Blog de l'Etudiant Irrecuperrable

Parce que mes 52 heures de fac hebdomadaire ne me suffisent pas. Parce que les sciences rendent con. Parce que la vita est bella... Parce que je fais 1m74 et que le monde est grand, Pour moi, pour elle, pour vous aussi, il le fallait, ce blog.

Friday, April 29, 2005

Vue sur Paradis/ Heureux comme un 51 dans l'eau

Voici les éclaircissements (ainsi que ma version de l'histoire) concernant deux années bien distinctes, deux histoires différentes, et pourtant le même sentiment.

Jeudi 29 avril 2004.
(soirée). Nous sommes à Toulon, et au contraire du reste de la semaine il ne fait pas beau. Je suis à la Préparation Militaire Marine, et nous passons notre semaine sur un navire énorme (le "var"), à quai certes, mais tout de même. Aujourd'hui est une journée bien spéciale, étant donné que nous avons tous vécus une expérience bien particulière. Le matin, nous sommes allés au simulateur de tir de l'armée, s'entraîner à tirer avec des canons de 20mm et des lances missiles. Et l'après-midi, moment tant attendu et redouté, nous avons tirés au Famas. Expérience unique, magnifique, sensorielle: se voir tirer au fusil, entendre le bruit sans pareil de la détonation lorsque le coup part, sentir et goûter cette odeur âcre de poudre et de graisse à fusil, de fumée et de brûlé, toucher le fusil au creux de mes bras, respecteux (envers ce genre d'armes, il vaut mieux). Au retour de la séance de tir, sur le navire, nous nous préparons à partir (avec ordres et contre-ordres qui se succèdent, a savoir si oui ou non nous mangeons sur le Var...). Finalement, nous sommes sur le quai pour 7h. Nous quittons le bord, il pleut des trombes d’eau, je suis avec Clémence (l'une des 4 filles de la Pmm, jolie, intelligente, et qui de toute évidence ne semble pas se douter que tous mes gestes depuis trois jours sont en totalité destinés à nous rapprocher), et je découvre qu’elle aurait bien aimé que les autres filles restent à bord comme elles l’avaient annoncé, Yannick n’est pas très loin, on le retrouve à la porte d’entrée. Les autres vont pour les filles au Tabac, pour les mecs avec Bastien (à qui j’explique que je ne serais pas avec eux ce soir).
J’annonce à Clémence (en frisant l'arrêt cardiaque) que je l’aurais bien invité à dîner en tête à tête, mais que je ne l’avais pas fait, que je le regrettais maintenant. Yannick est revenu, mais le temps a semblé se figer, elle a répondu qu'elle aurait bien accepté cette proposition si je l'avais formulée. Et moi je reste planté là jusqu’à ce qu’on tombe d’accord, on va passer la soirée seuls. On l’annonce à Yannick (comme par hasard, il pleut des trombes d’eau), qui ne comprend pas et nous suit alors qu’on court comme des dératés (en fait les filles revenaient du tabac, déjà) sur la moitié du port. Tout allait bien, mais Yannick était en train de tout faire capoter ma jolie petite improvisation. Qui veut la fin, veut les moyens, et je voulais à tout prix sortir avec elle ce soir. J’ai viré Yannick assez sèchement. Et nous deux, on est allés au Carrefour, ou on a encore joués à cache-cache, parce que les autres y étaient aussi. On achète de quoi manger pour 3 jours, et on se casse. On va se trouver un resto le long du port, sans gradés, sans marins, juste pour nous deux. Après avoir commandés, on a parlé, beaucoup parlé, de tout et de rien, des potes et de l’ambiance, du fait qu’on allait se faire lyncher, et de la pluie (qui nous trempe tout sur 3 couches). Et puis au fil de la soirée, je me suis rapproché d’elle, jusqu’à être assis à côté, pour boire mon cointreau (ouch que c’est fort !!). Je me rapproche, je me rapproche, mais je ne fais rien (le gland qui hésite encore). On se barre presque quand elle me dit qu'elle est heureuse que je sois son mec (le gland s'avoue ravi). Si ça me surprend, je suis quand même aux anges, la partie est jouée, on est ensemble. La suite de la soirée, ce sera une course contre la pluie, mais surtout une heure passée dans un bar à siroter une bière pour moi et un coca pour elle, entremêlés d’embrassades, de calins, de caresses... Je suis au ciel, tout marche comme sur des roulettes (et moi sur des œufs, je fais tout pour lui faire plaisir). On va encore passer de bons moments jusqu’à 10h30, et rentrer sur le bateau. Là, les nouvelles nous ont précédé, on nous fait ovations et remarques désobligeantes (eh oui, Yannick n’allait pas se laisser jeter comme ça au hasard). Pour ma part, j’ai encore remercié les étoiles un bout de temps, avant de descendre à mon poste, de me changer et de me coucher.

Vendredi 29 avril 2005:
Cette fois rien d'aussi marquant à raconter (pas encore) mais déjà quelques précisions: Un bon mois après notre soirée sous la pluie, Clémence a rompu. Parce qu'il y avait la distance, qu'il n'y avait pas internet, qu'elle me mentait pas mal et parce qu'il y avait justement un malaise.
11 mois plus tard (CAD il y a une semaine environ). J'ai recu un mail annonçant qu'elle venait à Mulhouse en septembre. J'y ai donc répondu, puis elle aussi, et nous avons démarrés un petit échange. J'en ai profité pour repartir de 0 avec elle, puisqu'il me restait un certain nombre de rancoeurs à propos de notre relation (intérieurement, je commençais déjà à rêver et à faire des plans). Elle y a répondu en se justifiant sur chaque point abordé de rancoeur. Excusez moi, mais une fille qui reconnait publiquement qu'elle a tord sur chaque point ou presque, qui culpabilise encore 11 mois plus tard... Rare. Très rare. Alors nous avons décidés de ne plus jouer les inconnus, mais d'effacer nos ardoises. Msn aidant, nous avons beaucoup conversé sur le passé en pensant au futur. Et nous nous sommes aperçus qu'un futur ensemble était de toute évidence une solution qui nous ravissait chacun de notre coté. La déclaration est moins romantique que l'année dernière, mais explicite au possible. "O xjz,y upi yp vpùr nzvl o,yp ùu jrzty".

Aussi à la dizaine de prétendantes qui s'accrochent encore à mes basques, je vous le dis clairement: je ne suis plus célibataire, et je n'attends rien d'autre que de voir Clémence le plus vite possible (cad jeudi prochain), que j'ai toujours beaucoup de sentiments pour elle et qu'elle occupe une place plus qu'importante dans mon esprit (juste derrière le passage en deuxième année en fait) (derrière? Pas sur).

Et à toi, Clémence, Someone, ma toute belle, je n'attend que de te voir et te serrer dans mes bras. Et comme tu l'as si bien dit, les potes attendront pour nous connaitre, c'est d'abord nos retrouvailles, notre relation, notre amour qui renait (quand on le croyait tué dans l'oeuf) tel un phoenix de ces cendres.

Tuesday, April 26, 2005

Yesterday or Tomorrow?

Ma foi, je n'en sais rien. Figurez vous que je suis déchiré en deux. Déchiré parce que je ne dois pas passer à côté, de vous raconter la soirée du jeu de l'oie, mais qu'en même temps, je ne souhaite que vous parler d'évennements plus présents et plus personnels (le titre le plus approprié du post devrait être "Vue sur Paradis", avis à ceux qui suivent à fond).

J'opte donc pour la soirée du jeu de l'oie, parce que j'ai le temps. Quand à la concernée (qui se cache sous le nom de Someone...), je lui réserve ma soirée sur msn.

Donc la soirée du jeu de l'oie. Elle a réuni Nicolas, Mick, JC, et Michel chez moi. Dans un premier temps, Mick a passé une partie appréciable de l'aprème à créer le jeu. Ensuite, en soirée, quand les autres sont arrivés... Au programme mangeage de taboulé (à l'orientale), en effet il nous en restait près d'un kilog après la soirée de Gala (Nico merci pour ton taboulé), le tout avec de la charcuterie, et à peu près tout ce qu'il reste dans mon frigo. Y compris, pour le dessert, la moitié restante de la Forèt Noire du Gala. J'oubliais, cette soirée était le jeudi de la première semaine de vacances. Le dessert fut donc copieux, et à ma grande surprise, Michel et JC ont tous deux repris de la Forêt Noire (et le meilleur, c'est qu'à ce que je sais, aucun des deux n'a eu de problèmes gastriques directement liés).

Ensuite, le jeu. Il ne reste du jeu de l'oie que le plateau, un parcours de 77 cases. Le reste tient plus du Jumanji qu'autre chose. Une case sur deux est dédiée à une question sur un thème défini. L'autre case est un gage, qu'il convient de faire pour ne pas accumuler les pénalités. Et je dois avouer que Mick et moi avons été très inspirés au niveau des gages. Nous avons eu droit dans les premières minutes à deux superbes roulades de JC et Michel... Puis il a fallu construire un avion en papier en trentes secondes (dans un gros post-it). Par la suite, le ridicule a pris le dessus, car deux énormes défilés de mode (de Nicolas et JC) de l'hiver prochain nous ont été offerts. J'ai moi-même du chanter devant l'assemblée comptlète un tube de Britney Spears (on s'en serait tous passés aisément).

Tournant du jeu: gage de la farine. A la cuisine, le joueur qui tombe sur ce gage doit manger une cuillère de Farine. Mesdames, messieurs, vous ne pouvez imaginer (à part les deux concernés réguliers squatteurs de ce blog) la difficulté de la chose. J'ose espérer qu'ils nous commenteront cet aventure hors du commun (un gage que je suis heureux d'avoir évité). Les écarts se creusent sur le plateau de jeu, mais cela importe peu. C'est l'heure de passer un tour les yeux bandés à la zorro, ou un tour la tête en bas (n'est-ce pas JC?).

Second gage à la cuisine. On passe encore un cran supérieur pour... Boire un verre d'eau. Astuce, il n'y a pas que de l'eau dans le verre, mais aussi des épices, choisies par l'assemblée. En tant que premier à tomber sur ce gage, j'ai droit à un verre dans lequel flotte un assortiment de toutes les épices. Je garderais toute la durée du jeu l'haleine à l'épice de poulet. Mick, lui, a droit à un verre au paprika, et Michel, je ne sais plus très bien (mais dans le même genre). Nous sommes dans la période des gages tels que le château de cartes chronométré (personne n'a réussi) et le akka (vous savez bien, la fameuse invocation à la puissance Néo-Zélandaise). L'heure de bien rire.

Troisième et dernier gage à la cuisine. Le pire, de l'avis de tous. Si, si. Quand il l'a fait, nous nous sommes tous détournés, et une seule exclamation a troublé le silence "quelle horreur". En effet, Michel, seul chanceux à être tombé sur cette case fatidique a bu (et apparemment sans remords) un verre à kirsch d'huile d'Olive. Encore maintenant, je me demande si je l'aurais fait ou non. En tout cas félicitation Michel pour ton courage... Sans faille. Y compris quand tu as appellé Abdel à une heure et demie du matin, que tu l'as réveillé, pour lui sortir un magistral "non, rien". De quoi se tenir le ventre à deux mains, surtout lorsqu'on est pliés de rire devant Nicolas et JC qui dansent le rap, ou Mick qui fait un slow tout seul un tour durant. Les gages avec les verres d'alcool sont aussi de mise (sauf pour Michel qui conduit). Arrive la fin du jeu, et son dernier gage vraiment lourd... Manger une part de forêt noire (qui est excellente, répétons le, mais qui est très dense et donc très lourde), le tout avec un petit verre de Kirsch (mais comment peut-on boire ce genre de trucs volontairement?). Non mais vraiment.

Les gagnants du jeu... Il y en a trois (sur 5 joueurs cela signifie que je vais devoir revoir le système de points). Moi, Mick et Michel (qui mériterait en plus le prix d'honneur pour avoir enduré les pires trucs). Avec près de deux heures de retard sur son horaire d'arrivée, Michel part de chez moi. Les autres, on range un peu pour le style, et puis on va se coucher (il est deux heures, cela me paraît légitime).

Thursday, April 21, 2005

sword week, dîner de Gala

Ma toute première impression: Merde, ce qu'il peut être tôt!

Et en effet, il est 9 heures.
Ca décoiffe. Bien, nous sommes cependant debout à l'heure, et mangeons en musique (Queen reste une valeur sûre) notre petit déjeuner. Nous restons bien silencieux et endormis. Un rapide inventaire plus tard, et nous partons faire les courses. Au retour, nous lavons les instruments nécéssaires à la préparation. Nous avons conclus hier soir qu'en fait, si nous avions un gâteau plat, la faute en était à la margarine, substituée par mégarde au beurre dans notre application de la recette.

Voilà, nous avions trouvé le problème! Aussitôt plein d'entrain, nous nous sommes mis fièvreusement à la préparation du gâteau. Et cette fois nous survolions littérallement la recette, tels deux maëstro reprennant la symphonie composée la veille. Je dois avouer que dans ce registre, ce fut parfaitement réussi.
Nous avons exécuté la même prouesse qu'hier: le gâteau n'est pas monté.
La cuisine est un champ de bataille.
Le moral tombe de haut à près de 0.
Peut-être ne sommes nous pas de taille,
Peut-être ne sommes nous pas des pros.
Nous mangeons tête basse, silencieux,
Aucun des deux ne veut plus faire mieux,
Nettoyer encore et repartir en héros,
Repasser en vain sur tous les détails
Tenter une troisième fois, pour flatter notre égo.

Voilà, nous avions trouvé le problème! Ma mère a téléphoné. Nous avions tout faux, et en fait, il fallait battre les oeufs bien plus longtemps. C'était donc ça. Je n'avais plus la force de cuisiner un troisième étage, aussi je décidais de faire la plus belle table possible tandis que Chris mélangeait inlassablement les mêmes ingrédients qu'hier, les mêmes que ce matin... Quel courage de répétition! Le gâteau enfourné, nous ne sentons plus qu'une seule chose, notre désir ardent de nous asseoir et de penser à autre chose, autre chose que les oeufs, le beurre fondu, la poussière de cacao sur tout objet visible. Les jambes sont lourdes.

Nour regardons "mariages", un joli film assez désabusé sur la question et les conséquences qu'engendre le titre du film. On rit beaucoup (mais nous sommes crevés, aussi). Crévés, oui. Et nous rions 5 grandes minutes durant lorsque je sors le troisième gâteau du four. Parce que lui aussi a défié les lois de la cuisine et de la physique: il n'est pas monté. Nous regardons calmement la fin du film. Et puis nous tirons le bilan. La foret noire est un gâteau à 3 étages, et nous avons fait trois gâteaux d'un peu plus qu'un étage. Je décide donc de continuer la recette normalement, en rabottant pour obtenir trois étages, qui seront certes chargés, mais qui d'après ce que j'ai pu en goùter à tous les stades de la préparation, devrait agréablement flatter nos papilles gustatives.

Donc je continue la forêt noire, pendant que Chris commence les tomates fourrées (dites tomates cocottes). Le chantier vire vite au carnage, des deux côtés de la petite table de la cuisine:

COTE CHRIS: des tomates, des tomates partout. Il doit y avoir trois tupperware sans compter le plat, avec différents morceaux. Les grains, les coeurs, les châpeaux, les tiges, tout s'étale doucement. On sent la tomate, on respire de la tomate, on la sniffe, on l'étale sur la table, par terre... Et puis viennent les oeufs, encore des oeufs (après les 18 du gâteau, Chris en a MARRE des oeufs), et le fromage qu'il faut râper (et pour 8 personnes ça fait une certaine quantité de gruyère).

COTE GORINAZ: le gâteau, au centre, et les étages successivement recouverts de chantilly. A ma droite, le Tupperware de Chantilly, à ma gauche les cerises pleines de chantilly, devant moi le pot de crème... On respire le sucre glace à pleins poumons. Et puis l'odeur persistante du sirop de cerises, auquel il fallait ajouter du Kirsch. Arrive un temps ou je n'ai plus la place de travailler, puis un autre moment, où je n'ai plus d'outils (nous avons utilisé toute la vaisselle et les récipients d'une famille de 4 personnes pour faire notre cuisine). Pourtant, je suis de plus en plus fier, le gâteau arborre fièrement ses 3 étages, rehaussés de cerises et de chantilly, abreuvés de sirop et d'alcool. Viennent enfin les copeaux de chocolat qui seront coupés par Chris, avec un épluchoir. Etant très légers, les copeaux sont très volatiles: il y en a partout. J'en saupoudre le gâteau, avant de relever la tête:

Nous avons fini deux plats sur trois. Et il reste 3/4 d'heure... Pourtant rien n'est joué, puisque voilà bien le problème, la cuisine est impraticable. Il y a de la chantilly par terre, mais aussi des copeaux de chocolat noir, des bouts de fromage, des gouttes d'eau et de beurre fondu... J'en ai des hauts le coeur. Chris part se doucher, ayant fini le plus gros de la vaisselle, tandis que je fais le sol et la table. Puis je monte à mon tour me doucher et m'habiller.

Un criminel arrive alors que je ne suis pas encore sec. Nicolas, que j'aurais laissé dehors si je n'avais pas eu de Coeur, a 20 minutes d'avance. Pas de discution, je le place confortablement devant mon ordi, et je retourne à mes occupations, c'est à dire m'habiller correctement, et filer m'occuper de la cuisine, qui a besoin d'un second coup de balai bien mérité. Avec Chris, nous nous hâtons de préparer les assiètes d'entrées du service Rouge (en fait, je me suis aperçu que le service de ma maison, tant en serviettes qu'en verres pour apéritifs, ne dépassait pas 6. J'ai donc fait du 4/4, créant deux équipes, les rouges et les bleus). La présentation est parfaitement soignée, et nous nous rendons compte au moment ou les 5 derniers invités entrent dans la maison, que nous avons fait bien plus que tout ce qui était humainement possible pour ce repas.

Guillaume (Duff), Bastien (My name is), Nicolas (Tchavo), Mickaël (Mick), Julien, Odile (Titchips), Chris (Chris) et Moi (Gorinaz) sommes donc réunis pour passer cette soirée si spéciale. J'avais pris soin de préparer le salon, aussi l'apéro se passe-t-il comme je pouvais le prévoir (mieux, en fait), les verres vides sont aussitôt remplis, et les conversations ne manquent pas. La musique, les photos, les potes, jusque là c'est un sans faute. Mais on ne peut rien rater à se stade là. Nous allons brièvement fignoler les entrées du service bleu (présentation légèrement différente). Après deux services d'apéritifs, nous pouvons donc passer à table.

Entrée: Salades variées des chefs. Salade de cèleri, taboulé (non oriental), salade de Carottes (fait par Chris), et quelques charcuteries élégament disposées sur les assiètes par nos soins. Conclusion, c'est un succès, mais nous n'y prêtons pas spécialement attention, parce que voilà, il n'y avait pas grand chose à faire, sinon la sauce à carottes de Chris, qui lui a pris une heure, et la mayonnaise (encore un oeuf...).

Plat principal: Tomattes Fourrées façon cocotte. Tout allait relativement bien, nous nous étions retranchés dans la cuisine Chris et moi. Je faisais cuire les deux poêles de spâtzlés en même temps, sans compter la sauce sur une petite casserole qu'il fallait sans cesse retirer du feu (ça bouillait). Evidemment, cela requérait toute mon attention. Là où tout devient épineux, c'est quand Chris n'arrive pas à faire passer les tomates cocottes du plat jusqu'aux assiètes (en effet, la peau à tendance à accrocher le fond du plat). Dans un accès de folie pure (ne me demandez pas pourquoi j'ai tenté ça) j'ai pris une louche, et pendant le temps où l'on se gueulait joyeusement dessus (ah ça, il y avait de l'animation), j'ai choppé une tomate cocotte avec une louche, en la retournant, effectuant le même mouvement à l'inverse en reposant la tomate dans l'assiète. Intacte. J'en revenais à peine. Après cela, tout n'a été que course de vitesse, pour devancer les spätzlés avant qu'ils ne crâment, la sauce avant qu'elle ne parte sur ma cuisinière, les invités avant qu'ils ne s'impatientent. Conclusion: tout le monde a beaucoup aimé. Bon point, les tomates étaient très réussies et tout s'accordait avec une précision extraordinaire. Les autres semblent impressionnés.

Dessert. Bastien est resté une dizaine de secondes sans voix devant la forêt noire. Nous avons été acclamés, et félicités. J'ai réussi à la couper, sans accroc, sans morceau à côté, sans reste dégoulinant sur la nappe. Fier, tel est l'adjectif le plus sincère me qualifiant. Dense, celui pour le gâteau, et agréablement rempli, celui pour nos 8 estomacs. Le constat est alarmant: à ce train là, nous allons devoir refaire la cuisine l'an prochain.

Malgré tous nos efforts, nous n'arrivons pas à les dégouter...

La soirée continue, le dîner étant fini. Nous tentons avec Bastien d'approvoiser ma nouvelle machine à câfé (raté). Puis c'est l'heure pour un film, nous votons et Hitch est vainqueur. Hélas, il est décidemment décevant que la qualité du film ne soit pas au rendez-vous: le son est celui d'une radio durant l'occupation allemande, même si l'image est acceptable. Cela dit, la qualité de l'enregistrement est un peu compensée par la qualité du film en lui même, drôle et... Ma foi, instructif.
Odile est ramenée chez elle, puis Bastien, Moi et Julien montons faire un trio basse + 2 guitarres, au premier étage, pendant que le reste de la troupe reste au rez de chaussée regarder "Gang de requins". Nous ne voyons pas le temps filer, tant il est bon pour nous de jouer ensemble, Bastien et moi communiquant presque par la pensée (en musique, on commence à se connaître harmonieusement) et Julien venant s'accoller à nous avec sa guitarre sèche. Le temps passe bien vite, en effet, mais je ne suis pas plus fatigué qu'auparavant, et je décide d'aller regarder "Saw", un film d'horreur, avec les autres. Julien part rapidement dormir, comme Guillaume, puis Chris. Mick cède, Bastien le suit, et finalement ne restent devant l'écran que Nicolas et moi, subjugué par le film. Film horrible, de surcroît gore, et torturé de corps comme d'esprit (donc forcément captivant).

Nicolas sur le canapé, Guillaume et Chris sur les lits pliables, Julien devant le PC, Mick sur la moquette de la salle de bains, Bastien dans le lit de mon frère, et moi dans le mien.

La plus belle journée depuis... Depuis hier, au moins.

Tuesday, April 19, 2005

sword week, day second (le 10 avril)

Second jour de cette semaine de folie. Le rhytme ne baisse pas.
Il augmente un max.

Tout commence tôt. Pour 9h30, mon réveil nous a tirés du lit (nous sommes dimanche, je ne vous explique pas la prouesse), et dans la demi-heure, le café envoyé, je suis en pleine forme. et comme un peu de sport ne fait de mal à personne, il est temps d'aller couper un peu de bois. En effet, les temps se sont refroidis un tant soit peu, alors il est temps de refaire quelques belles flambées, et de pouvoir serrer dans mes bras mon poêle alsacien brulant (l'une des petites joies de la vie en hiver).
Après une bonne heure à couper du bois (et à le rentrer), après avoir constaté que le bout du manche de la hache, rongé d'insectes, est tombé durant la taille, et m'a écorché la main, on peut rentrer, avec l'assurance d'avoir chaud quelques soient les conditions climatiques de la semaine à venir.
En forme, nous décidons, une fois n'est pas coutume, d'aller nous installer devant les PCs. retenter (c'est illusoire) de faire un ptit réseau entre nos deux PCs, et puis on abandonne, avant de continuer a jouer à Halo, progressant simultanément sur les deux ordis (à défaut d'être connectés, c'est quand même trippant de faire le jeu en même temps). Une fois qu'il est temps de manger, on se décide pour un plat à la portée de deux excellents chefs que nous sommes. Des¨pâtes, eh oui, des coquillettes, parce que c'est très bon, que je n'ai pas non plus envie de faire une recette, et que je pense surtout que j'aurais mon lot de cuisine dans la journée à venir. Encore une aprème passée au Pc, et je quitte Arnaud, eh oui, les meilleures choses ont une fin.
Je quitte le ptit Kiss Cool, oui, mais pour un autre ami. Haha, il est l'heure de passer chez Christophe, de ramener Odile chez elle, et de passer trois jours avec mon meilleur pote. Au passage, on signalera une magnifique engueulade d'Odile (eh oui, le pauvre Chris avait failli partir sans les deux peluches fétiches imposées par madame ^_^).

Une fois chez moi, le déménagement de la maison continue, le temps d'installer Chris, et tout aussi important, d'installer son lecteut DVD-Dvix dans mon salon (on passera plus de temps devant des films qu'à dormir). Le temps avance tout de même vite, aussi on se contente d'un dîner léger (une pizza chacun, c'est léger, non?). Ensuite, nous décidons d'un commun accord, le dîner de gala étant demain soir, de commencer à préparer la forêt noire, dessert et clou du spectacle qu'est la soirée de demain.

Une bonne idée. Surtout que la tâche ne s'avérait pas bien difficile, il ne suffisait de faire la pâte, de la cuire, et d'obtenir le gâteau constituant, coupé en trois tranches, les trois couches de la forêt noire. Tout se passe comme prévu, aucun incident n'est à signaler durant la préparation, qui est lente, mais méthodique, précautionneuse, réservée, respectueuse du livre de cuisine, bible de la soirée.

Le gâteau enfourné, l'euphorie est de mise. L'appareil photo au poing, je filme joyeusement la cuisine et le bordel ambiant qui commence à y régner, les restes de chocolat, le gâteau qui cuit. On plaisante, on se fait des cafés et de la brioche avec les restes de pâte au chocolat (c'est excellent bien que très peu diététique). Hélas, au bout de 15, puis 20 minutes, malgré nos souhaits les plus fous, les plus ardus et si souvent répétés, le gâteau n'est pas monté. Considérant le résultat obtenu, nous avons un très beau gâteau, très bon (ça c'est certain), très chargé, mais qui ne fait pas plus de la taille d'un seul gros étage de forêt noire.

Découragés? Non. Non. Non. Simplement, il nous reste toute la journée de demain...
Donc, place au cinéma. Pour nous vider l'esprit, un teen-movie (enfin ce que les gens appellent Teen-Movie), genre qui plait toujours autant à Chris qu'à moi, qui ne nous lassons pas non seulement de regarder le film, mais de lire entre les lignes et d'en tirer les morales (bonnes, mauvaises, il y a eu de nombreux débats entre nous au cours de ces films). Donc, nous regardons "boys and girls". Et puis, l'heure aidant, un bon thriller, un bon film à suspense qui nous a bien fait Peur. Et quand je dis peur, c'est à dire les tremblements de la tête au pieds, les doigts crispés, l'estomac noué, ce genre de trucs... Nous avons regardé "trouble jeu" et puis, plein d'entrain pour demain, sommes allés nous coucher.

Fin du second jour.

Thursday, April 14, 2005

sword week, first day

Premier jour de bonheur et non le moindre.

Je n'avais même pas mis de réveil, et pourtant, lorsque ma mère a ouvert la porte, pour me demander de me lever, j'ai littérallement sauté de mon lit. Evidemment, il a fallu quelques secondes plus tard que je me rappelle cruellement quelle heure il était. 4h50, bienvenue à l'heure où il m'est arrivé de rentrer de certaines fêtes.

Bien entendu, je suis un zombie. Mais intérieurement je bouillonne d'une joie imperceptible. Mon père, qui remarque mon visage (embrumé est un mot très faible, je dormais debout), me montre comment marche la nouvelle machine à expresso, et me met une dose de cheval. Résultat inimaginable, j'ai les yeux si grand ouverts qu'on jurerait voir des billes. Et le plus idiot dans l'histoire: ça ne me sert à rien, puisque voilà, ce n'est pas moi qui m'en vais à 5h45, les enfants. J'ai mangé avec mes parents et mon frère, je les ais aidés à faire les derniers préparatifs. Je leur ai fait la bise, et j'ai agité le bras une 20aine de secondes dans l'air frais du matin.

Après quoi j'ai rangé la golf au garage, et j'ai crié mon bohneur.
Enfin seul.

Une grande semaine commençait. Je suis remonté au premier étage, et j'ai décidé que les grands évennements nécéssitent de grands moyens. Fait exceptionnel, j'ai défragmenté mon PC (première fois en un an et 4mois). Et durant les 6 heures de travail que cela lui a fallu, je ne suis pas resté à coté, préférant les charmes innénnarrables de mon lit.

9h30, debout et d'aplomb. Je n'ai même pas besoin de me faire un petit déjeuner, mais je range la table, j'ouvre les volets, je m'affale le sourire au lèvres devant mon poste de télé. Elle est belle, la vie. Je monte ranger ma chambre. Ranger, oui, et à fond. Torchon, aspirateur, tants d'objets si souvent oubliés ressurgissent dans ma mémoire, et revisitent ma chambre. Qu'elle est belle ainsi arrangée! Je vais papoter sur le net en attendant l'heure de manger.
Midi, je me réchauffe une soupe, arrangée avec des restes de pleins de fromages. Et c'est très bon. Je mange devant la télé (vous vous en étiez douté), et je commence à regarder Kill Bill en anglais (pour la 3ième ou 4ième fois).

Arnaud arrive en plein milieu de la scène de la house of blues (le moment ou ça charcute de partout). On ne reste pas devant le film, on ne reste pas du tout en fait, on part faire des courses, acheter de quoi faire la foret noire demain avec Chris, et de quoi manger ce soir, le journal avec le programme télé...

Revenus, je lui fais visiter ma maison, et une fois ses affaires déposées, il a le loisir et l'honneur énorme de pouvoir m'aider à déménager. Maison qui n'a évidemment pas le même visage, lorsqu'elle est tenue par un couple de 50tenaires avec leurs deux enfants, et lorsqu'elle est tenue par un gorinaz de 19 ans, avide de fêtes et d'amis. Nous prenons une demi-heure pour monter l'énorme chaine de la pièce qui lui est réservée à la cave jusque dans mon salon, où elle peut enfin montrer la puissance de ses doubles baffles. A ce propos, je ne pense pas que quelqu'un ait jamais été assez fou pour les pousser à plus de la moitié de leur puissance possible. J'ai déjà tenté le coup, et à la moitié, on a les oreilles qui bourdonnent, les canapés et le sol qui tremble (l'écran du PC à l'étage d'au dessus oscille sur son socle ^_^). On procède aussi a un aménagement rapide du premier étage, en montant un transat supplémentaire, en préparant ma basse, etc...

Après une bonne heure, nous montons au PC, histoire que je lui montre de quoi sont faites mes journées de jeu et de réseau. Il tente de brancher son portable en lan avec mon PC, mais ce n'était pas possible (Les Etoiles seules savent pourquoi), et on a du se contenter, pour jouer, de lancer le même jeu en meme temps sur deux Pcs différents. Nous avons ainsi joués à Halo (Pc), et on a bien pu se marrer. Quelques temps de Renegade (C&C) et nous reprenons nos tentatives de réseau, infructueuses.
Décus, on regarde tout de même les photos et vidéos prises depuis le début de l'année et même un poil avant avec mon numérique.

Nous mangeons de salades (laitue et tomates à notre disposition) et de charcuterie, avant de remonter à l'étage, de préparer les transats, et de regarder un film magnifique: Amour et Amnésie. Ce film est gigantesque, son seul défaut apparent (et à vrai dire ce n'est pas un défaut) étant de faire nous faire remarquer, à moi et Arnaud, que nous sommes célibataires (encore, toujours).

On s'en doute ça a jeté un blanc de presque 10 min, après quoi nous sommes allés nous fatiguer devant le making of du Seigneur des Anneaux. J'aurais pu rester devant toute la nuit (ba... oui, quoi) mais Arnaud s'était déjà endormi trois ou 4 fois, alors on a décidés d'aller se coucher (et pourtant il n'était pas une heure).

Fin du premier jour.

Wednesday, April 13, 2005

Sword week, introduction

Bien bien bien. Ceux qui passent régulièrement sur ce blog pourraient vouloir me taper sur les doigts. En effet, je ne poste pas plus qu'avant, et même certainement moins si l'on considère les deux dernières semaines. Mais les choses vont changer. Car pour écrire, il faut avoir quelque chose à dire. La semaine avant les vacances était bien morne. Par contre, le monde tourne différemment pour moi depuis le début de cette semaine de vacances, et j'en suis le plus heureux.

Je vis des moments que je voudrais voir durer une éternité.

Demain, je commencerais à vous raconter ma semaine, mes vacances. Mes excellentes vacances sans aucune prise de tête, sans aucune engueulade, sans stress, sans travail (je fais un ptit break encore que je bosse mes TPs), sans horaires, sans parents, sans profs, sans devoirs, sans guerre dans le monde, sans pape qui meurt, sans alcool au volant, sans rendez vous manqué, sans Bu, sans Ru.
Sans tout ça mais avec mes Potes, avec la joie de vivre, avec le soleil (de temps en temps), avec le printemps, avec ma musique et la chaine toute puissante, avec internet et mon pc, avec l'alcool, le vin, le cidre et les verres en cristal, avec le sourire s'il vous plait, avec un porte monaie rempli et une voiture aussi, avec le sirop de pastèque, mes vieilles baskets et ma gueule de métèque, Chris qui se barre en steak, pas de pape mais des obsèques, ma liberté intrinsèque.

Je délire? Oui (on dirait même un vieu rap). Oui, mais Moi je peux. Tu passes peut-être de bonnes vacances, toi qui me lis.

Mais les miennes sont meilleures.

Saturday, April 02, 2005

Conteurs de l'inénarrable

Bien le bonjour! De toute évidence, à voir mes yeux ce matin, on peut deviner que je suis encore sorti... Et comme cette soirée ne ressemblait à aucune autre, autant en garder un petit souvenir, non? Et donner des titres de films, tant qu'on y est.

-"15 minutes": c'est le temps qu'il m'a fallu, au sortir du dernier cours de la semaine, pour rejoindre mes camarades du théâtre, Franck et Julie. Il fait un soleil radieux, j'en profite pour ressortir les lunettes de soleil: c'est le printemps pour de vrai, le week end de surcroît, on ne cache pas son bohneur.

-"Opération Doolittle": Avant de quitter le cyber-café, on reprend rapidement nos textes, on passe le tout en revue, on fait un planning et un récapitulatif de la soirée à venir. Constat alarmant, on ne sait que peu, très peu de choses.

-"Les sentiers de la perdition": Mauvaise idée de Franck, qui choisit de passer par la vile pour se rendre à Ensisheim. Conséquence, nous sommes rapidement pris dans la circulation dense. Mais je m'en fous royalement, puisque je ne conduis pas.

-"Mulholland Drive": Julie me fait beaucoup rire, parce qu'elle s'est investie dans la recherche d'itinéraire, qu'elle a fait un plan, qu'elle le tient en main, et qu'en fait, c'est Franck qui va nous y conduire sans aucune indication (à postériori, il a été dit que Franck avait lu le plan de Julie, qui n'a donc rien eu à indiquer au long du voyage).

-"Reservoir Dogs": Ben oui, c'est vrai, on ne connaît pas Ensisheim, qui a, semble-t-il pour particularité unique, une prison qui abritait les anciens condamnés à mort, et qui est spécialisée aujourd'hui dans les longues peines...

-"Le Terminal": Nous y entrons enfin, dans le fameux Musée, et sa Salle de la Régence. Indubitablement, on est impressionnés: ce n'est pas très grand, mais la pièce impose le respect, avec son plafond de boiseries sculptés, son grand parquet, ses décorations à la gloire de la résistance et de la Ville, son piano a queue, et enfin mais surtout, ses 120 places assises.

-"Alice au pays des merveilles": Une femme vient enfin nous parler, responsable de la salle et du bâtiment, elle nous guide à une salle qui sera pour l'occasion réservée à nous, c'est à dire les artistes (on attend également une chorale). Alors que nous ne sommes encore que trois, je m'avoue impressionné par la montagne de victuailles qui n'attendent que d'être mangés. On temporise, et on se fait des cafés.

-"les choristes": Vous l'avez deviné, les voila qui arrivent, les uns après les autres, tous de l'uha (j'en reconnais quelques uns déjà croisés). Et si ce n'est pas Gérard Jugnot qui les accompagne, c'est tout de même Paul Philippe Meyer, l'homme incontournable de la fac pour tout ce qui concerne la musique en général (eh oui, c'est lui qui chapeaute notre groupe de musique...).

-"Rock": En effet les regards sont un peu glaciaux au débuts, mais très vite, le courant passe bien avec ceux de la chorale. Après tout, on vient du même monde... On fait une répétition grandeux nature. Seul absent, le public... Et c'est heureux, puisque la performance n'est pas toujours recherchée.

-"la Grande Vadrouille": Alors que tous les autres partent manger, nous restons à trois pour répéter le texte que nous devrons lire, en intégralité. Précisons aussi que nous portons Franck et moi des micros-cravatte, et que l'on passe plus de temps à jouer qu'à lire notre texte. Et comme il n'est pas évident de lire lorsqu'on a un pitre (ou deux) à côté de soi, nous prenons un certain temps.

-"Rush Hour": Eh oui, c'est l'heure de manger! Nous pouvons épancher notre faim par un pique-nique dans la salle des artistes, au menu il n'y a que des valeurs sûres et peu diététiques (jambon, comté, camenbert...), mais on peut se rabattre sur les pommes au dessert, et sur ce qui reste du chocolat.

-"la folie des grandeurs": Paul P. Meyer vient nous faire un petit spitch juste avant la préparation, comme un coach avant un match, comme si la survie du monde était en jeu. Je me suis éclipsé pour récupérer le micro de Julie et des textes dans la salle, aussi n'ais-je pas tout entendu. Pourtant, le sens général de cette exhoration était "éclatez vous". "Cool rasta". "On the road again". "Yalaaaaaaa".

-"Deep impact": C'est un effet qui se produit en moi à chaque entrée en représentation, à chaque fois qu'une salle vous exhorte, vous salue, vous applaudit. Et puis c'est le placement sur la scène, la mise en route du micro, et le démarrage du premier chant, qui lui aussi a un impact considérable. Il est en effet peu commun d'entendre chanter "maréchal nous voila" avec un tel entrain. Expliquons nous, cette fète retraçait en chanson et textes la période "de la drôle de guerre à la libération". Il était donc normal d'entendre un chant pétainiste.

-"Trois zéros": Durant ce qu'on pourrait appeller la première partie du show, nous avons chacun eu notre petit couac vocal, ce qui est normal et passe inaperçu dans le public, mais qui engendre un trac et une très mauvaise opinion de soi. Avec un choeur cela passe sans problème, mais j'avoue que là, j'en ai sué un bon quart d'heure pour un mot que j'ai maché...

-"Meilleur espoir féminin": Julie. Après avoir dis quelques textes de chansons, et lus une lettre tragique, nous lisons le texte relatant la libération d'Ensisheim. Julie, qui commence, nous vait vibrer. Le ton a changé, c'est à nous de lire, et de leur montrer que l'on fait ça à merveille.

-"Nous étions soldats": Durant une bonne demi heure, nous avons vraiment vécus cette libération, au travers du récit poignant d'un soldat. Le spectacle est terminé. Place aux applaudissements, aux remerciements, au verres de vin blanc.

-"Soleil de nuit": Retour vers Mulhouse, en voiture et en musique, l'ambiance est calme, je contemple un magnifique ciel d'étoiles. En plus, je suis déposé chez moi, sieur Franck est vraiment trop bon... Je laisse donc les amoureux pour le foyer familial...

-"Bad boys": Mais je ne reste pas chez moi! Je me change, et je repars, avec Clovis, pour ce qui devait être une soirée FLSH. Mais de deux choses l'une, soit la fête a été avortée, soit nous sommes arrivés trop tard, soit je me suis gouré de date. Dans tous les cas, il n'y a rien à la fac qui soit digne de nom. On entame donc une petite ballade nocturne, constattant que le Mc Do est fermé. Heureusement, le shamrock ne l'est pas, et nous entrons discuter autour d'une bière des souvenirs du passé et des idées du futur.

-"Underworld": Lorsque je rentre tard, je n'allume aucune lumière dans la maison. Par ailleurs, on ne fait plus grand chose vers 1 heure et demie du matin, sinon se déshabiller et se glisser sous sa couette.

Faites de beaux rêves.^_^.