Soirée de l'Epée.
Soirée SKA, du vendredi 25 février 2005.
Tout commence lorsque j'arrive devant la FLSH, et que j'y rencontre JC (appelons le Dracul) et Nico (appelons le Tchavo). La soirée a failli commencer à cet instant, puisque nous sommes rentrés, et que nous avons vu un groupe jouer. Problème, il n'y a pas un chat, et après 5 minutes de petite visite de la FLSH, on nous demande poliment d'aller faire un tour ailleurs pendant encore une petite heure.
L'occasion idéale pour visiter le bordel de Dracul (on en parle de réputation dans la moitié de la Fac). Seulement, après la petite coupure d'électricité sur le Campus, c'est une chambre d'étudiant rangée (dans les limites du possible) que je découvre. Même si je ne suis pas bon juge en rangement, je dis que c'est tout à fait vivable (à présent tout du moins). L'heure d'attente, nous l'avons passés à jouer à l'ordi, sur un jeu qui paraît idiot mais ne l'est pas, qui consiste à réfléchir comme un fou pour qu'un pinguin évite des chasseurs et des trous dans la glace pour aller dans sa tanière (je vous épargne les détails, là).
Bastien arrive, et peu après, nous partons pour la fête. Petit arrêt à la voiture de Bastien pour laisser les vestes, et courir comme des dératés en chemises et petits pulls par une température négative. Le bohneur coute 2 euros ce soir, nous payons sans remords. Dans un premier temps, on se contente de suivre la musique, que délivrent deux baffles reliées à un ordi. Nous nous posons et les discussions vont varier un peu plus d'une heure durant, à propos de tous les sujets d'actualités, des partiels à venir, du pape (qui ne bouge plus, ne respire plus tout seul, ne parle plus, n'entend plus... Mais qui est toujours pape, hein, faudrait pas déconner), et aussi (et surtout) des filles que nous croisons, que nous voyons, qui sont parmi nous ce soir.
Soudain, la musique s'arrête, et on nous prévient du début imminent du premier concert. J'arrive dans la salle, et Dracul va immédiatement se placer devant, au plein centre du public. Préférant tâter un peu l'ambiance, je m'installe avec les autres à l'écart. Je rencontre Nicolas (pas Tchavo) de la Chorale, qui lui étudie à la FLSH, et qui est venu faire la fête ce soir. Et pendant qu'il va boire un (gros) coup, je rejoins Dracul, parce que je ne supporte pas de rester immobile quand la musique est bonne, quand il y a une excellente ambiance et un groupe qui assure.
Commence une heure de folie à danser toujours plus près de la scène, toujours plus dingue, toujours plus dans le rhytme. A bouger, souvent les yeux fermés, sans aucun contrôle sur mon corps qui danse en mesure, habité par la musique, en transe dans ces moments divins. Il y a du calme et du moins calme dans le Ska, et on a droit à quelques pogos, mais si en général cela me rebute (violent, tout de même), je me suis laissé entraîner: rien de méchant ce soir, des pogos "gentils", une ambiance amicale, tous les danseurs (et danseuses...) se sourient, se parlent, échangent des mouvements dans ce qui devient vite un semblant de brouillard d'herbe illégale.
Fin du premier concert, j'ai droit à un parcours du combattant pour aller me chercher une bière (200 personnes environ ont eu la même idée), mais pour celui qui aime le contact rapproché, cette file d'attente est une aubaine plus qu'un dérangement. Je suis tout de même bien heureux de m'asseoir avec les copains et de tirer un petit bilan: tout va excellemment bien. Alors nous redescendons, et reprenons place dans la salle de concert. Et cette fois, Dracul et moi sommes au premier rang (le nôtre, enfin). Le second groupe étant encore meilleur que le premier, cela donne une idée de mon état d'esprit (j'étais une grande partie du temps en pure transe jubilatoire). Et puis vers le milieu du concert, au sortir d'un pogo, je vois venir au côtés de Dracul et moi, deux dignes représentantes de la gente féminine. Cela dit, même si bien des idées et perspectives nous ont traversé l'esprit dans le quart d'heure qui suivit, il n'y eut aucune tentative digne de ce nom (et puis en fait nous visions tous deux la même fille). Bastien s'en allant, je pars avec lui (j'ai ma veste dans sa voiture), et une fois que je l'ai endossée, je retourne à la fête. Dracul s'en allant lui aussi, je reste, sous l'invitation de Nicolas de la Chorale, avec toutefois l'impression de rentrer un petit peu au chausse pied dans son groupe d'amis. Groupe très sympathique par ailleurs. Et plus que sympathiques sont certains ("certaines" trahirait ma pensée) des élements de ce groupe. Je passe donc un fort bon moment, à discuter en toute liberté avec des gens qui me sont totalement étrangers, avec les amis, les amies de celui qui étonne tout son entourage ce soir: Nicolas de la Chorale, oui, Nicolas est très très gai.
Après une bonne heure (une très bonne heure) d'amusements en tous genres, je m'en suis retourné chez moi, accrocher ma lessive (ordre spécial de ma mère en partant), il est 3h 15 du matin.
des soirées comme ça, j'en veux une par semaine (sauf la semaine prochaine, à cause des partiels)....

