Blog de l'Etudiant Irrecuperrable

Parce que mes 52 heures de fac hebdomadaire ne me suffisent pas. Parce que les sciences rendent con. Parce que la vita est bella... Parce que je fais 1m74 et que le monde est grand, Pour moi, pour elle, pour vous aussi, il le fallait, ce blog.

Friday, July 29, 2005

Adam, Eve... et la Pomme?

Pour ceux qui n'ont pas suivi la petite fiction du dimanche, Adam et Eve, un nouveau couple, vivaient heureux depuis quelques temps et tout, ils s'étaient mis ensemble, et ont même finis par vivre emsemble... Tout allait bien, faisaient l'amour tout le temps et tout, ils avaient plein de gosses, mais niveau Fric, Adam assurait, et Eve avait la fibre maternelle. Cela dit, un jour, un serpent passe, lui fait des clins d'oeil, et l'aguiche avec sa pomme. L'idiote croque la pomme, la suite tout le monde la connait, elle acouchera dans la douleur, devra prendre la pilule, faire la vaisselle et les courses le samedi...
La pomme, les enfants, toujours la pomme de la Tentation.

Back to my job: Depuis mercredi dernier, grand nettoyage annuel des machines, les deux équipes sont réunies pour travailler le matin, dans la bonne humeur, une ambiance relativement soutenue, de la musique, et surtout sans le bruit harassant de toutes ces machines qui mettent le concorde au décollage dans la catégorie "insignifiants". Tout le monde nettoie, toute la salle est emplie de lustrant, d'huile de moteur, de chiffons regorgeants de bactérie... Toute? Non. Un petit coin d'irréductibles déconneurs résiste encore et toujours aux envahisseurs. J'en fais partie, nonchalament appuyé sur la machine que je suis censé nettoyer, en grande discution avec les trois filles les plus délurées de l'atelier (caricaturalles, la jolie sympa, la grosse chiante, le garçon manqué).

Jeudi soir, un sourire rayonnant est au coin de toutes les bouches: le nettoyage des machines est quasi-terminé, le dernier jour de travail sera officiellement celui de la glande... J'ai encore beaucoup discuté avec deux des délurées, Rosalie et Vanessa. Cette dernière étant un vrai moulin à paroles (physiquement aussi), nous nous contentons de tripper à l'écouter, à en placer une de temps en temps, à se moquer d'elle.

Vendredi: le matin arrive, les deux équipes sont au complet et ont toutes deux pointées à 5h pile... Préférant l'air frais à la chaleur étouffante, je vais à l'arrière de l'atelier, histoire de passer le temps, de regarder quelques étoiles s'il en reste. Rosalie me tient compagnie, discrète et présente à la fois. Je remarque quelques coups d'oeil appuyés. Puis vers 6h (une heure de glande totale lol), nous partons nettoyer notre dernière machine, à trois. Régine (une ancienne) fait un coté de l'énorme machine, tandis que nous nous affairons sur le second: petites vannes, jeux d'eau, boutades d'écoliers, tout y passe. Moi je tique légèrement devant la panoplie synchronisée des plus beau sourires de Rosalie, qui en dehors du lavage de la machine, ne cesse de me parler à 15 cm de mon visage, ce qui créé une sensation quelque peu... étonnante (l'impression qu'au moindre mouvement en avant, nos lèvres risquent de se rencontrer, et c'est un risque que je prends assez au sérieux)! A 8h45, nous décidons de passer le temps qu'il nous reste à nettoyer des bacs en plastique dégueulasses. Activité qui n'a rien de spécialement rapprochante normalement, mais il se trouve que nous sommes relégués dans le magasin de l'atelier, à l'abri de tous les regards indiscrets (et ils sont si nombreux que j'ai compris depuis un certain temps que je ne me fais pas de films, c'est bien moi qui suis dragué par la plus jolie et gentille fille de l'usine). Nous discutons pourtant comme deux ouvriers le feraient (enfin pas exactement vu le débit et les regards appuyés qu'elle me lance, tandis que je réfléchis profondément à la situation, nouvelle, pas si désagréable, mais gênante et devenant franchement embarrassante étant donné la fin inévitable de tout ce petit jeu de séduction).

10h30: je suis Beau, Riche, intelligent, en vacances, et dévoré du regard. Mais quand après 10 nouvelles minutes de discution au parking, elle me demande après un blanc magistral, quand je dis que je dois partir, si nous nous reverrons (tous les doubles sens liés sont acceptés vu la situation), mon esprit est Ailleurs. J'aime et je suis aimé à une sacré centaine de kilomètres de là par la fille parfaite, la plus mimi et la plus intelligente... Mes sentiments n'ont pas leurs places ici sur ce parking. Je réponds, les dents serrés, un "non", et j'ai un peu peur de sa réaction, ne voulant pas faire de mal, ne voulant pas mettre à terre une fille qui a quand même fait un travail remarquable de drague, qui est jolie et sincèrement gentille. Cela dit, dans ce registre de cassage en douceur, je n'excelle apparemment pas. Elle le savait, pourtant, que j'avais une copine, que je l'aimais et tout! Mais elle a l'air abbatue, finie, mourante. Aussi je ne puis refuser sincèrement son numéro quelle se hate d'écrire sur un bout de papier. Puis il faut partir (en douceur, me répéte-je...), une bise à droite, une à gauche... Pas le temps de reculer, elle a réussi à toucher le centre une fraction de seconde.
Courage, fuyons. Je fais 30 mètres avec mon vélo avant de pouvoir respirer.

Et puis dans le train, je me demande si j'ai bien fait.. Bien fait de la laisser peut-être espérer une suite quand j'ai mis son bout de papier à la poubelle du train? Bien fait de la laisser seulement s'approcher de moi (mais le serpent qui offre la pomme se fait toujours alléchant). Je me pose des questions... Suis-je corruptible? Fidèle comme je devrais l'être (et oui je pense l'être de tout mon coeur qui n'appartient qu'à toi Clémence)? Devrais-je me méfier à l'avenir?

Et la question murmurée à mon oreille par la plus odieuse des petites voix dans ma tête: "Pourquoi ne pas garder ce numéro, et s'en servir, au cas ou?". Horrifié par cette idée, je tremble en sortant du train, puis vais flaner le long du canal, téléphoner à Chris, lui demander son avis, me rassurer sur mes actions...

Ouvrir les yeux: Eh oui, je suis beau, séduisant, j'ai mon sex-appeal, un porte monnaie débordant, un cursus scolaire à tou péter, un comportement social sans égal à l'attention ce ceux que j'aime...
L'homme Idéal? Tiens, on dirait mon reflet, dans ce lac.
Qu'il est attirant...

Tuesday, July 26, 2005

Lot of Stuffs

Alors aujourd'hui, je n'ai pas envie de me compliquer la vie, il me reste 4 jours à travailler à l'usine (soit 29h30, soit 86.66% du travail effectué).

Presque l'heure de tirer le bilan, non? Bon, à part le chèque d'un montant agréable, trois kilos de perdus, un physique un peu remodelé (si, si, elle me l'a dit), il ne devrait pas y avoir grand chose à se souvenir de mes 6 semaines de travail acharné. Mais je ne suis pas d'accord. J'ai énormément rêvé durant cette période, et je dois dire que si un bon nombre de ces réflexions étaient inutiles, d'autres ont abouti...
Ici sont livrées quelques une de ces rêveries, idées, débats, questions...

Premièrement, je me suis assez axé sur ma musique, n'ayant rien d'autre à faire que de penser en chansons, de penser paroles et rhytmes, comme peut en témoigner le dernier post. J'ai pas mal pensé au groupe de l'essaim, et dans mon esprit, je lui ai même trouvé un nom (quelque peu ridicule, oui j'avoue, mais en fait je trouve que ça sonne pas mal, en tout cas dans ma tête), le Litchi's Beer Band... J'ai en tête trois nouvelles chansons (presque partitionnées les enfants!!) que je pense peut-être proposer à mes chers collaborateurs d'ici la rentrée, et qui ont pour noms "La blonde cabriolet", "Avenir" et "Grand Age"... Pour le moment, secret défense, mais je pense que le succès est (enfin) à nos portes, belle revanche quand on sait que l'année dernière, nous avons tout de même réussi à faire une chanson et demie.

Deuxièmement, La suite de l'été, qui paraît assez compliquée: côté potes, à part Mick qui est relativement libre, la plupart de mes chers amis bossent (si ce n'est pas le cas, faites le savoir!) durant les deux premières semaines ou je suis présent. Qu'à cela ne tienne, je pense que Clémence et moi trouverons de quoi occuper ces trop courtes semaines... Puis je devrais quitter ma Muse pour deux grosses semaines, afin de pouvoir tranquillement m'éclater à l'île de Ré avec ma Chorale. Après quoi je suppose qu'il serait sans doute bon de commencer à réviser, bien que j'aie de sérieux doutes quand à ma capacité à ce faire. Je serais dans doute, début septembre, d'aide (volontaire) au déménagement...

Troisièmement, souvenir du passé, la Marine ressurgit dans les esprits. Et toujours pas sous un côté positif! Rappellons rapidement que l'année dernière, après avoir passé tous les tests, avoir fait une Préparation Militaire Marine, après avoir été pris sur liste d'attente, on m'avait refusé l'entrée à l'Ecole de Maistrance pour cause de "Motivation insuffisante". J'avais dit l'année dernière ne plus vouloir en entendre parler. Et cette fois, alors que nous avions l'occasion d'oublier cette mauvaise expérience, puisque Clémence était presque déjà partie à brest dans mon esprit, qu'elle était quasiment sure de partir... voilà une autre lettre tout aussi cuisante annonçant que désolé mais "votre dossier a été jugé moins bon que celui d'autres postulants". Messieurs de la marine, un petit message à vous faire passer: "Fuck".

Bon, en même temps, les temps ne s'annoncent pas si mauvais (si on excepte justement la météo), puisque outre un très bon mois et demi de vacances, j'ai peu de choses àcraindre de la rentrée, puisque je suis assuré d'être avec au moins 6 personnes excpetionnelles en classe, et avec une seule (et une seule suffit bien) fille parfaite pour les Week-ends... Si on y ajoute une bonne dose de travail (mais mesurée), du sport, des soirées, des bonnes notes (rêvons), quelques lan, des [-1A ] pas chiants, une nouvelle salle Essaim... Alors oui je me pincerais un peu plus fort chaque matin.

En dernier lieu, il faut vraiment que je me trouve un peu de temps pour écrire, parce que non seulement ça me manque, mais en plus j'ai de la suite dans les idées merde... Tant qu'on y est j'aimerais aussi un peu de temps pour finir HP5 (relecture) et lire HP6 (in English please)...

Friday, July 22, 2005

la Blonde Cabriolet

Tiens, j'aimerais bien que quelqu'un trouve un rhytme là dessus, j'y ai planché quand j'étais au boulot, et j'ai trouvé ça vraiment fun.

La blonde Cabriolet, toujours on la croise dans la rue
Voila tous les mecs qui fantasment sur ses jantes alu,
On dirait qu'elle vous plait, avec sa robe carénée,
Mais tout ça c'est du Chrome pour qu'on puisse la flasher.

La blonde Cabriolet, elle sort jamais sans ses talons,
Toujours prète pour attirer plus près l'étalon,
La blonde Cabriolet, elle en a sous le capot,
Et c'est pas rien pour dompter ses 110 chevaux.

Elle se frotte en été la carrosserie Bikini,
Contre tous les routiers même les plus aguerris,
Elle dépasse en riant, allumant au passage
Tous les feux des clients qui attendent au garage...

La blonde Cabriolet, s'y connait en mécanique,
Depuis les pipes d'admission sur fauteuil passager,
Jusqu'au pot d'échappement tout brûlant sous le plancher,
Elle a déjà fait griller tout le circuit électrique.

La blonde Cabriolet, qui en refuserait le volant,
En jouer de la pédale, s'assoir sur son cuir brulant,
A toute vitesse, la faire rugir à chaque régime,
Avec nos caresses, l'amener jusqu'aux cîmes...

Mais bon, avec elle, n'oubliez jamais la capote!

(qu'est ce que j'ai mangé moi...)

Monday, July 18, 2005

Hole of life

Tout est vide.

Ce dimanche soir, j'ai ramené Clémence chez la copine de son père, à contrecoeur bien sur, mais qu'y puis-je... La porte d'entrée claque, et tout semble résonner quelques secondes durant. La maison est vide. La porte de garage étant complètement HS (longue histoire pas très drôle), la voiture dort dehors: on se sent encore un peu plus seul sans sa voiture.
Le garage est tellement vide que mon vélo est dans le couloir du rez de chaussée.

Le salon est rangé, et la télé a beau marcher à plein volume, on ne parle pas avec sa télé: c'est trop calme, trop vide, encore. Personne non plus dans ma cuisine, le frigo qui se vide... la chambre d'amis où je viens de replier les lits: désespérant. Les toilettes aussi se sentent seules.
Mon vestibule d'entrée se désespère de ne voir que mon unique paire de chaussures, et l'escalier se lamente de ne voir personne d'autre que moi le dévaler. La chambre des parents et celle de mon frère pleurent à chaudes larmes depuis plus d'une semaine maintenant! C'est la fin du bordel dans la salle de bain: plus personne pour se maquiller et se recoiffer, les serviettes enfin dans l'ordre...
J'entre dans mon antre, et le choc est pire encore: le lit défait raconte à lui seul bien des anecdotes, tandis que je regarde par hasard si il ne resterait pas trace du passage de ma Reine (même si je ne vais pas jusqu'à fouiller la poubelle).

Je me couche et ne m'endors pas: que mon lit paraît large, que ma couverture semble grande, que sa présence me manque! Comment imaginer passer une bonne nuit seul? Enfermé dans l'esprit, tout tourbillone, les souvenirs du Week-end, le fait que je doive dormir (il me reste 10 jours à travailler), et elle, ma Reine, ma chérie qui me rend un peu plus dingue chaque semaine. J'entends la maison qui craque, mes montres dont les trotteuses marquent les secondes, les arbres qui bruissent au dehors, tandis que je ne peux à présent plus écouter son coeur battre.

J'étais au paradis, et comme toujours, le retour est sans parachute.
Sa venue, les repas passés ensemble, le cinéma, le dîner au restaurant, la nuit de vendredi, les courses samedi matin, la porte de garage, le cambriolage-maison, le jeu d'échecs, le jeu de l'oie, les jeux de cartes, les copains, la soirée, la fin de soirée, la deuxième nuit, le réveil, le rangement, le petit déjeuner, les heures à parler sans arrêt, les secondes magiques ou elle s'endort dans mes bras.
Tout cela tourne dans ma tête, comme l'eau tourne quand on enlève le bouchon du lavabo.

Vivement Dimanche prochain.

Ps: Encore Bravo à chris pour ce qu'il a fait vendredi soir, c'està dire gagner la finale de son tournoi qui l'envoie en finale au cap d'Agde à la toussaint! Il nous fallait un champion autre que moi parmi nous!

Sunday, July 10, 2005

Sgt Pepper lucky hearts club band

Eh voilà, il fallait bien qu'un jour ou un autre, après deux mois et demi d'idylle, je présente Clémence en chair et en os à ma bande de déjantés préférés (enfin la plus grande partie). Rencontre du troisième type (*cherche en vain une signification intelligente*), donc, dans un week-end de rêve.

Déjà que je m'étais levé tôt, afin de pouvoir contempler mon bohneur, augmentant au fur et à mesure du départ de mes parents. Deux semaines d'abandon, avec la voiture, ma maison déserte, le plein... La transe commence quoi!

11h: Ma Reine est sur Mulhouse, et, oh joie, entame son week-end chez moi. Pour calmer un peu le jeu, nous allons faire les courses (le samedi, comme un vieux couple). Mais en fin de compte, on ne fait pas trop pépé-mémé, avec une bouteille de Malibu, du café, quelques tomates et des brochettes...

12h: Chez moi. Première chose vraiment importante: se nourrir. Poulet, pâtes, on fait toujours dans la grande cuisine, on cherche compliqué...

13h: ***************** ******* ******* ***** ****** ******************** ************ ******** ************ ******* ********* ***** *********** *** ********** ***** ***** **** ********* ********* ***** ****!!!

14h30: Film de la journée... Kill Bill. Difficile de maintenir (pas de force je vous rassure) la fille qui n'aime pas voir du sang ni trop de violence devant ces deux heures et demie de sabres tranchants, de répliques coupantes, d'hémoglobine jaillissante. Je trouve ce film gigantesque, mais... Tous les gouts sont dans la nature finallement.

17h: Tout le monde sur le pont, pour la fabrication de jeu. J'ai un drap, des feutres... Et surtout Clémence qui elle sait jouer au Twister (ce qui aide quand même).

18h: Le plateau de jeu est terminé. Finalement, il nous aurait suffi d'un grand quart d'heure si on ne s'était pas mis à délirer durant des minutes entières avec les feutres. Back to maternelle...

19h: Les autres sont censés être tous là. Ma reine et moi jouons au Mikado (et elle me met une raclée incroyable). Jusqu'à ce que l'autre couple de la soirée vienne sonner à ma porte. Bonjour Chris, bonjour Odile.

19h20: Mick, qui s'excuse et qui excuse Nico, qui, arrivé lui-même quelques minutes plus tard, accuse mon portable. On rit, on critique, on se fout gentillement sur la gueule les uns des autres pendant un bon quart d'heure. Les voilà, les amis.

20h30: L'apéro est terminé, tout le monde se met en activité, berbecue pour les hommes, salades pour les femmes. En tout cas ça partait comme ça... Mais bon. 20 minutes plus tard, Clémence est assise sur mes genoux, on regarde Mick qui joue du piano, les autres sont assis dehors, et regardent Nicolas qui joue du barbecue. Puis Chris monte à la cuisine faire une mayonnaise. il met trop d'huile, alors il n'arrive pas, tout commence à déraper en un délire de 15 minutes. Finalement, après la cuillère et le fouet, c'est au fouet électrique que nous finissons la mixture (qui avouons le, a un arrière gout de mayonnaise).

21h30: Tout est cuit, j'ai faim, tout le monde a faim et tout le monde mange allègrement. On parle énormément, et les vieilles histoires ressortent, inéxorablement racontées comme à chaque fête depuis plus d'un an à présent (même que vous devenez lourds à raconter toujours les mêmes choses), les carottes/Bayleys, le coup du mal au fesses, la foret noire... tout y passe. A la fin du repas, triste constatation: j'en ai pour la semaine de restes.

22h: Début de Twister. Mais soit nous avons trop mangés (c'est de toutes façons le cas) soit nous sommes fatigués, crevés, exténués. Trois partiees plus tard, on arrête les frais. Ce qui est domage en somme parce qu'il est encore tôt, un petit 23 heures...

23h: Jeu du ni oui ni non. On cherche activement quoi faire. Enfin plus ou moins activement. Parce que personne n'est trop pressé de trouver... On me somme de trouver un jeu de tarot, que je n'ais pas (honte à moi).

23h30: J'ai trouvé. Un bon vieux pictionnary. J'ai eu un peu peur au départ, mais finalement, on dépasse les clichés, et on finit par bien rigoler. Très bien même. Mais très honnêtement: comment voulez vous dessiner "holographie"? Chris et Odile en profitent pour partir au milieu de la partie (pour sauver la face, certainement).

0h30: Nico et Mick ayant ratés les trois épisodes de Lost de ce soir, nous montons regarder les 7 et 8 devant le Pc. Je les ai déjà vus, mais il s'agit de ma série préférée... Les deux célibataires sont sciés, quand à Clémence et moi, on se retient de raconter l'histoire tellement ça nous pend aux lèvres...

2h08: Tout le monde au lit! (raté pour ceux qui attendaient des révélations croustillantes... Ah si, tiens, mademoiselle dort en nuisette!)

Dimanche.
Le réveil sonne pour 9h45... Mais je n'imaginais pas certaines choses, comme la difficulté mentale supplémentaire qu'il y a à quitter un lit ou la fille que vous aimez se pelotonne contre vous. De plus, la fille étant... Si, si, paresseuse, eh bien il m'a fallu un sacré quart d'heure juste pour poser un pied par terre. M'habiller, descendre, vérifier vite fait que les deux célibs sont réveillés dans la chambre d'amis. Prendre un petit pain, me le mettre dans la bouche, mordre, mâcher, avaler. Le monde redevient réel. Puis je tourne la tête de 45 degrés, et je la vois à coté de moi, en train de manger son propre petit pain: le rêve continue, finalement.

A cause de leurs horaires de bus, après un gros et rapide rangement, nos deux invités quittent la maison. Tout paraît bien calme, et la tête plein de souvenirs de la soirée nous faisons la vaisselle.

La suite? Dimanche Locke (chasse au sanglier, pièges en tout genres, lancer de couteaux...). Non, mais loques... Déplacements limités chambre-canapés-cuisine...

Et puis je ne perds pas une occasion de jouer l'homme parfait... Ma Reine s'endort (d'un sommeil bien mérité) vers midi et demie... Couché à côté, je ne vois aucune raison valable de troubler un sommeil aussi magnifique (qu'elle est jolie cette fille!). Alors je passe en mode furtif, me lève, plie soigneusement ses affaires, lui écrit un petit mot, avant d'aller faire la cuisine, de finir, et de monter la réveiller.
Et après on s'étonne qu'elle tombe sous mon charme...

Manger. Télé (Tour de France). Ordi. Retour chez elle (oujours plus déchirants ses départs).
Tout seul. Et LA la maison fait vide. Très vide....

Tuesday, July 05, 2005

My bloody Hell

L'enfer commence à 3h30. Un oeil s'ouvre et tout clignote autour de moi. Mon portable bippe, mon réveil bippe, mon cerveau hurle ("Stop").
J'éteins toute cette quincaillerie, et je me lêve, évitant avec tact le montant de ma fenêtre, premier obstacle. La suite, tout s'enchaîne machinalement quand on a passé la première crainte de la journée: rater le réveil.
La seconde crainte est à 4h23, à la minute près. Car le Train ne partira pas en retard, et le train suivant... m'amènerait avec près de 10 minutes de retard à mon job, ce qui ne serait certainement pas accepté.
La troisième est la plus forte. Chaque jour elle grandit. Le temps que je passe en train est d'environ 18 minutes. Mais le train berce. Le train invite à s'asseoir. Le train vous assoupit à chaque seconde, à chaque soupir il vous sussure de fermer un peu plus les paupières...
Ce serait si facile en somme. Fermer les yeux, s'endormir quelques minutes quand on a que 4 à 5 heures de sommeil derrière soi... Mais j'aurais l'air malin à me réveiller vers Bâle, ou pire, vers Coire (terminus, très proche de l'Italie...).
Je passe donc plusieurs minutes à lutter contre un sommeil qui ne raterait pas une seule occasion de frapper. A cet instant là j'ai peur.
Puis le vélo à nouveau avant l'usine. Dehors avec le temps pourri qu'il fait actuellement, je me retrouve transi de froid. Puis c'est le coup de chaleur en entrant dans l'usine d'injection, qui est à sa moyenne la plus basse de 27 degrés à 5 heures du matin.
Hey Brother (!?)... Welcome To Hell.

Mon compteur interne se déclenche quand je commence à remplir les fiches de liaison concernant les machines: plus que 8h00. Plus que 7h59...
La première semaine, j'ai passé un temps assez apprécialbe à mémoriser tout ce qu'il fallait que je fasse et les petites manies de chacune des machines dont je m'occupe. Je les connais toutes à présent, et mon esprit peut gambader librement une grande partie du temps en dehors de mon corps, qui lui en chie. A la longue, on les personnalise, nos machines. Moi je leur ai donné des noms.

Il y a la Trad, qui est une machine qui fabrique des tabours en plastique, tambours autour desquels on va enrouler dans une autre partie de l'usine des bobines de fil électrique. la Trad est lente, très lente. Ses tambours, il suffit de vérifier s'ils sont bien formés, puis les jeter dans un carton qui doit peser 8.6 kgs avant d'être fermé et envoyé.

Il y a la Carotte, qui est une autre machine qui produit des tambours. Plus récente, elle ne fait aucune erreur de thermoformage, mais elle rejette en vrac les tambours et les fameuses carottes, résidus de plastique formés lors du moulage de la pièce.

Il y a la Luka. Je l'ai appellée comme ça parce que cette saloperie est la plus rapide des machines de cette partie de l'usine (d'où le Look at). Il faut s'en occuper au moins une fois toutes les deux minutes, prendre ces énormes colliers de plastique (58 cm), vérifier qu'il n'y a pas de manques (et ils sont souvent brûlants...) puis les mettre dans une caisse palette. C'est baissé sur cette machine que je passe le plus clair de mon temps cette semaine.

Il y a la Bizet, qui se nomme ainsi parce qu'elle fait un bruit ressemblant dans ses grandes lignes à l'une des musiques les plus connues de ce compositeur. La bizet est gentille en général mais elle a ses mauvais jours. Et ces jours là on ne peut rien faire qui puisse aller. Elle fait des manques, puis des restes, puis les pièces ne sont plus correctes, puis elle s'arrête: le bourbier pour celui qui s'en occupe, qui doit regarder la Luka toutes les deux minutes et qui assiste impuissant au carnage. La Bizet, c'est une bête qui dort.

Dernière machine sur laquelle je planche cette semaine, la Salope. Je ne lui ai pas trouvé d'autre nom. Elle fait des tout petits colliers de 9 cm de long. Qu'il faut assembler par poignées à l'aide de petits élastiques qui vous arrachent la peau des doigts. Pour imaginer, claquez vous un élastique sur une partie ou votre peau est à vif une 20aine de fois, vous devriez comprendre (trip SM garanti). Cette machine fait ce qu'elle veut. Aujourd'hui, elle avait décidé par exemple qu'elle mettrait 4 colliers de plus dans chaque poignée, changeant le poids de la botte de colliers, et donc toutes les données du compteur...

Que du bohneur! Ajoutez à cela que l'eau de St louis n'est pas potable, j'amène un seul et unique litre d'eau... J'en bois une gorgée savourée toutes les demi-heures. Le temps passe lentement, je suis ailleurs. Dans les bras de Someone, dans la peau de James bond, dans Dust de temps en temps, partout ailleurs mais pas en train de faire ce sâle Job.

Vivement le chèque de juillet les amis. Vivement le 29 juillet. En plus, ça fera 3 mois chérie!!

Vous vous coucherez moins con: nous sommes allés voir La Guerre des mondes aujourd'hui... Eh ben Pouuuuuuuuuuuum, headshot.

Monday, July 04, 2005

How?

Comment?

Comment écrire à présent ce que j'aurais déjà du faire partager il y a un mois de cela?
Les résultats, la joie, le fait d'être [ -1A ], la déception et les regrets personnels pour les trois qui n'ont pu finalement se hisser jusqu'à la moyenne fatidique. Les Notes, les inscriptions.

Ce coup de téléphone. Mon job d'été que je hais mais que j'accepte quand même. Les négociations et lamentations à ce propos.
La fête de la musique qui s'envole.
La fête du cinéma qui s'envole.
Le camping en amoureux qui s'envole.
Toute une floppée de trucs qui décollent, et pas un mot sur ces pages, qui a défaut d'être blanches et vides, reflêtent un non changement évident.

What happenned, Gorinaz?
Voilà, la question est posée. Je vous réponds qu'on a toujours une excuse quand on ne veut pas écrire: la joie des résultats, Guild Wars, les séances films, le boulot, les horaires harrassant, le sommeil qui gagne, Lost, Lost, Lost.
"Perdu" ça c'est bien mon genre, qui là ou il devrait avoir le plus de choses à écrire, les films qu'on s'est vus, les sorties, les soirées, la copine de JC, la journée Europapark, le bac vu de l'extérieur... C'est quand il y a assez à dire que je commence à me taire.
Profond silence, presque un mois. Un mois pour faire le point, comme d'habitude. Un mois pour passer chaque jour sur ce journal devenu tribune, sur cette tribune devenue l'espace d'un souffle un presque forum, ce forum devenu desert. Ce n'est pas d'un désert que je veux être fier. On a beau changer, les apparences, l'esprit, tomber amoureux, bosser sans utiliser un neurone... Le sang ne change pas. C'est la même foutue volonté qui passe dans mes veines que lorsque j'écrivais "je passerais en deuxième année". Elle est toujours là, planquée parfois, même égarée quand on ne fait pas d'efforts: l'envie d'écrire. Et des fois elle se range dans un coin et elle attend. Elle me regarde changer, vivre, regarder les films ou jouer aux cartes. Et elle s'arrange pour que peu à peu on se dise qu'on a plus besoin d'elle pour continuer d'aller de l'avant.
Mais un jour elle sort. Elle arrive devant moi, et elle me fait "alors, tu croyais pouvoir te passer de moi?". Et moi je me regarde, et je me dis merde.
Quel raison pouvait il y avoir pour que je ne raconte pas ça? Et ça? Et cette nuit là? Et cette journée là? Et pour bien remuer le couteau dans la plaie, mon envie me sussure à l'oreille: "tu sais, pour l'instant, tu te souviens de tout... Et dans 2 ans? Dans 5 ans? Après?" La réponse on la connait tous. On croit se souvenir et au fil du temps une brume se forme, et voile les souvenirs. Les meilleurs. Les fous rires, les temps forts, les baisers les plus ardents et les supers potes. Ne restent que les amertumes et les regrets. "Ah, si j'avais fait ci ou ça"... Mais moi je veux voir mon passé avec tout le bohneur qu'il m'a procuré: j'ai passé un sacré mois de juin, je peux vous l'assurer. Et en bien, en très bien.
Vous voulez oublier? Pas moi.


I'm back.