Vue sur Paradis/ Heureux comme un 51 dans l'eau
Voici les éclaircissements (ainsi que ma version de l'histoire) concernant deux années bien distinctes, deux histoires différentes, et pourtant le même sentiment.
Jeudi 29 avril 2004.
(soirée). Nous sommes à Toulon, et au contraire du reste de la semaine il ne fait pas beau. Je suis à la Préparation Militaire Marine, et nous passons notre semaine sur un navire énorme (le "var"), à quai certes, mais tout de même. Aujourd'hui est une journée bien spéciale, étant donné que nous avons tous vécus une expérience bien particulière. Le matin, nous sommes allés au simulateur de tir de l'armée, s'entraîner à tirer avec des canons de 20mm et des lances missiles. Et l'après-midi, moment tant attendu et redouté, nous avons tirés au Famas. Expérience unique, magnifique, sensorielle: se voir tirer au fusil, entendre le bruit sans pareil de la détonation lorsque le coup part, sentir et goûter cette odeur âcre de poudre et de graisse à fusil, de fumée et de brûlé, toucher le fusil au creux de mes bras, respecteux (envers ce genre d'armes, il vaut mieux). Au retour de la séance de tir, sur le navire, nous nous préparons à partir (avec ordres et contre-ordres qui se succèdent, a savoir si oui ou non nous mangeons sur le Var...). Finalement, nous sommes sur le quai pour 7h. Nous quittons le bord, il pleut des trombes d’eau, je suis avec Clémence (l'une des 4 filles de la Pmm, jolie, intelligente, et qui de toute évidence ne semble pas se douter que tous mes gestes depuis trois jours sont en totalité destinés à nous rapprocher), et je découvre qu’elle aurait bien aimé que les autres filles restent à bord comme elles l’avaient annoncé, Yannick n’est pas très loin, on le retrouve à la porte d’entrée. Les autres vont pour les filles au Tabac, pour les mecs avec Bastien (à qui j’explique que je ne serais pas avec eux ce soir).
J’annonce à Clémence (en frisant l'arrêt cardiaque) que je l’aurais bien invité à dîner en tête à tête, mais que je ne l’avais pas fait, que je le regrettais maintenant. Yannick est revenu, mais le temps a semblé se figer, elle a répondu qu'elle aurait bien accepté cette proposition si je l'avais formulée. Et moi je reste planté là jusqu’à ce qu’on tombe d’accord, on va passer la soirée seuls. On l’annonce à Yannick (comme par hasard, il pleut des trombes d’eau), qui ne comprend pas et nous suit alors qu’on court comme des dératés (en fait les filles revenaient du tabac, déjà) sur la moitié du port. Tout allait bien, mais Yannick était en train de tout faire capoter ma jolie petite improvisation. Qui veut la fin, veut les moyens, et je voulais à tout prix sortir avec elle ce soir. J’ai viré Yannick assez sèchement. Et nous deux, on est allés au Carrefour, ou on a encore joués à cache-cache, parce que les autres y étaient aussi. On achète de quoi manger pour 3 jours, et on se casse. On va se trouver un resto le long du port, sans gradés, sans marins, juste pour nous deux. Après avoir commandés, on a parlé, beaucoup parlé, de tout et de rien, des potes et de l’ambiance, du fait qu’on allait se faire lyncher, et de la pluie (qui nous trempe tout sur 3 couches). Et puis au fil de la soirée, je me suis rapproché d’elle, jusqu’à être assis à côté, pour boire mon cointreau (ouch que c’est fort !!). Je me rapproche, je me rapproche, mais je ne fais rien (le gland qui hésite encore). On se barre presque quand elle me dit qu'elle est heureuse que je sois son mec (le gland s'avoue ravi). Si ça me surprend, je suis quand même aux anges, la partie est jouée, on est ensemble. La suite de la soirée, ce sera une course contre la pluie, mais surtout une heure passée dans un bar à siroter une bière pour moi et un coca pour elle, entremêlés d’embrassades, de calins, de caresses... Je suis au ciel, tout marche comme sur des roulettes (et moi sur des œufs, je fais tout pour lui faire plaisir). On va encore passer de bons moments jusqu’à 10h30, et rentrer sur le bateau. Là, les nouvelles nous ont précédé, on nous fait ovations et remarques désobligeantes (eh oui, Yannick n’allait pas se laisser jeter comme ça au hasard). Pour ma part, j’ai encore remercié les étoiles un bout de temps, avant de descendre à mon poste, de me changer et de me coucher.
Vendredi 29 avril 2005:
Cette fois rien d'aussi marquant à raconter (pas encore) mais déjà quelques précisions: Un bon mois après notre soirée sous la pluie, Clémence a rompu. Parce qu'il y avait la distance, qu'il n'y avait pas internet, qu'elle me mentait pas mal et parce qu'il y avait justement un malaise.
11 mois plus tard (CAD il y a une semaine environ). J'ai recu un mail annonçant qu'elle venait à Mulhouse en septembre. J'y ai donc répondu, puis elle aussi, et nous avons démarrés un petit échange. J'en ai profité pour repartir de 0 avec elle, puisqu'il me restait un certain nombre de rancoeurs à propos de notre relation (intérieurement, je commençais déjà à rêver et à faire des plans). Elle y a répondu en se justifiant sur chaque point abordé de rancoeur. Excusez moi, mais une fille qui reconnait publiquement qu'elle a tord sur chaque point ou presque, qui culpabilise encore 11 mois plus tard... Rare. Très rare. Alors nous avons décidés de ne plus jouer les inconnus, mais d'effacer nos ardoises. Msn aidant, nous avons beaucoup conversé sur le passé en pensant au futur. Et nous nous sommes aperçus qu'un futur ensemble était de toute évidence une solution qui nous ravissait chacun de notre coté. La déclaration est moins romantique que l'année dernière, mais explicite au possible. "O xjz,y upi yp vpùr nzvl o,yp ùu jrzty".
Aussi à la dizaine de prétendantes qui s'accrochent encore à mes basques, je vous le dis clairement: je ne suis plus célibataire, et je n'attends rien d'autre que de voir Clémence le plus vite possible (cad jeudi prochain), que j'ai toujours beaucoup de sentiments pour elle et qu'elle occupe une place plus qu'importante dans mon esprit (juste derrière le passage en deuxième année en fait) (derrière? Pas sur).
Et à toi, Clémence, Someone, ma toute belle, je n'attend que de te voir et te serrer dans mes bras. Et comme tu l'as si bien dit, les potes attendront pour nous connaitre, c'est d'abord nos retrouvailles, notre relation, notre amour qui renait (quand on le croyait tué dans l'oeuf) tel un phoenix de ces cendres.
Jeudi 29 avril 2004.
(soirée). Nous sommes à Toulon, et au contraire du reste de la semaine il ne fait pas beau. Je suis à la Préparation Militaire Marine, et nous passons notre semaine sur un navire énorme (le "var"), à quai certes, mais tout de même. Aujourd'hui est une journée bien spéciale, étant donné que nous avons tous vécus une expérience bien particulière. Le matin, nous sommes allés au simulateur de tir de l'armée, s'entraîner à tirer avec des canons de 20mm et des lances missiles. Et l'après-midi, moment tant attendu et redouté, nous avons tirés au Famas. Expérience unique, magnifique, sensorielle: se voir tirer au fusil, entendre le bruit sans pareil de la détonation lorsque le coup part, sentir et goûter cette odeur âcre de poudre et de graisse à fusil, de fumée et de brûlé, toucher le fusil au creux de mes bras, respecteux (envers ce genre d'armes, il vaut mieux). Au retour de la séance de tir, sur le navire, nous nous préparons à partir (avec ordres et contre-ordres qui se succèdent, a savoir si oui ou non nous mangeons sur le Var...). Finalement, nous sommes sur le quai pour 7h. Nous quittons le bord, il pleut des trombes d’eau, je suis avec Clémence (l'une des 4 filles de la Pmm, jolie, intelligente, et qui de toute évidence ne semble pas se douter que tous mes gestes depuis trois jours sont en totalité destinés à nous rapprocher), et je découvre qu’elle aurait bien aimé que les autres filles restent à bord comme elles l’avaient annoncé, Yannick n’est pas très loin, on le retrouve à la porte d’entrée. Les autres vont pour les filles au Tabac, pour les mecs avec Bastien (à qui j’explique que je ne serais pas avec eux ce soir).
J’annonce à Clémence (en frisant l'arrêt cardiaque) que je l’aurais bien invité à dîner en tête à tête, mais que je ne l’avais pas fait, que je le regrettais maintenant. Yannick est revenu, mais le temps a semblé se figer, elle a répondu qu'elle aurait bien accepté cette proposition si je l'avais formulée. Et moi je reste planté là jusqu’à ce qu’on tombe d’accord, on va passer la soirée seuls. On l’annonce à Yannick (comme par hasard, il pleut des trombes d’eau), qui ne comprend pas et nous suit alors qu’on court comme des dératés (en fait les filles revenaient du tabac, déjà) sur la moitié du port. Tout allait bien, mais Yannick était en train de tout faire capoter ma jolie petite improvisation. Qui veut la fin, veut les moyens, et je voulais à tout prix sortir avec elle ce soir. J’ai viré Yannick assez sèchement. Et nous deux, on est allés au Carrefour, ou on a encore joués à cache-cache, parce que les autres y étaient aussi. On achète de quoi manger pour 3 jours, et on se casse. On va se trouver un resto le long du port, sans gradés, sans marins, juste pour nous deux. Après avoir commandés, on a parlé, beaucoup parlé, de tout et de rien, des potes et de l’ambiance, du fait qu’on allait se faire lyncher, et de la pluie (qui nous trempe tout sur 3 couches). Et puis au fil de la soirée, je me suis rapproché d’elle, jusqu’à être assis à côté, pour boire mon cointreau (ouch que c’est fort !!). Je me rapproche, je me rapproche, mais je ne fais rien (le gland qui hésite encore). On se barre presque quand elle me dit qu'elle est heureuse que je sois son mec (le gland s'avoue ravi). Si ça me surprend, je suis quand même aux anges, la partie est jouée, on est ensemble. La suite de la soirée, ce sera une course contre la pluie, mais surtout une heure passée dans un bar à siroter une bière pour moi et un coca pour elle, entremêlés d’embrassades, de calins, de caresses... Je suis au ciel, tout marche comme sur des roulettes (et moi sur des œufs, je fais tout pour lui faire plaisir). On va encore passer de bons moments jusqu’à 10h30, et rentrer sur le bateau. Là, les nouvelles nous ont précédé, on nous fait ovations et remarques désobligeantes (eh oui, Yannick n’allait pas se laisser jeter comme ça au hasard). Pour ma part, j’ai encore remercié les étoiles un bout de temps, avant de descendre à mon poste, de me changer et de me coucher.
Vendredi 29 avril 2005:
Cette fois rien d'aussi marquant à raconter (pas encore) mais déjà quelques précisions: Un bon mois après notre soirée sous la pluie, Clémence a rompu. Parce qu'il y avait la distance, qu'il n'y avait pas internet, qu'elle me mentait pas mal et parce qu'il y avait justement un malaise.
11 mois plus tard (CAD il y a une semaine environ). J'ai recu un mail annonçant qu'elle venait à Mulhouse en septembre. J'y ai donc répondu, puis elle aussi, et nous avons démarrés un petit échange. J'en ai profité pour repartir de 0 avec elle, puisqu'il me restait un certain nombre de rancoeurs à propos de notre relation (intérieurement, je commençais déjà à rêver et à faire des plans). Elle y a répondu en se justifiant sur chaque point abordé de rancoeur. Excusez moi, mais une fille qui reconnait publiquement qu'elle a tord sur chaque point ou presque, qui culpabilise encore 11 mois plus tard... Rare. Très rare. Alors nous avons décidés de ne plus jouer les inconnus, mais d'effacer nos ardoises. Msn aidant, nous avons beaucoup conversé sur le passé en pensant au futur. Et nous nous sommes aperçus qu'un futur ensemble était de toute évidence une solution qui nous ravissait chacun de notre coté. La déclaration est moins romantique que l'année dernière, mais explicite au possible. "O xjz,y upi yp vpùr nzvl o,yp ùu jrzty".
Aussi à la dizaine de prétendantes qui s'accrochent encore à mes basques, je vous le dis clairement: je ne suis plus célibataire, et je n'attends rien d'autre que de voir Clémence le plus vite possible (cad jeudi prochain), que j'ai toujours beaucoup de sentiments pour elle et qu'elle occupe une place plus qu'importante dans mon esprit (juste derrière le passage en deuxième année en fait) (derrière? Pas sur).
Et à toi, Clémence, Someone, ma toute belle, je n'attend que de te voir et te serrer dans mes bras. Et comme tu l'as si bien dit, les potes attendront pour nous connaitre, c'est d'abord nos retrouvailles, notre relation, notre amour qui renait (quand on le croyait tué dans l'oeuf) tel un phoenix de ces cendres.

