Les chemins de la Barbake (2)
Chris soudain se tourna vers nous (encore couverts de blessures), et prononça une phrase toute empreinte de réflexion, d'une traite: "Il fait nuit".
Je pense que c'est uniquement à cet instant là qu'il nous remarqua, nous les sardines à la main, et la tente presque montée qui pointait fièrement ses piquets vers le ciel. Il eut l'air totalement horrifié, comme s'il lui avait semblé que nos sardines ne fussent pas fraîches... Dans les minutes qui suivirent, il ne prononça pas un seul mot, l'air contrarié (nous laissant toujours pisser le sang). Une fois la tente prête, un problème grave pointait:
La tente pouvait contenir deux personnes, nous étions trois: Je voyais les poings du Padawan déjà serrés, mon coeur s'était emballé et tenait les 3 pièces aiguisées comme jamais en lévitation...
"Je vais vous soigner, mais je prends la tente". Saleté de guérisseur : il joignit ses mains et soigna nos blessures d’une seule et longue formule de magie (une 30aine de minutes), au cours de la quelle je sentis nos coupures se suturer, se cautériser (Michel criait comme une fillette) et se refermer.
Non content de nous voler une confortable nuit sous la tente, Chris, qui était de niveau deux, prononça soudain une invocation suivie de mouvements inégaux du plat de la main. Un brouillard apparût, puis se dissipa, laissant l’imbécile sur un tabouret, une guitare à la main. La nuit fut désespérément longue (d’autant qu’aucun d’entre nous n’avait emmené de quoi faire du feu).
Dès l’aube, le camp fut levé. J’expliquais alors à Michel ma quête, qui devait me mener de l’autre côté du Cul de la Sorcière, et il accueillit de m’accompagner avec enthousiasme. Chris pour sa part me jeta un regard noir : n’ayant aucun sens de l’orientation, il se voyait contraint de nous suivre quelque soit notre voyage.
Nous avons marché bien longtemps, avant de nous arrêter pour nous reposer, profondément enfoncés dans cette forêt sombre, froide, effrayante. Quelques Daims© surgissent quelque fois sur notre route, aussi nous nous empressons de les déballer avant de sucer leur chocolat fondant, jusqu’à atteindre leur caramel craquant… un délice.
Tout en marchant, nous continuâmes notre entrainement quotidien, chacun espionnant l'autre du coin de l'oeil, de peur d'un dérapage, par envie devant les pouvoirs des autres ou pour tenter de prouver ensuite sa valeur. L'énergie disponible augmente avec la pratique, et les pouvoirs eux mêmes ne demandent que de l'énergie... Avec la journée précédente, je m'étais constitué une réserve nouvelle pour pouvoir remplacer mes habituelles pièces par les piquets de la tente (Ils étaient tout aussi dangereux, et donnaient l'occasion à Chris de parfaire ses sorts de guérison).
Michel, lui, méditait et apprennait à contrôler la Force par l'esprit: une fois dominé par ses pouvoirs il pouvait frapper avec une puissance peu commune, contrôler certains esprits (Fourmis, vers de terre... Il n'est que niveau 1) et commander faiblement certaines parcelles des 5 éléments.
Au matin du troisième jour, alors que nous atteignions les berges du lac Samphon, qui emplissait tout le paysage devant nous de son immensité, une branche craqua au dessus de nos têtes.
Nous nous sommes arrêtés pour observer l'étrange créature qui semblait se cacher au plus profond de la masse comacte du feuillage. Certainement un Sac des forêts, pensais-je.
-"Traite moi encore de Sac et tu le paieras de ton âme!"
Nous nous regardâmes, consternés: qui donc avait osé proférer une telle menace au trois mages les plus puissants du comté?
Je pense que c'est uniquement à cet instant là qu'il nous remarqua, nous les sardines à la main, et la tente presque montée qui pointait fièrement ses piquets vers le ciel. Il eut l'air totalement horrifié, comme s'il lui avait semblé que nos sardines ne fussent pas fraîches... Dans les minutes qui suivirent, il ne prononça pas un seul mot, l'air contrarié (nous laissant toujours pisser le sang). Une fois la tente prête, un problème grave pointait:
La tente pouvait contenir deux personnes, nous étions trois: Je voyais les poings du Padawan déjà serrés, mon coeur s'était emballé et tenait les 3 pièces aiguisées comme jamais en lévitation...
"Je vais vous soigner, mais je prends la tente". Saleté de guérisseur : il joignit ses mains et soigna nos blessures d’une seule et longue formule de magie (une 30aine de minutes), au cours de la quelle je sentis nos coupures se suturer, se cautériser (Michel criait comme une fillette) et se refermer.
Non content de nous voler une confortable nuit sous la tente, Chris, qui était de niveau deux, prononça soudain une invocation suivie de mouvements inégaux du plat de la main. Un brouillard apparût, puis se dissipa, laissant l’imbécile sur un tabouret, une guitare à la main. La nuit fut désespérément longue (d’autant qu’aucun d’entre nous n’avait emmené de quoi faire du feu).
Dès l’aube, le camp fut levé. J’expliquais alors à Michel ma quête, qui devait me mener de l’autre côté du Cul de la Sorcière, et il accueillit de m’accompagner avec enthousiasme. Chris pour sa part me jeta un regard noir : n’ayant aucun sens de l’orientation, il se voyait contraint de nous suivre quelque soit notre voyage.
Nous avons marché bien longtemps, avant de nous arrêter pour nous reposer, profondément enfoncés dans cette forêt sombre, froide, effrayante. Quelques Daims© surgissent quelque fois sur notre route, aussi nous nous empressons de les déballer avant de sucer leur chocolat fondant, jusqu’à atteindre leur caramel craquant… un délice.
Tout en marchant, nous continuâmes notre entrainement quotidien, chacun espionnant l'autre du coin de l'oeil, de peur d'un dérapage, par envie devant les pouvoirs des autres ou pour tenter de prouver ensuite sa valeur. L'énergie disponible augmente avec la pratique, et les pouvoirs eux mêmes ne demandent que de l'énergie... Avec la journée précédente, je m'étais constitué une réserve nouvelle pour pouvoir remplacer mes habituelles pièces par les piquets de la tente (Ils étaient tout aussi dangereux, et donnaient l'occasion à Chris de parfaire ses sorts de guérison).
Michel, lui, méditait et apprennait à contrôler la Force par l'esprit: une fois dominé par ses pouvoirs il pouvait frapper avec une puissance peu commune, contrôler certains esprits (Fourmis, vers de terre... Il n'est que niveau 1) et commander faiblement certaines parcelles des 5 éléments.
Au matin du troisième jour, alors que nous atteignions les berges du lac Samphon, qui emplissait tout le paysage devant nous de son immensité, une branche craqua au dessus de nos têtes.
Nous nous sommes arrêtés pour observer l'étrange créature qui semblait se cacher au plus profond de la masse comacte du feuillage. Certainement un Sac des forêts, pensais-je.
-"Traite moi encore de Sac et tu le paieras de ton âme!"
Nous nous regardâmes, consternés: qui donc avait osé proférer une telle menace au trois mages les plus puissants du comté?

