Blog de l'Etudiant Irrecuperrable

Parce que mes 52 heures de fac hebdomadaire ne me suffisent pas. Parce que les sciences rendent con. Parce que la vita est bella... Parce que je fais 1m74 et que le monde est grand, Pour moi, pour elle, pour vous aussi, il le fallait, ce blog.

Thursday, May 03, 2007

Find It (8)

Je rappelle au passage qu'un nouveau personnage est apparu, qu'il est dans le find it 1, et que pour ce qui est de la suite de l'histoire, que vous avez sous les yeux... Le capitaine Matthieu Sandier, accompagné de Catherine Maskell (la soeur épique du défunt Hugo Maskell), est entré avec elle dans la chambre de la victime, à l'hotel Crillon. Il débute ses investigations, sous le regard furieux de Catherine, à qui il vient de rappeller qui mène l'enquète. Enjoy ^^

Il entreprit néanmoins de faire le tour du propriétaire. Cette suite est un rêve de femme de chambre, se dit-il, contemplant la malle du défunt, rangée dans un ordre qui devait égaler en rigueur le Bushido, le code d’honneur des Samouraïs japonais. Bien sûr, posséder une malle Louis Vuitton devait aider… Voilà qui lui rappelait à chaque seconde dans quelle affaire il évoluait, la victime n’étant pas seulement une célébrité, mais une personne de pouvoir, et comme l’étalage de marques sous ses yeux le lui prouvait, riche, très riche. Hélas, rien dans tout cela n’indiquait que l’homme qui avait été battu puis abattu quelques heures plus tôt était menacé, ou même simplement inquiet.
Il alluma ensuite l’ordinateur portable d’Hugo Maskell, et constatant qu’aucun mot de passe n’était requis, passa en revue les derniers dossiers visités, espérant en vain quelques informations. Peut-être un mail de menaces ou d’invectives, voire (on peut rêver), des indices concernant l’emplacement de la Dream GT. Mais là encore, guidé par le tri systématique qu’avait effectué l’ex PDG, il eut vite terminé l’analyse préliminaire. Je vais téléphoner au labo, et faire embarquer son PC, sait-on jamais, pensa-t-il en se redressant.

« -Je suis sur que lorsque vous étiez petits, vous étiez toujours la première à grimper sur les arbres, que vous alliez plus vite en vélo, et que vous n’aviez pas peur d’un combat contre lui. » Lança-t-il, sur de lui, d’un ton de reproche. Catherine ne semblait pas avoir le même respect des règles que son frère, et se tenait déjà à côté de la table de nuit. Cette fois pourtant, elle parût un rien gênée.
« -Je n’ai jamais eu peur de me mettre en avant, monsieur Sandier, vous avez du le remarquer. » Après quoi elle recula contre le mur, et montra un semblant de respect à l’égard du capitaine, qui ne la quittait plus du regard.
Pourtant, au contraire de la majorité des hommes qu’elle avait croisé, elle n’y lut aucun désir.

St Denis, France
Il était tard aussi pour Lucas Barnes, dans son petit deux pièces, en banlieue de Paris. Rentré dans la soirée de sa « mission » aux usines Maskell, qui avait pris fin lors de l’annonce de la chasse, il n’avait pas vraiment le temps de savourer une soirée de repos. D’autant que les 10 dernières nuits de veille devant les grilles de Maskell avaient quelque peu décalé son mode de vie. Installé sur le tapis, il faisait l’inventaire des rares clichés qu’il avait pu prendre.
A 28 ans, il faisait encore ses armes dans la profession de journaliste automobile, et même si c’était tout à fait dans la norme, il faisait des pieds et des mains pour être reconnu. Cela dit, c’était un métier difficile. Au matin, il avait déjà rendez-vous avec son responsable à « Passionnément Auto », et la discussion risquait d’être houleuse, car il n’avait rien ramené qui ait un intérêt quelconque. Comme à l’image du poste auquel on m’avait assigné, plaida-t-il pour lui-même.

Jean Auriard, le rédacteur allait le réduire en charpie, pensait-t-il, en passant encore une fois la série de photos. Les mêmes images que le monde entier avait vu les jours précédents, le départ du transport officiel de la Dream GT 001…
C’est en scrutant désespérément ces clichés qu’il se fit la remarque que ce dernier, avec ses vitres fumées et ses couleurs bariolées, ne pouvait contenir qu’une seule voiture, avec une équipe complète de maintenance. C’était évident bien sûr, mais ça avait son importance. Il avait surveillé l’usine Maskell neuf jours durant, et il n’avait jamais vu un autre transport semblable franchir les grilles : non seulement il s’en serait souvenu, mais un tel événement aurait inévitablement terminé sur sa pellicule.
Pourtant, avant qu’elle ne soit cachée, enterrée ou masquée dans quelque endroit du monde, elle avait bien du sortir de l’usine, la Maskell Dream GT 002. Et l’usine avait été prise d’assaut par les journaux bien avant que le concept de la voiture ne soit finalisé, il s’en souvenait bien. Cela avait été son tout premier stage sur le terrain pour l’hebdomadaire, deux mois plus tôt. Il accompagnait Gérard Manier, l’un des plus vieux reporters du journal, l’un de ceux qui avaient du faire des photos des jeep Willy’s le jour du débarquement, avait-il pensé lorsqu’il l’avait vu pour la première fois…

Mais pour son premier stage, il avait énormément appris. Gérard par exemple, n’avait pas eu besoin de photos pour faire son reportage sur Maskell, il lui avait suffi d’une journée passée à côté de l’usine pour savoir, à l’oreille, que le nouveau moteur à 12 cylindres en V de la Dream GT n’était pas encore tout à fait au point, qu’elle était encore d’un maniement trop brusque sur le circuit et que donc les vrais prototypes n’arriverait pas avant encore au moins un bon mois de réglages. Ses conclusions toutes faites, il avait alors sous les yeux écarquillés de Lucas téléphoné au service client de Maskell pour demander une photo floue des derniers essais.

D’autre part, on peut payer grassement un journaliste auto pour qu’il se taise, voir pour qu’il attende une semaine de plus pour publier une photo. Mais pour supprimer totalement un fait de la circulation, il fallait déjà être fort. Alors quand au moins quatre journalistes de pays et journaux différents, concurrents, font le pied de grue pour obtenir la plus petite information, on ne peut tout simplement rien cacher. Voilà pourquoi Lucas Barnes savait à présent que la Dream GT 002 n’avait pas quitté l’usine par la grande porte : Dans le dernier mois, le plus bête de ses confrères aurait été heureux de le crier sur les toits, et plus tôt, elle n’avait pas pu être terminée !
Ils l’avaient cachée, conclut-il. Il se plongea alors dans l’étude de son calepin, sur lequel il avait noté, les deux premiers jours, toutes les allées et venues à l’entrée de l’usine, les plus insignifiantes soient-elles. Sans en dormir de la nuit.

2 Comments:

Anonymous Anonymous said...

tiens ^^ lui non-plus il dort pas...

et mince, me voilà proche d'un perso :p ^^: curieux et nocturne ^^

12:48 PM  
Anonymous Anonymous said...

bon, après avoir compris pourquoi j'avais pas été sur la bonne page la dernière fois (pas mis correctement dans les favoris du coup j'arrivais pas sur le dernier post), j'ai donc lu attentivement cette suite de Find it qui va t'occuper tout le mois de juillet... Je dois dire que j'aime bcp le style polar avec les journalistes, les enqueteurs, les proches de la victime et jai hate de savoir où qu'elle est cette voiture. bon, je me suis jurée de plus lire tes post-it paske je vais en apprendre trop et ca va tout me gacher mais suis là si tas besoin d'un conseil de lectrice avant publication...
gros bisous mon ange. je t'aime

9:56 AM  

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