Door to my own world
Certains d'entre vous le savent, je vis dans deux mondes simultanément.
Il y a le mien et le vôtre.
On pourrait les croire similaires, on pourrait même croire qu'il n'y en a qu'un dans ma vie. Et pourtant, les choses sont bien différentes. Bien entendu, je ne pense pas qu'il soit facile de vous expliquer à quoi ressemble mon monde et ces rêgles. Aussi vais-je vous interpeller. Cela me paraîtra plus facile.
Monte la pente de l'Université. Au sommet de la pente, arrivé au blocs de pièrre, retourne toi. Regarde le monde à tes pieds.
Tu y vois les gens qui prennent leur voiture le matin comme tous les jours depuis 20 ans, et qui ne savent pas pourquoi. Tu y vois des élèves assis à tes côtés en cours, qui montent péniblement, le visage triste, ils regardent leurs pieds.
Tu vois encore et encore les mêmes visages, de ces gens qui subissent, qui travaillent trop tard et se lèvent trop tôt, de ces gens qui en ont marre et qui n'ouvrent la bouche que pour se lamenter.
Balaie tout ça. Tu n'as pas monté la pente pour voir ça, n'est-ce pas? Bien sur que non. Créé ton monde. Tu vois soudain la même image, et tous ces merdeux n'y sont plus.
Tu as fait le premier pas. Bravo.
Maintenant, le monde paraît un peu vide, non? Alors fais mieux. Reviens en arrière, et laisse les merdeux ou ils sont. Après tout ils ont le droit de vivre même dans ton monde. Mais ils doivent servir à quelque chose, sinon à quoi bon les laisser? Justement. Tu as devant toi tout un peuple, qui n'a dans ton monde d'autre utilité que de te servir.
Regarde toi, tu es un Roi.
C'est à toi qu'il appartient à présent de voir ton royaume comme tu l'entends, de savoir qui va te servir, et qui est à la cour avec toi. A qui tu te sens obligé de faire des concessions pour ton propre pouvoir et enrichissement.
Dans ton monde une poignée de main sera un "bonjour sire", un regard une révérence, une parole un compliment. Mais laisse parler tes amis comme dans le monde réel, car tu n'as pas d'intéret à gouverner un monde seul.
A présent parcours ton monde. Apprends à le connaître, façonnes en les rêgles, fais toi tyran ou conquérant. A toi de faire en sorte que ton peuple n'oublie pas qu'il a un Roi. Que tu es un Roi, que tu n'acceptes pas d'être gouverné en ton monde.
Voilà. Un nouveau monde est né. Le tien. Ca a l'air facile, hein?
Reviens maintenant dans le monde des autres, le monde réel. Houla, tout à l'air de mal aller. On te regarde comme une merde. Tu te prends des vestes, tu rates ce que tu entreprends. Et quand tu veux t'échapper pour ton monde, tu trouves la porte fermée. Tu te tournes vers moi et tu me dis que ce n'était pas dans le contrat.
Je te réponds que garder ton monde sera la chose la plus difficile que tu ais jamais entrepris, la plus belle aussi. Parce que le monde des autres ne voudra pas du tien: il risque d'être meilleur, et les gens voudront peut-être vivre dans le tien plutôt que dans le leur. Il va falloir lutter.
Il va falloir te battre pour ton monde.
Chaque claque, chaque mauvaise note que le monde t'envoie, chaque nuage sur ton ciel, il va falloir les encaisser plus fort encore. Les gens n'aiment pas être gouvernés, n'aiment pas savoir que tu ne les subis plus, que tu les combats, que tu les mets à ta botte.
Ton monde, tu ne le verras que lorsque tu auras relevé la tête. Les plus belles choses du monde ont un prix, celui de ton monde est ta force de caractère. Soit têtu, obstiné. Sert toi de ton monde pour accomplir tout ce que tu ne peut faire dans celui des autres. Un mur se dresse devant toi? Casse le. Une femme te refuse? Elle t'attend dans ta chambre. Tu rates tes exameins? Regarde, voilà ton diplôme. A toi de savoir si ton monde est vérité ou illusion, à toi de choisir ce que tu veux croire.
Mais méfie toi. Ce n'est pas parce qu'un monde t'appartient que tu ne dois voir que lui. Il faut que tu apprennes à jongler avec ton monde et ceux des autres. La chose est difficile, parce que si ton monde est un refuge quand les choses vont mal, tu ne dois pas y rester trop longtemps. Si tu ne te bats pas dans le monde des autres, le tien ne te sers plus à rien. Tu tomberas en décrépitude, et tu finiras replié sur toi même, seul au monde.
Voilà, tu connais les bases à présent. A toi de découvrir à présent ce que ton monde peut t'offrir, de créer ce dont tu as besoin pour le faire attrayant, pour t'y sentir chez toi. A toi de te battre pour lui.
Bats toi. Gagne, ton monde te le rendra. Il faut que tu apprennes à perdre aussi. Courbe l'échine, ton temps viendra. Si tu sait perdre, alors tu sais bien plus que celui qui n'a jamais perdu.
Je te laisse. Tisse ta toile. Bats toi pour elle. Parce que c'est TA toile. Ton combat. Ton monde.
Il y a le mien et le vôtre.
On pourrait les croire similaires, on pourrait même croire qu'il n'y en a qu'un dans ma vie. Et pourtant, les choses sont bien différentes. Bien entendu, je ne pense pas qu'il soit facile de vous expliquer à quoi ressemble mon monde et ces rêgles. Aussi vais-je vous interpeller. Cela me paraîtra plus facile.
Monte la pente de l'Université. Au sommet de la pente, arrivé au blocs de pièrre, retourne toi. Regarde le monde à tes pieds.
Tu y vois les gens qui prennent leur voiture le matin comme tous les jours depuis 20 ans, et qui ne savent pas pourquoi. Tu y vois des élèves assis à tes côtés en cours, qui montent péniblement, le visage triste, ils regardent leurs pieds.
Tu vois encore et encore les mêmes visages, de ces gens qui subissent, qui travaillent trop tard et se lèvent trop tôt, de ces gens qui en ont marre et qui n'ouvrent la bouche que pour se lamenter.
Balaie tout ça. Tu n'as pas monté la pente pour voir ça, n'est-ce pas? Bien sur que non. Créé ton monde. Tu vois soudain la même image, et tous ces merdeux n'y sont plus.
Tu as fait le premier pas. Bravo.
Maintenant, le monde paraît un peu vide, non? Alors fais mieux. Reviens en arrière, et laisse les merdeux ou ils sont. Après tout ils ont le droit de vivre même dans ton monde. Mais ils doivent servir à quelque chose, sinon à quoi bon les laisser? Justement. Tu as devant toi tout un peuple, qui n'a dans ton monde d'autre utilité que de te servir.
Regarde toi, tu es un Roi.
C'est à toi qu'il appartient à présent de voir ton royaume comme tu l'entends, de savoir qui va te servir, et qui est à la cour avec toi. A qui tu te sens obligé de faire des concessions pour ton propre pouvoir et enrichissement.
Dans ton monde une poignée de main sera un "bonjour sire", un regard une révérence, une parole un compliment. Mais laisse parler tes amis comme dans le monde réel, car tu n'as pas d'intéret à gouverner un monde seul.
A présent parcours ton monde. Apprends à le connaître, façonnes en les rêgles, fais toi tyran ou conquérant. A toi de faire en sorte que ton peuple n'oublie pas qu'il a un Roi. Que tu es un Roi, que tu n'acceptes pas d'être gouverné en ton monde.
Voilà. Un nouveau monde est né. Le tien. Ca a l'air facile, hein?
Reviens maintenant dans le monde des autres, le monde réel. Houla, tout à l'air de mal aller. On te regarde comme une merde. Tu te prends des vestes, tu rates ce que tu entreprends. Et quand tu veux t'échapper pour ton monde, tu trouves la porte fermée. Tu te tournes vers moi et tu me dis que ce n'était pas dans le contrat.
Je te réponds que garder ton monde sera la chose la plus difficile que tu ais jamais entrepris, la plus belle aussi. Parce que le monde des autres ne voudra pas du tien: il risque d'être meilleur, et les gens voudront peut-être vivre dans le tien plutôt que dans le leur. Il va falloir lutter.
Il va falloir te battre pour ton monde.
Chaque claque, chaque mauvaise note que le monde t'envoie, chaque nuage sur ton ciel, il va falloir les encaisser plus fort encore. Les gens n'aiment pas être gouvernés, n'aiment pas savoir que tu ne les subis plus, que tu les combats, que tu les mets à ta botte.
Ton monde, tu ne le verras que lorsque tu auras relevé la tête. Les plus belles choses du monde ont un prix, celui de ton monde est ta force de caractère. Soit têtu, obstiné. Sert toi de ton monde pour accomplir tout ce que tu ne peut faire dans celui des autres. Un mur se dresse devant toi? Casse le. Une femme te refuse? Elle t'attend dans ta chambre. Tu rates tes exameins? Regarde, voilà ton diplôme. A toi de savoir si ton monde est vérité ou illusion, à toi de choisir ce que tu veux croire.
Mais méfie toi. Ce n'est pas parce qu'un monde t'appartient que tu ne dois voir que lui. Il faut que tu apprennes à jongler avec ton monde et ceux des autres. La chose est difficile, parce que si ton monde est un refuge quand les choses vont mal, tu ne dois pas y rester trop longtemps. Si tu ne te bats pas dans le monde des autres, le tien ne te sers plus à rien. Tu tomberas en décrépitude, et tu finiras replié sur toi même, seul au monde.
Voilà, tu connais les bases à présent. A toi de découvrir à présent ce que ton monde peut t'offrir, de créer ce dont tu as besoin pour le faire attrayant, pour t'y sentir chez toi. A toi de te battre pour lui.
Bats toi. Gagne, ton monde te le rendra. Il faut que tu apprennes à perdre aussi. Courbe l'échine, ton temps viendra. Si tu sait perdre, alors tu sais bien plus que celui qui n'a jamais perdu.
Je te laisse. Tisse ta toile. Bats toi pour elle. Parce que c'est TA toile. Ton combat. Ton monde.


8 Comments:
bon, déjà, sans lire, un comm pour être le premier pour ce qui est supposé être le comm de la vie de Gorinaz... un autre (comm) va suivre sous peu ^^
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Au fait dernière chose.
C'est pas Jacques Werber mais Bernard Werber.
Comme quoi la bouteille...
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Dammit I change againExplication de tous les comms supprimés un peu plus haut (j'en suis la cause !):
il se trouve que j'avais écrit certaines choses sans intérêt, mon esprit étant particulièrement encombré en ce moment...
et j'ai donc décidé d'effacer mes comms, et Gorinaz a dû effacer les siens qui avaient plus aucun sens une fois les miens disparus...
voilà, vous savez tout...
mais après relecture aujourd'hui de mes inepties de hier, je me suis dit qu'il fallait vraiment que je les enlève... c'était une nécessité et un besoin !
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