Une nuit
C’est juste une nuit. Longue, oui, enfin pas plus qu’une autre. Une nuit sèche, qui laisse entendre les bruissements d’une bise brisant le calme des maisons endormies. Une nuit lourde, une nuit nuageuse, qui présage l’orage et sa rage par de sombres étendues.
Une nuit sans étoiles. Ah si, en voici une. Perdue dans l’obscurité, elle brille pour toutes les autres, comme si toutes avaient déserté pour ce petit coin de galaxie en cet instant éclairé. On voudrait se laisser bercer par le bruit des criquets, mais c’est une nuit d’automne. Une nuit seule où seule nuit la lune, qui d’une lumière blafarde balaie les maisons de leurs ombres, qui éclaire les villes comme des champs de bataille. Une nuit pour tant de vies, à contempler le ciel ou le plafond d’une chambre, à travailler sans relâche ou à relâcher son travail.
Une nuit pour un grand frisson. Pas celui du plaisir, l’autre grand frisson, laissant toutes les possibilités entre nos mains, écrire ou dormir, marcher ou courir, créer ou détruire, vivre ou… Non, ce n’est pas une nuit pour tout ça. C’est une belle nuit pour les rêves d’enfants, toute faite de châteaux aux tours démesurées toutes emplies de princesses endormies. C’est une belle nuit pour chasser la souris puisque de chaque buisson semble émerger l’un des chats du quartier.
Une nuit de murmures sans doute, toute emplie des prières des gens dans leur lit, des volutes d’espérances combattant des brumes d’amours incompris sur de denses fumerolles de volonté. Une nuit pour les autres alors? Non, c’est une nuit seule, je vous l’ai déjà dit.
Une nuit ambitieuse, qui ne veut pas partir, mais qui ne sait pas s’y prendre. A peine quelques heures déjà et tous s’endorment pour attendre le matin. Pas une nuit ratée, ni une nuit timide non, elle a étendu son voile par delà le ciel d’une seule traite, sans un coup de semonce, sans une rafale de vent.
Une nuit pour réfléchir c’est vrai, peut-être celle la plus qu’une autre. Pour toutes les questions sans réponses, pour les longs silences angoissés, une nuit pour la peur aussi. Comme une nuit de réveillon, elle est porteuse de toutes les résolutions et nous laissera là, tout pensants, comme nus devant le soleil levant. C’est une nuit pour naître et vivre.
Une nuit vivante, une nuit prenante, sans rien avoir de plus que les précédentes.
Eh oui, c’est juste une nuit.
Une nuit sans étoiles. Ah si, en voici une. Perdue dans l’obscurité, elle brille pour toutes les autres, comme si toutes avaient déserté pour ce petit coin de galaxie en cet instant éclairé. On voudrait se laisser bercer par le bruit des criquets, mais c’est une nuit d’automne. Une nuit seule où seule nuit la lune, qui d’une lumière blafarde balaie les maisons de leurs ombres, qui éclaire les villes comme des champs de bataille. Une nuit pour tant de vies, à contempler le ciel ou le plafond d’une chambre, à travailler sans relâche ou à relâcher son travail.
Une nuit pour un grand frisson. Pas celui du plaisir, l’autre grand frisson, laissant toutes les possibilités entre nos mains, écrire ou dormir, marcher ou courir, créer ou détruire, vivre ou… Non, ce n’est pas une nuit pour tout ça. C’est une belle nuit pour les rêves d’enfants, toute faite de châteaux aux tours démesurées toutes emplies de princesses endormies. C’est une belle nuit pour chasser la souris puisque de chaque buisson semble émerger l’un des chats du quartier.
Une nuit de murmures sans doute, toute emplie des prières des gens dans leur lit, des volutes d’espérances combattant des brumes d’amours incompris sur de denses fumerolles de volonté. Une nuit pour les autres alors? Non, c’est une nuit seule, je vous l’ai déjà dit.
Une nuit ambitieuse, qui ne veut pas partir, mais qui ne sait pas s’y prendre. A peine quelques heures déjà et tous s’endorment pour attendre le matin. Pas une nuit ratée, ni une nuit timide non, elle a étendu son voile par delà le ciel d’une seule traite, sans un coup de semonce, sans une rafale de vent.
Une nuit pour réfléchir c’est vrai, peut-être celle la plus qu’une autre. Pour toutes les questions sans réponses, pour les longs silences angoissés, une nuit pour la peur aussi. Comme une nuit de réveillon, elle est porteuse de toutes les résolutions et nous laissera là, tout pensants, comme nus devant le soleil levant. C’est une nuit pour naître et vivre.
Une nuit vivante, une nuit prenante, sans rien avoir de plus que les précédentes.
Eh oui, c’est juste une nuit.

