Blog de l'Etudiant Irrecuperrable

Parce que mes 52 heures de fac hebdomadaire ne me suffisent pas. Parce que les sciences rendent con. Parce que la vita est bella... Parce que je fais 1m74 et que le monde est grand, Pour moi, pour elle, pour vous aussi, il le fallait, ce blog.

Saturday, February 26, 2005

Soirée de l'Epée.

Petit point de vocabulaire avant de vous parler de ma soirée d'hier. Dans mon journal, une journée ou un évennement particulièrement heureux, génial, excellent... Est appelé évennement "de l'épée". De même, si un post contient les mots "vue sur Paradis", cela désigne un évennement amoureux fort. Bref, passons aux faits:

Soirée SKA, du vendredi 25 février 2005.

Tout commence lorsque j'arrive devant la FLSH, et que j'y rencontre JC (appelons le Dracul) et Nico (appelons le Tchavo). La soirée a failli commencer à cet instant, puisque nous sommes rentrés, et que nous avons vu un groupe jouer. Problème, il n'y a pas un chat, et après 5 minutes de petite visite de la FLSH, on nous demande poliment d'aller faire un tour ailleurs pendant encore une petite heure.
L'occasion idéale pour visiter le bordel de Dracul (on en parle de réputation dans la moitié de la Fac). Seulement, après la petite coupure d'électricité sur le Campus, c'est une chambre d'étudiant rangée (dans les limites du possible) que je découvre. Même si je ne suis pas bon juge en rangement, je dis que c'est tout à fait vivable (à présent tout du moins). L'heure d'attente, nous l'avons passés à jouer à l'ordi, sur un jeu qui paraît idiot mais ne l'est pas, qui consiste à réfléchir comme un fou pour qu'un pinguin évite des chasseurs et des trous dans la glace pour aller dans sa tanière (je vous épargne les détails, là).
Bastien arrive, et peu après, nous partons pour la fête. Petit arrêt à la voiture de Bastien pour laisser les vestes, et courir comme des dératés en chemises et petits pulls par une température négative. Le bohneur coute 2 euros ce soir, nous payons sans remords. Dans un premier temps, on se contente de suivre la musique, que délivrent deux baffles reliées à un ordi. Nous nous posons et les discussions vont varier un peu plus d'une heure durant, à propos de tous les sujets d'actualités, des partiels à venir, du pape (qui ne bouge plus, ne respire plus tout seul, ne parle plus, n'entend plus... Mais qui est toujours pape, hein, faudrait pas déconner), et aussi (et surtout) des filles que nous croisons, que nous voyons, qui sont parmi nous ce soir.
Soudain, la musique s'arrête, et on nous prévient du début imminent du premier concert. J'arrive dans la salle, et Dracul va immédiatement se placer devant, au plein centre du public. Préférant tâter un peu l'ambiance, je m'installe avec les autres à l'écart. Je rencontre Nicolas (pas Tchavo) de la Chorale, qui lui étudie à la FLSH, et qui est venu faire la fête ce soir. Et pendant qu'il va boire un (gros) coup, je rejoins Dracul, parce que je ne supporte pas de rester immobile quand la musique est bonne, quand il y a une excellente ambiance et un groupe qui assure.

Commence une heure de folie à danser toujours plus près de la scène, toujours plus dingue, toujours plus dans le rhytme. A bouger, souvent les yeux fermés, sans aucun contrôle sur mon corps qui danse en mesure, habité par la musique, en transe dans ces moments divins. Il y a du calme et du moins calme dans le Ska, et on a droit à quelques pogos, mais si en général cela me rebute (violent, tout de même), je me suis laissé entraîner: rien de méchant ce soir, des pogos "gentils", une ambiance amicale, tous les danseurs (et danseuses...) se sourient, se parlent, échangent des mouvements dans ce qui devient vite un semblant de brouillard d'herbe illégale.

Fin du premier concert, j'ai droit à un parcours du combattant pour aller me chercher une bière (200 personnes environ ont eu la même idée), mais pour celui qui aime le contact rapproché, cette file d'attente est une aubaine plus qu'un dérangement. Je suis tout de même bien heureux de m'asseoir avec les copains et de tirer un petit bilan: tout va excellemment bien. Alors nous redescendons, et reprenons place dans la salle de concert. Et cette fois, Dracul et moi sommes au premier rang (le nôtre, enfin). Le second groupe étant encore meilleur que le premier, cela donne une idée de mon état d'esprit (j'étais une grande partie du temps en pure transe jubilatoire). Et puis vers le milieu du concert, au sortir d'un pogo, je vois venir au côtés de Dracul et moi, deux dignes représentantes de la gente féminine. Cela dit, même si bien des idées et perspectives nous ont traversé l'esprit dans le quart d'heure qui suivit, il n'y eut aucune tentative digne de ce nom (et puis en fait nous visions tous deux la même fille). Bastien s'en allant, je pars avec lui (j'ai ma veste dans sa voiture), et une fois que je l'ai endossée, je retourne à la fête. Dracul s'en allant lui aussi, je reste, sous l'invitation de Nicolas de la Chorale, avec toutefois l'impression de rentrer un petit peu au chausse pied dans son groupe d'amis. Groupe très sympathique par ailleurs. Et plus que sympathiques sont certains ("certaines" trahirait ma pensée) des élements de ce groupe. Je passe donc un fort bon moment, à discuter en toute liberté avec des gens qui me sont totalement étrangers, avec les amis, les amies de celui qui étonne tout son entourage ce soir: Nicolas de la Chorale, oui, Nicolas est très très gai.

Après une bonne heure (une très bonne heure) d'amusements en tous genres, je m'en suis retourné chez moi, accrocher ma lessive (ordre spécial de ma mère en partant), il est 3h 15 du matin.

des soirées comme ça, j'en veux une par semaine (sauf la semaine prochaine, à cause des partiels)....

Wednesday, February 23, 2005

De toi à moi

Ce post est gentillement dédié à l'inconnu(e) qui a créé à mon retour sur internet une bizarre impression. Un franc sourire d'abord, quelques sueurs froides, et surtout l'ombre d'un gros doute durant une paire de minutes.

Expliquons nous. Je rentre tranquillement ce soir à la maison, et je décide, Les Etoiles savent pourquoi, de jouer un tant soit peu à MedalOfHonnor. Rien de méchant jusque là, je dîne, et puis, dans un soudain accès de bonne humeur, je décide de faire quelques pas sur internet.
Un mail m'attend lorsque j'ouvre msn, et quelle n'est pas ma surprise quand je découvre d'un oeil distrait que ce mail, je suis censé l'avoir écrit. Or il y a quelques problèmes.

Le premier, c'est que je considère que j'ai une mémoire, sinon à toute épreuve, au moins solide. Et je ne me souviens pas avoir écrit ce mail. Jamais.

Le second, c'est qu'à l'heure ou il a été recu (et donc probablement envoyé), j'étais en TP d'informatique. Donc ça me discrédite moi. Et la plupart de mes camarades...

Le troisième, c'est que je ne vois aucun intéret à m'envoyer un mail dans lequel je dirais je cite "Tu as des moments de déprime en ce moment mais Tu est entouré de tes amis et de gens qui t'aiment". Puisque je ne déprime pas du tout en ce moment.

Le quatrième, c'est qu'il y a une faute de conjugaison tellement évidente à la fin du mail que je ne vois pas comment j'aurais pu, consciemment ou non, écrire une connerie pareille.

Donc, au petit malin, ou à la petite maline (parce que oui, il faut quand même être malin pour connaitre un mot de passe que je ne donne à personne, que je n'ai jamais, et je dis bien JAMAIS, utilisé à la FAC.).

Peut être un message du futur, comme on me l'a suggéré.

En tout cas, il est écrit à la fin de ce mail que je dois tenir mon blog plus à jour parce que j'ai des Fans qui attendent. Je prierais celui qui a écrit ce mail de ne pas recommencer.
Merci quand même pour la petite frayeur ^ ^

Friday, February 18, 2005

Door to my own world

Certains d'entre vous le savent, je vis dans deux mondes simultanément.

Il y a le mien et le vôtre.
On pourrait les croire similaires, on pourrait même croire qu'il n'y en a qu'un dans ma vie. Et pourtant, les choses sont bien différentes. Bien entendu, je ne pense pas qu'il soit facile de vous expliquer à quoi ressemble mon monde et ces rêgles. Aussi vais-je vous interpeller. Cela me paraîtra plus facile.

Monte la pente de l'Université. Au sommet de la pente, arrivé au blocs de pièrre, retourne toi. Regarde le monde à tes pieds.
Tu y vois les gens qui prennent leur voiture le matin comme tous les jours depuis 20 ans, et qui ne savent pas pourquoi. Tu y vois des élèves assis à tes côtés en cours, qui montent péniblement, le visage triste, ils regardent leurs pieds.
Tu vois encore et encore les mêmes visages, de ces gens qui subissent, qui travaillent trop tard et se lèvent trop tôt, de ces gens qui en ont marre et qui n'ouvrent la bouche que pour se lamenter.

Balaie tout ça. Tu n'as pas monté la pente pour voir ça, n'est-ce pas? Bien sur que non. Créé ton monde. Tu vois soudain la même image, et tous ces merdeux n'y sont plus.
Tu as fait le premier pas. Bravo.
Maintenant, le monde paraît un peu vide, non? Alors fais mieux. Reviens en arrière, et laisse les merdeux ou ils sont. Après tout ils ont le droit de vivre même dans ton monde. Mais ils doivent servir à quelque chose, sinon à quoi bon les laisser? Justement. Tu as devant toi tout un peuple, qui n'a dans ton monde d'autre utilité que de te servir.
Regarde toi, tu es un Roi.
C'est à toi qu'il appartient à présent de voir ton royaume comme tu l'entends, de savoir qui va te servir, et qui est à la cour avec toi. A qui tu te sens obligé de faire des concessions pour ton propre pouvoir et enrichissement.
Dans ton monde une poignée de main sera un "bonjour sire", un regard une révérence, une parole un compliment. Mais laisse parler tes amis comme dans le monde réel, car tu n'as pas d'intéret à gouverner un monde seul.
A présent parcours ton monde. Apprends à le connaître, façonnes en les rêgles, fais toi tyran ou conquérant. A toi de faire en sorte que ton peuple n'oublie pas qu'il a un Roi. Que tu es un Roi, que tu n'acceptes pas d'être gouverné en ton monde.


Voilà. Un nouveau monde est né. Le tien. Ca a l'air facile, hein?
Reviens maintenant dans le monde des autres, le monde réel. Houla, tout à l'air de mal aller. On te regarde comme une merde. Tu te prends des vestes, tu rates ce que tu entreprends. Et quand tu veux t'échapper pour ton monde, tu trouves la porte fermée. Tu te tournes vers moi et tu me dis que ce n'était pas dans le contrat.

Je te réponds que garder ton monde sera la chose la plus difficile que tu ais jamais entrepris, la plus belle aussi. Parce que le monde des autres ne voudra pas du tien: il risque d'être meilleur, et les gens voudront peut-être vivre dans le tien plutôt que dans le leur. Il va falloir lutter.
Il va falloir te battre pour ton monde.
Chaque claque, chaque mauvaise note que le monde t'envoie, chaque nuage sur ton ciel, il va falloir les encaisser plus fort encore. Les gens n'aiment pas être gouvernés, n'aiment pas savoir que tu ne les subis plus, que tu les combats, que tu les mets à ta botte.
Ton monde, tu ne le verras que lorsque tu auras relevé la tête. Les plus belles choses du monde ont un prix, celui de ton monde est ta force de caractère. Soit têtu, obstiné. Sert toi de ton monde pour accomplir tout ce que tu ne peut faire dans celui des autres. Un mur se dresse devant toi? Casse le. Une femme te refuse? Elle t'attend dans ta chambre. Tu rates tes exameins? Regarde, voilà ton diplôme. A toi de savoir si ton monde est vérité ou illusion, à toi de choisir ce que tu veux croire.

Mais méfie toi. Ce n'est pas parce qu'un monde t'appartient que tu ne dois voir que lui. Il faut que tu apprennes à jongler avec ton monde et ceux des autres. La chose est difficile, parce que si ton monde est un refuge quand les choses vont mal, tu ne dois pas y rester trop longtemps. Si tu ne te bats pas dans le monde des autres, le tien ne te sers plus à rien. Tu tomberas en décrépitude, et tu finiras replié sur toi même, seul au monde.

Voilà, tu connais les bases à présent. A toi de découvrir à présent ce que ton monde peut t'offrir, de créer ce dont tu as besoin pour le faire attrayant, pour t'y sentir chez toi. A toi de te battre pour lui.
Bats toi. Gagne, ton monde te le rendra. Il faut que tu apprennes à perdre aussi. Courbe l'échine, ton temps viendra. Si tu sait perdre, alors tu sais bien plus que celui qui n'a jamais perdu.

Je te laisse. Tisse ta toile. Bats toi pour elle. Parce que c'est TA toile. Ton combat. Ton monde.

Wednesday, February 16, 2005

Prière aux étoiles

Sans vouloir lancer l'une ou l'autre polémique sur l'existence d'un Dieu, d'un Diable, ou de quoi que ce soit que l'on puisse prier, je vous livre à présent ma petite prière aux étoiles. Je ne crois pas en Dieu, ni en un Dieu, ni en plusieurs. Je respecte bien entendu tous ceux qui croient en ce qu'ils veulent.
Moi je crois en la chance. Je crois aux étoiles qui nous regardent de leurs monde lointain, je crois au pays des rêves éternels et de l'instant présent.
Je crois en moi.

Etoiles mes étoiles,
Brillant de mille feux dans mon ciel sombre,
Eclairant de votre pureté notre monde si sâle.
Venez à moi cette nuit, quelque soit votre nombre,
Aidez moi à vivre et non à suivre le mal.

Que par vous je garde calme et sagesse,
Que ces entraves mortelles soient brisées,
Que quelque soit l'endroit ou l'on me laisse,
Vous veniez me sauver.

Etoiles mes étoiles,
Vous en qui je peux voir la richesse du passé,
Vous par qui je me sentirais toujours mieux,
Portez moi vite vers le destin annoncé,
Que votre pouvoir soit en moi pour braver le feu,
Que l'avenir soit un rêve, que je puisse y rêgner.

Tuesday, February 15, 2005

le complexe du cornichon

(Ne sachant pas sur quoi écrire et la vie en vacances étant bien morne aujourd'hui, je vous gratifie d'un petit texte d'invention).

Le monde est vert. Le monde baigne dans le vinaigre. Le monde en fait est de l'autre côté de la porte du frigo. Je le sais bien, j'y ai grandi, dans le vaste monde. Je n'ai jamais beaucoup voyagé, mais je n'aime pas trop cela, car j'ai toujours détesté être écrasé entre deux congénaires malodorants. Ajoutez à cela mon mal de mer et vous comprendrez sans peine que je préfère 1000 fois continuer à voir la veilleuse du frigidaire s'allumer une dizaine de fois dans ma petite journée....

Bon, il est à chier ce texte. Changeons.

Le monde est bleu. Je suis une petite crevette, et je viens à peine d'atteindre l'âge adulte. Mais ce matin, il est arrivé quelque chose d'étrange. Alors que je cherchais une compagne près des rochers, une vague prodigieuse m'a projeté dans un petit ressac duquel je n'ai pas encore réussi à sortir... Je me sens seul. Une petite algue, quelques grains de sable, des coquillages... Aaaaahh, un Bernard Lermitte!

Décidément, je suis mal parti...

Le monde est brun. Pourtant, la dernière chose dont je me souvienne avant que l'on m'avale, c'était d'être une belle fraise...

Non, celle là je préfère ne pas l'écrire.

Le monde est rose. Rose comme ce petit string qui sort de temps en temps de ton jean, toi que...

Eric, on avait dit qu'on changeait de sujet!

Le monde est gris. Gris comme toutes les couleurs d'aujourd'hui. Depuis le début de cette guerre nous sommes restés dans cette cave. Les bombardements ont rendu notre situation précaire, et le plafond menace depuis plusieurs jour de s'effondrer. Nous n'osons pas sortir pour autant, car la mort nous attend à son seuil. Elle reste de l'autre côté car nous faisons barrage, le gris n'est pas que le terne, le gris c'est le blanc et le noir assemblés, le gris c'est notre vie. Non plus que des rats, nous luttons dans cette cave et vivons de misères, survivants en haillons...

Non. Trop pessimiste. Tout le monde pleure. C'est nul.

Le monde est rouge. Rouge comme le sang qui coule dans mes veines. Rouge comme cette zone du compte-tours qu'il est si bon d'atteindre. Rouge comme les drapeaux que brandissent ces inconscients, et comme les champs de bataille de l'ancien temps. Le monde est violent, rapide, fluide, il ne marche pas mais court toujours. A bout de souffle, il ne s'arrêtera pas pour respirer et préfèrera...

Mais qu'est-ce que je dis, moi? J'aurais peut-être mieux fait de ne rien essayer d'écrire aujourd'hui, puisque je n'y arrive pas. J'ai surement trop d'idées en tête, ou peut-être pas assez, ou bien une seule qui masque toutes les autres. JE n'en sais rien.

Vous vous coucherez moins con: A chaque grand essai d'écriture de Roman (et j'en ai déjà commencés quelques uns, des romans, même si ça ne va jamais très loin), les premiers mots sont "le monde est noir" ou "tout est noir". Une sorte de tradition: tous mes récits commencent de nuit ^ ^.

Monday, February 14, 2005

St Valentin

On me reproche (et j'irais jusqu'à trouver ça justifié) de montrer une considération moindre pour la gente féminine en faisant un rapprochement fallacieux avec des animaux (voir les deux post "chasse à courre"). Pour ceux ou celles qui n'ont aucun humour (car bien entendu ces posts sont écrits avec de l'humour, je ne vais pas comparer sérieusement une femme avec un sanglier...), eh bien je m'en excuse.

Nous sommes la St Valentin. Si ce jour ne m'a jamais particulièrement porté chance (jamais en 18 ans n'ais-je été avec une fille un 14 février), il est pour beaucoup une journée symbole de l'amour qu'ils portent à leur conjoints ou dumoins à ceux qu'ils souhaiteraient qu'ils le deviennent (c'est une phrase très française et compliquée, relisez là). Ah, l'amour.

A comme artiste. Parce qu'être amoureux c'est être un artiste, et qu'un artiste est forcément amoureux. Amoureux de sa création, de son rève et de son but quel qu'il soit. Nous sommes tous des artistes en quelque chose, et je sais, pour ma part, que si à mon grand regret aucune fille ne partage ma vie aujourd'hui, mon amour pour ma plume est intact, fort, vivant. Se demander de quoi,(ou de qui) vous êtes amoureux, voilà une question que vous devriez vous poser quelques fois.

M comme malédiction des M. C'est ici un châpitre de ma vie tout à fait inédit. Car il est écrit quelque part que si je tombe amoureux d'une fille qui porte cette lettre en initiale, je serais passionné en vain, et il est peu de celles ci qui ne seront pas de mes muses à jamais (Mathilde, Marie, Marion, Mélanie, je pense à vous quand je dis M).

O comme obstination. Parce que ceux qui baissent les bras et ne cherchent pas ne le trouveront jamais. L'amour attend lui aussi, mais il souhaite (je suppose) un minimum d'efforts pour se révéler. Obstination, car bien des refus et des déceptions jonchent le chemin de l'amour. N'oubliez pas le proverbe: avant de trouver le prince charmant, il faut embrasser beaucoup de crapeauds (valable aussi pour les mecs).

U comme union. Qui n'a pas rêvé d'un amour parfait, d'une Union parfaite des âmes et des corps, d'un être Unique pouvant tout partager avec vous? Utopie, voilà le vrai mot, car cette union parfaite existe peut-être, mais si peu l'ont trouvée que l'espoir est bien faible. Le monde se contente d'être imparfait. On voudrait dire non, mais le peut-on?

R comme réponses. Parce qu'il est trop facile de poser des questions et de laisser en suspens, de laisser traîner un numéro de téléphone sur une table, ou d'aller faire un slow. Parce qu'il faut que je comprenne comme beaucoup que l'amour ce n'est ni le mot ni le rêve que l'on fait, mais bien ce qu'il faut vivre de l'intérieur. Parce que la seule réponse qu'on attend en amour, c'est oui.

Vous vous coucherez moins con: on peut tout faire avec les 5 lettres du mot amour, j'aurais tout simplement eu plus de mal à dévoiler mes sentiments en prenant alouette, mécanique, ordinateur, urinoir et rodéo (nombre d'autres exemples sont valables...)

Saturday, February 12, 2005

Chasse à courre, le retour

Nous y revoilà, après une dernière semaine de cours, les vacances. Deuxième soirée chasse du mois, avec je l'espère, plus de réussite que pour la précédente (on se souvient tous du résultat plus ou moins nul).

Le temps (et je ne parle pas de météo) est affaire cruciale en termes de Chasse. Attaquez trop tôt, et l'animal effrayé partira d'un bond, s'éloignera et partira peut-être ainsi dans les filets d'un autre chasseur.
Attaquez trop tard, et l'animal lassé finira par croire que vous n'êtes pas un chasseur, se prendra d'amitié pour vous. Vous pouvez toujours essayer de tirer après, ceux qui y sont arrivés le savent, ça n'a pas le même goût. (N'oublions pas aussi, chers chasseurs que l'animal qui se lie d'amitié pour vous peut vous faire autant de mal que vous lui en faites).

Le temps, c'est ce qui régit toute bonne traque. Chaque chasseur a sa technique, et l'on distingue plusieurs castes parmi nous. Il y a les Machistadors, montés sur un grand cheval, et qui chassent avec une mitrailleuse, tirant à tout va pour souvent bien peu de gibier. Il y a les traqueurs aussi, préparant le terrain des heures durant, plaçant sur la piste de l'animal de la nourriture et de petites attentions, construisant des pièges sur mesure... Mais le traqueur ne se rend souvent pas compte que l'animal, intelligent, a compris son manège. Il finit quelques fois dans ses propres pièges. Deux classes encore: les chasseurs à l'affût, qui plutôt que de s'aventurer dans la foret, dans l'élément du chasseur type, préfère s'assoir des heures durant, attendant que le gibier passe devant son abri. Hélas pour lui, il a tellement tendance à focaliser sur un animal en particulier que si toute la forêt passait derrière lui, il ne le remarquerait pas. En dernier lieu, citons les chasseurs opportunistes. Ils chassent au fusil le plus simple, sans matériel, sans artifices, en habits de ville. Ils courent simplement à travers toute la foret. L'opportuniste n'attaquera que si le gibier est suffisament près, au point que le chasseur puisse le toucher, l'aprivoiser au son de sa voix. Dommage pour l'opportuniste, car bien rares sont les animaux que l'envie prend d'aller directement au chasseur (encore que certaines chiennes de chasse le font presque naturellement).

Sur ce, j'espère que cette nuit, le gibier sera de sortie,
que la chasse ne se transformera pas en pêche.

Friday, February 11, 2005

Petits Meurtres entres amis

J'avance sans crainte dans ces buissons épais, accroupi, le souffle haletant et le plus silentieusement possible. Contre ma poitrine mon fusil, seul repère dans ce petit monde ou tout tourne si vite. Je vais droit devant moi, mais mon regard ne cesse de bouger, je me sens traqué, suivi, épié.
Mû par une intuition soudaine, je me retourne, et je le vois, il court à une 50aine de mètres, baissé comme moi, et fonce à toute vitesse vers un abri. Une fraction de seconde m'a suffi pour passer de son ombre indisctincte à une image bien nette dans mon viseur. Mécaniquement, je tire, une fois seulement. Il s'écroule, au revoir Mick. Je continue mon éphémère voyage, et je trouve le petit replide terrain comme je l'avais délaissé il y a de cela un petit quart d'heure. Une mitrailleuse m'y attend, et je m'y installe, scrutant méthodiquement les buissons desquels je suis sorti. Un mouvement, une rafale, Nicolas est tombé. Vite, il faut que je parte, car les quelques soldats autour de moi vont converger et la position, bien qu'apparemment sûre, ne sera plus aussi confortable. C'est en la quittant le plus rapidement possible que je tombe pour ainsi dire nez à nez avec Chris, que j'abats dans un mouvement de reflexe. Un cri retentit derrière moi, un "je t'ai vu gorinaz" qui ne trompe pas: je suis dans le viseur de la meilleure gachette ennemie.
J'ai beau fuir, si une première balle me rate de peu, une seconde va traverser mon épaule, et balayer toute ma belle aventure.
Je ne souffre pas, bien entendu. Nous ne souffrons jamais, car nous mourrons tout au long de la journée. "life is a Game" disait Queen, et nous passons aux applications, à courir d'un bout à l'autre de villages, de champs, de stades de foot, nos armes à la main toute la journée. Pour le plaisir, pour le score, pour la gloire.

Vous vous coucherez moins con: Eh bien on a beau dire que cela ne sert à rien, ça détend, et puis nous avons une nouvelle dépendance autre que les pilules ou l'herbe, nous ne pensons plus qu'à tuer, à poser les bombes sur les canons de la plage d'Omaha, à exploser le char du sous sol d'un bunker africain, à tirer, à mourir, à jouer encore et toujours.

Wednesday, February 09, 2005

Elles arrivent!

Attention mesdames et messieurs, les voili les voilou, nous qui les attendons avec tant d'impatience (alors qu'en fait elles ne sont que peu de chose!):
Les vacances.

Officiellement, il reste encore pas mal d'heures de cours pour tout le monde. Mais déjà ceux qui habitent dans des logements étudiants sont pour la plupart rentrés chez eux, et ceux qui ont une heure de bus rechignent à venir. Les temps (et la météo également) sont plus propices à un sentiment de liberté qui nous fait déserter les salles de cours, qui nous fait rêver plus souvent, qui nous soude au moments de déconne.

Et peut-être est-ce les vacances, ou le temps qui passe, mais on sent cette liberté grandir. Qui va au cours d'informatique du mardi après-midi? Après un vote rapide (5 secondes) le choix de tous est fait.
LE fait que nous possédions (et le verbe posséder est bien choisi) une salle munie de PC, dans laquelle nous ne payons ni la connection, ni l'electricité, ni rien en fait, une salle ou l'on peut jouer, se connecter, bosser, déconner à volonté, sans en fait subir aucun emmerdement, aucune pression...
Un psychiatre conseillerait cette salle à tout stressé. Vous y êtes entrés une fois, et vous y restez à jamais, par le corps ou l'esprit.

Même en ces temps ou l'on ne doit plus penser qu'aux vacances et à la liberté;

Salle Essaim, je te rends grâce.

Sunday, February 06, 2005

"Pour moi ce n'etait jamais qu'un slow"

Argh. Il y a des choses qui restent plus que d'autres en travers de la gorge.

Expliquons donc en long et en large la soirée de chasse du vendredi soir.
Tout commence vers 9 h 30, quand j'arrive là bas, seul parce que je suis venu à pieds, et que les autres sont en retard. Je vais me morfondre durant une petite demi-heure. Enfin, je ne m'ennuie pas trop, cette soirée est dédiée au plaisir des yeux, et le groupe qui joue devant moi à cette heure est assez divertissant.

A leur arrivée, la fête commence réelement. On se ballade, on montre notre fac, alors qu'elle ne sera plus jamais comme elle l'est ce soir: des tables un peu partout, de la bière à flots, à manger, et des filles, des filles, des filles à n'en plus finir. Avec Alexis et Thomas surtout, nous ne dissimulons pas notre plaisir à accueillir chez nous toute cette gente féminine.

Le temps passe doucement, nous discutons, allons voir et admirer le show de breakdance qui nous est proposé. Un petit tour aussi dans l'amphi B, que nous ne reverrons jamais avec le même oeil: imaginez-le (pour ceux qui le peuvent) avec près de 100 personnes debout sur les tables, les bras en l'air, hurlant, dansant, avec des bières sur les tables tandis que l'écran sert de karaoké géant, que les projecteurs illuminent brièvement la salle... C'est un peu irréaliste. Il n'y a pas de gros temps mort, puisque bientôt, le concert de Cédric (autrefois l'un des guitarristes du groupe) prend place, et c'est au son maximum que nous révisons les classiques du rock, ça fait toujours plaisir, un petit Acdc, U2... Le concert terminé, nous sommes repartis pour un tour (une petite bière) et quelques plaisanteries de mauvais goût à propos de la fille venue en minijuppe.

Un défilé de mode plus tard (le nom est flatteur car c'était bien peu de choses, mais nous avons tout de même bien ris) et la discothèque commence. Danser, c'est aussi mon truc, et sans vouloir me vanter, je crois être capable de bonnes choses dans ce domaine... Avec Alexis, Mick, et Johann, nous allons mettre le feu au dance-floor! Cela dit, le temps passe, et les opportunités se raréfient au fur et à mesure de la soirée, et bientôt chaque fille que nous voyons est accompagnée. Bastien part, emmenant avec lui Mick, Johann et Laurent. Laissant juste Alexis et moi, dans notre quète désespérée et notre danse effrénée. On ne va pas se plaindre, on s'ammuse bien, et les musiques sont cultissimes, aussi il est facile de se rapprocher de tel ou tel groupe de filles. Et ceux-ci, disparaissent peu à peu au fil du temps.

Lorsqu'Alexis part, je l'avoue, je me sens un peu seul. Mais je ne baisse pas les bras, j'en veux, comme le prouve mon post avant de partir. Je me rapproche au fil de la musique, d'un groupe de 4 filles que je n'ai jamais vu auparavant, serait-ce croisées sur la colline de la fac. Je m'en rapproche, encore et encore. Et providence peut-être, alors que j'arrive enfin à ma destination (j'entrais dans leur "cercle" de danseuses), sont arrivés les slows, gâchant toute une approche mais offrant plus d'opportunités encore. Je m'approche de l'une d'elles, et lui propose cette danse, qu'elle accepte (occasionnellement, c'est la musique de "la boum"). J'apprends aussi qu'elle s'appelle Elodie, ce qui c'est vrai, me fait une belle jambe. Mais j'ai envie d'en savoir plus. A la fin du slow, nous nous séparons (tendrement ais-je envie de me dire), et consciemment ou non, je la suis. Et puis arrivée à son groupe de copines, elle se retourne (soudain) et va vers moi. Je l'aurais embrassée (le mouvement partait pareil) mais j'ai eu un doute, et j'ai bien agi, car c'est vers mon oreille qu'elle se glissait, pour me dire ces mots si cassants: "Tu sais pour moi, c'était juste un slow."


Pétasse.

Friday, February 04, 2005

Chasse à courre

Ce soâââââr, mes amis, nous sortons.

La chasse est ouverte. Nous partons tôt, et tout notre matériel de la dernière mode est avec nous, pour nous aider, pour nous porter, pour que nous tentions l'impossible.

Parce que la situation ne peut plus durer. Parce que je me révolte contre le club des chasseurs endurci auquel je suis un adhérent contraint et forcé. Cette fois il y en a marre, marre, et pire que marre.

Comprenons nous bien, chers lecteurs. Ce n'est pas parce que les armes sont chargées et que certains cherchent à tirer à tout bout de champ, les yeux perpetuellement derrière le canon, que la situation est la même pour tous.
Je pense que le moment venu, il est important de se souvenir que l'animal n'est pas que gibier, qu'il est souvent mieux en liberté, dans la nature ou il peut s'épanouir... Les plus habiles et respectueux sauront alors apprivoiser ces merveilles de la nature, voir par dela les trophés et penser alors à l'avenir de l'espece, sans cesse menacé.

C'est ça aussi, l'écologie!

Vous vous coucherez moins con: Que tous ceux qui ont des idées mal tournées quittent immédiatement ce blog... C'est indigne de vous!