livre. Par exemple, il s'écoule près de 17 ans entre le départ de Bilbon Sacquet et celui de Frodon de la Comté... Frodon ne s'est pas enfui comme dans le film mais a fait Semblant de vendre la maison et de partir dans un autre quartier. Et avant d'arrier au village de Bree, il se passe nombre de mésaventures, dans lequelles les hobbits sont faits prisonniers... Malgré cela, je conseille toujours autant de voir le film, même incomplet par rapport au livre, qui comme ses deux jumeaux, est une perle non dissimulée.

Si il y en a qui veulent se marrer:Il y a dans le texte du jour deux alexandrins placés à la suite l'un de l'autre, avec une rime. A vous de les trouver les petits amis!

Tuesday, January 04, 2005

Ca ne va pas mieux, mais plus longtemps.

Encore une journée que je préfère simplement oublier. Je voulais réviser ce matin, mais je me sucre une heure de lecture de maths, parce que je décide au dernier moment (j'appelle ça l'inconscience du pied-levé, c'est le truc qui fait que souvent au réveil je suis très très con) de rester couché. Donc pour 8 heures 20, j'ai fini de manger, je suis en forme, allons-y. Mon trieur est grand ouvert, les maths, il y en a tant, je pourrais me marrer à réviser ça pendant des jours. Pourtant, le sujet et l'heure ne prètent pas à la rigolade, les maths, c'est 4 heures après que je parte de chez moi... Il y a encore l'épreuve de Calcul scientifique, qui dure deux grosses heures et quart, que je n'ai pas le temps de finir, mais que je pense avoir globalement sauvé (genre un peu au dessus de la moyenne...). Et puis voilà, on mange, on plaisante, on balise. Tout le monde sent la tension qui monte, pas comme pour les petites épreuves de tapettes, genre le bac ou les truc comme ça... Non là on sent le vrai stress, celui qui fait dire à tout le monde qu'on préfèrerait mille fois se faire arracher toutes les dents que rentrer dans la salle. Les estomacs sont serrés, et les esprits peu reposés après une grosse nuit de révisions pour tout le monde.
L'épreuve a duré trois heures. Je ne me suis pas fait chier, loin de là, mais ma note ne devrait pas voler bien haut. Dans les alentours négatifs de la moyenne probablement, au mieux un 10... On peut rêver (et du coup, c'est mon ticket direct pour le rattrapage de juin... Je me sens comme un débile mental qui découvre qu'il ne sait pas additionner à son arrivée au bac.).
Je rentre chez moi doucement, frigorifié, fatigué, et je me fous directement sur l'ordi, pas internet, je joue, Halo, il faut que je tue du monde.
Beaucoup de monde.
Ce soir, True Lies? Je ne sais pas. J'ai recommencé (pour la seconde fois de ma vie) à lire le Seigneur des Anneaux (en intégrale... j'en rêve déjà). Bonne nuit!

Le saviez vous? (nouvelle rubrique de mon journal!) Les Hobbits sont divisés en trois espèces, les Pieds Velus (qui aiment la montagne), les Forts (qui aiment la plaine) et les Pâles (qui aiment les forêts). Mais les chefs nés sont souvent des Pâles et gouvernaient dans l'ancien temps sur les autres espèces.

Monday, January 03, 2005

Quand on ne sait plus quoi faire.

Dans ces cas là pour moi, il n'y a pas trente-six solutions, je me passe de la bonne musique à fond, j'écris et je lis des trucs courts que j'aime. J'écris beaucoup quand je touche le fond. Et comme on n'en est pas bien loin, là, je vais vous faire partager l'un des courts écrits qui me remplissent de bonheur (c'est si... beau?):

O vous les bienheureuses vestales,
Douces compagnes irréprochables,
Que vos coeurs sont heureux puisqu'insensibles.
O soleil plein la tête,
O grâce profonde,
Vertu fille du ciel,
Oubli sacré du monde.

Pour ceux qui veulent savoir c'est d'Alexander Pope (on s'en branle? D'accord).
Quand à ma journée, comment vous dire ça... J'ai (et c'est marrant je l'avais prédit) très mal dormi. Le réveil (étant donnée l'heure) est violent, et j'ai l'air du hareng pas frais lorsque je pousse les portes de la FST (Fac de sciences et techniques, quel beau nom!). J'ai passé de 9 heures à midi l'exam de physique. C'est une catastrophe. En électrostatique, j'ai inventé des formules (presque) vraies, et en mécanique, j'ai (presque) réussi à faire la moitié. La suite est plus gaie heureusement, après une heure passée au RU, je vais réviser mes maths avec Chris et Odile (soutien précieux quand je ne comprends pas le cours... Souvent!). L'épreuve d'allemand était bien, puisqu'il suffisait de cocher la bonne réponse. Tout de même à remarquer le denier exercice, dans lequel Chris m'a demandé un chiffre entre un et quatre (j'ai dit quatre) et moi qu'il choisisse un chiffre entre un et trois (à la loterie, on gagne souvent plus de points qu'on ne le croit). Je rentre à la maison, je fais mes petits calculs foireux de coefficients, et je me rends compte qu'avec les notes habituelles dans les matières en question pour l'exam, je n'aurais jamais la moyenne.
Et puis merde. Ce soir, que des maths, où que je regarde.

Sunday, January 02, 2005

2 janvier 2005, situation critique!

L'heure est grave, et tardive...

En effet, dans exactement 12 heures et 30 minutes commenceront les examens finaux du premier semestre de ma première année de deug Mias. Et je voudrais pas dire, mais c'est plutôt mal barré, puisque les premiers partiels ne m'ont pas permis de prendre une avance suffisante... Un ou deux points par-ci par là, tout au plus, et avec une note en maths que je qualifie d'excellente (14.5, ça ne se reproduira sûrement pas).

Donc j'ai peur. J'ai révisé à peu près toute la matinée, après quoi, saturant, j'ai joué un peu à l'ordi. Calmé, j'ai mangé, et je suis remonté à l'étage, réviser la méca, à travers les contrôles si rares qu'on a déjà eu... au regard des condensés de cours, le programme est minuscule, et très facile, mais je sais depuis Novembre dernier, qu'en face d'une copie, ce même cours, on nous demande de l'exploiter à la limite du faisable.
J'en ai chié une bonne partie de l'aprème. Encore un peu de télé, venir maintenant sur internet, et puis hop, je vais m'y remettre un peu, avant de filer regarder la retrospective d'un an de zapping.

((grosse parenthèse pour mon rève excellentissime de cette nuit, j'ai rêvé que je me mariais (avec une fille magnifique, mais dont bien sur je n'ai pas décelé le visage), en même temps que nous, Chris se mariait avec Odile. J'ai tout rêvé, y compris ma chorale qui chantait derrière, j'ai vu Nico qui était notre témoin, et puis ensuite, le banquet, qui se tenait dans une salle à peu près comme le gymnase universitaire, avant que l'on ne parte en voyage de noces en Nouvelle-Zélande... C'était si... réel? Plus le réel est nul, plus les rêves sont beaux, c'est ça?))

Enfin pour ce soir, je vais passer une très mauvaise nuit, je le sais, et ce ne sera rien à côté de demain.

Saturday, January 01, 2005

1er janvier 2005

(j'ai bien failli marquer 1er janvier 2004!)

Bref, on ne se fait jamais tout de suite au changement d'année, et des erreurs nombreuses vont encore survenir... Tant pis, après tout c'est vrai que cette nouvelle année ne change pas grand chose, et les examens sont toujours dans deux jours.
Retour au 31 décembre 2004,
Tout commence donc a ma soirée d'hier. Suite à 20 minutes de recherches poussées pour retrouver mon portefeuille (et donc mon permis), j'ai pris la voiture, vers 6 heures et demie, pour chercher Mick et une manette de Xbox chez Bastien. A part ça rien de très exhaltant, on se passe la BO d'Ocean's Twelwe à fond dans la caisse. On arrive en retard chez Nico, la vie est belle. Ses parents partis, on prend tranquillement l'apéro, ça fait toujours plaisir. Nous ne sommes que trois? Ben oui, à force de tellement parler de Nouvel an, on a rien pensé à organiser à l'avance. Mais à trois, on se marre bien aussi, il ne faut pas croire. On passe au plat principal, une fondue chinoise (Nico, si un jour tu me lis, c'était très bon), avant d'entamer le plus possible les desserts de la soirée. Mais les finir eut été une brève illusion: 6 petites bûches, plus un ENORME St Honoré (merci au père de Mick). Le ventre bien plein, on passe à l'étage, pour jouer à la Xbox, Halo 2 est à notre goût, et nous pouvons tranquillement nous assassiner entre amis jusqu'à minuit.
Et puis là... champagne, quoi! Bonne année, ouéééé. Festival de sms ratés parce que le réseau français est saturé. Il nous faudra encore presque une heure pour claquer tout ce que j'ai amené (plus la réserve de Nicolas) en feux d'artifices, puis encore 35 minutes à imaginer des délires totalement idiots avec le dictaphone de Nico ("et maintenant, la minute Mexicaine..."), presque deux heures à jouer à la console, et voilà, je suis claqué pour la première fois de l'année. Mais bon, c'est légitime, il est 4 heures.

Pour faire la suite en bref, réveil à 11h40, retour en bagnole, cette aprème passée sur l'ordi, et à réviser la méca et l'élec, plus encore un peu de flipper et de télé. Ce soir, conversation internet ou Film (il y a les Grincheux 2).
A demain.

Devenez matheux! (non, je déconne).

Quelle journée... Enfin je commence par hier soir, parce que hier soir...

Après Quake 3, nous avions anglais (enfin si on peut appeller ça de l'anglais, un cours durant lequel je glande à souhaits, sans jamais me ramasser une caisse, même si cela est plus dù à la générosité innée de la prof qu'à mon réel talent anglophone). Pour la suite, même si la journée de cours est finie pour beaucoup, elle ne l'est pas pour le groupe de musique de l'Essaim, dont je fais partie (en tant que bassiste pour ceux qui ne suivent pas). On a passés presque deux heures à jouer (et Bastien a fait son devin, en prévoyant et en achetant à l'avance la corde précise qui allait casser aujourd'hui). Sinon, je dois signaler, même si tout le monde s'en branle, que je progresse sans fin à la basse, et que cela m'emplit d'une grande joie (surtout pour claquer des petits délires avec Romain). Et ensuite, vous pensiez que ma journée de cours était finie? Oui, mais non. Je vais encore à la première répétition de l'année de la Chorale (pardon, le Choeur de Garçons de Mulhouse), et j'apprends à ma grande surprise que le concert prévu au mois de février sera un concert de bienfaisance, dont les bénéfices seront reversés aux sinistrés du Tsunami du Dimanche 26 décembre en Asie (on annonce tout de même plus de 150000 victimes, alors respect). On commence aussi un chant que je pourrais enfin chanter en dehors du coeur, c'est... Une Ode à la boisson! Les paroles sont simples, et chaque voix a sa partie solo: les ténors scandent "je suis le vin" et nous reprenons en fin de second couplet "je suis la bière"... Cool, mais je sens que certains publics d'églises dans lesquelles nous chantons n'apprécient guerre.
Tant pis pour eux. Je rentre, je mange, je lis, je révise, dans cet ordre, et le dernier acte de la liste est le sommeil.

Quand à aujourd'hui, après l'épreuve de chimie ce matin (que tout le monde a trouvé moyenne et que j'ai trouvé affreuse, je vais encore aller creuser ma tombe dans les relevés de notes...), eh bien, on a patientés durant une heure en faisant semblant d'écouter le gars qui a parlé de la réforme LMD lors de la réunion. Encore une petite heure de Quake, et c'en est finis, nous partons manger (avec des parts de galettes de bienfaisance pour l'Asie). Enfin, je rentre chez moi, contemple longuement Première, et monte discuter avec Mick et Myriam sur le net, jouer à efarm, et jouer de la basse sur l'une des chansons de la BO d'Ocean's Twelwe. CE soir, je ne sais pas ce que je fais (lecture surement).

Vous vous coucherez moins cons: Il l'a fait. Tim Burton (l'un de mes réalisateurs préférés), après m'avoir fait pleurer l'an dernier avec Big Fish, me fera revivre une partie de l'enfance avec l'adaptation de "Charlie et la chocolaterie", l'un des livres que j'adorais quand j'étais gosse, l'histoire d'un petit garçon très pauvre (Charlie) qui gagne contre toute attente l'un des 5 billets qu'offre la plus grosse industrie de chocolat du monde (imaginaire un peu genre fin 19ième siècle)et son excentrique directeur, Willy Wonka (Johnny Depp), qui va faire visiter l'usine à ces 5 gosses gagnants et à leurs accompagnants. A l'issue de la visite, une gigantesque récompense est dévolue à un seul des enfants...

Eternelles resolutions

Résolutions 2005:

-Passer en seconde année de Deug.
-Ecrire, toujours plus (et en faire quelque chose).
-Garder l'actuelle bande de potes.
-Continuer le Journal.
-Continuer de m'éclater comme je le fais, d'avoir un emploi du temps débordant.
-Trouver un Job d'été à plus de 1200 euros par mois.
-Essayer de trouver une solutions simple et peu couteuse pour ma coupe de cheveux.
-Ne plus avoir d'accidents de voiture.

Enfin, et dans un registre plus personnel, il manque toujours quelqu'un dans ma vie a qui je puisse faire partager tout mon amour et en recevoir en retour. Aussi si je pouvais la trouver (ou qu'elle me trouve) cette année, cela cloturerait aisément les quelques temps de déboires amoureux qui sont à présent derrière moi.

Bref, groire, amour, fortune, on court toujours après les mêmes choses. Mais il faut bien qu'un jour par an, on puisse y croire!