Blog de l'Etudiant Irrecuperrable

Parce que mes 52 heures de fac hebdomadaire ne me suffisent pas. Parce que les sciences rendent con. Parce que la vita est bella... Parce que je fais 1m74 et que le monde est grand, Pour moi, pour elle, pour vous aussi, il le fallait, ce blog.

Monday, March 28, 2005

Petite visite guidée

Après avoir passé une matinée lénifiante à travailler durement, je me suis mis en tête cette après-midi de faire quelque chose sortant un peu de mon ordinaire.

Bien évidemment, l'appel du PC était un peu trop fort pour que je puisse y résister, même si je m'étais fixé une limite de temps, afin de ne pas retomber dans mes affres habituelles (les trucs du genre : "je m'y mets et je joue 10 min", et puis après : "oh merde, il est déjà l'heure de manger?").
Alors me voilà sur internet. Je parcours rapidement mon blog afin de voir (hélas) que rien n'a changé depuis hier, que ce sont toujours les mêmes qui postent, etc... Et puis je me suis interessé à la commange située en haut à droite de la page, marquée "next blog". Je connais le principe, il est simple, cette option vous affiche un blog choisi par un programme de recherche aléatoire, dans la base de données qui regroupe toutes les adresses blogspot du monde. On peut ainsi voyager d'un blog à l'autre sans jamais voir le même en appuyant indéfiniment sur le même bouton "next blog". Alors je me suis mis en tête une idée originale, de trouver un (ou une) correspondante de blog à l'autre bout du monde ou en France. Et le cas échéant, je me promis d'au moins trouver un autre blog français dans la liste.

Eh bien je peux vous dire qu'en deux heures et demie, j'ai vu plus de 1000 blogs. J'ai vu bien des choses, certaines innénarrables, d'autres banales, et je ne sais combien d'originalités qui mériteraient une mention dans cet article. Mais pour revenir au sujet, je n'ai trouvé, attention accrochez vous, en plus de deux heures et demie de recherche, AUCUN blog français sur blogspot, pas même les trois que je connais, c'est à dire le mien, et celui de mes estimés collègues Apfelstrudel, et le Dworak du ciel. Donc, aucun site français. Un seul et unique intéressant blog canadien, qui posait des questions (j'ai répondu à l'une d'elles, qui demandait si le lecteur était attiré par les rives des lacs ou des mers pour y construire leur habitat) sans caractère publicitaire. J'ai pu lire deux ou trois blogs allemands (dont l'un, inévitable, sur Michael Schumacher), une bonne vingtaine de blogs néerlandais (indéchiffrables), un seul et unique blog norvégien (j'ai reconnu à l'écriture et aux photos très intéressantes). Par contre, il y a une bonne 50aine de blogs italiens, une bonne 100aine de blogs espagnols, et une écrasante majorité d'anglais et d'américains. L'anglais étant LA langue internationnale, il y a aussi quelques russes, et surtout un nombre assez incroyables d'asiatiques (Japon surtout, mais aussi les philippines et la Malaisie) qui écrivent tous en anglais. L'amérique du sud est assez peu représentée, sauf le Brésil (qui inaugure: des blogs avec des photos... Pornographiques (!!)), et la capitale du Vénézuella, Caracas, qui abrite quelques blogs écrits en espagnols. Bien entendu, les Américains du nord sont en écrasante majorité, rien d'étonnant, et on découvre de tout chez eux, notamment des blogs qui racontent la vite de parents qui viennent d'avoir des bébés, et qui racontent leur bohneur (et leur calvaire) de papas ou de mamans. Il y a les blogs de teens, niais au possibles, ou axés sur les stars (dont un sulfureux sur l'actrice Meg Ryan). Il y a les blogs-catastrophes (toujours nord des Etats-unis) qui en sont à "ma vie est une merde, je suis fini, vive le diable"... et les blogs paradis genre "ma vie est exceptionnelle, regardez, là c'est moi, et là c'est mon chien"... Bien entendu, il y a ceux qui sont inclassables (le mien j'espère en fait partie) et encore deux petites catégories. La première, ce sont les illisibles (écrits en caractères arabes ou chinois par exemple), et la seconde, assez peu répandue, est ceux qui ont fait de leur blogs des oeuvres d'arts. Des fonds de blogs, des musiques à chaque article, des photos-montages, des animations flash, rien n'est assez bon pour assouvir leur passion. Mais généralement, ce sont des groupes d'étudiants... Enfin, dernière des classes apparentées, j'ai relevé les blogs industriels, et les blogs d'assotiations américaines, dans le genre de "trouvez un avocat facilement" ou "l'aide négligées des Diabétiques de l'Alabama".

Bon, je sais j'y ai passé plus de temps que j'aurais du. Ca m'a rendu malade, j'ai encore mal aux yeux, et il y a une heure, je ne me sentais pas bien (le mélange de langues sûrement). Cela dit, je ne peux que vous conseiller de faire un tour ce ce côté de la toile, qui est à portée de souris.

Attendez vous à des surprises, et ne vous arrêtez pas aux barrières de la langue: les blogs les plus impromptus sont souvent américains (quel hasard...).

@+!

Wednesday, March 23, 2005

Au revoir les enfants

Jamais nouvelle ne fut plus dure à annoncer, chers amis. Cela dit, au vu des résultats des partiels de Mars 2005, et même si on ne connaît pas à cette heure l'intégralité des notes, j'ai quelques annonces à vous faire. Pesantes.

-J'annonce séance tenante mon exclusion (volontaire) de la Salle des Prépas Essaim, dédiée au jeux, et aux gens qui réussissent. Ne réussissant que peu de choses, je ne considère pas que j'ai ma place aux jeux, aux divertissements, pas même aux amis exceptionnels que cette salle renferme.

-L'exclusion ci-dessus prendra effet le mardi 29 mars 2005. J'invite quiconque qui me verrait entrer dans cette salle à s'assurer que je n'y joue pas. Que je n'y zone pas. Que je n'y reste pas.

-J'annonce ici mon retrait progressif des escapades, de l'école buissonnière pratiquée durant certains cours. J'annonce de plus que je compte suivre les cours en amphi avec une intensité nouvelle, aussi j'espère votre clémence dans le cas ou je ne serais assis parmi vous, si, encore une fois, je m'excluais du rang que vous formez.

-Je ne demande aucune compassion, aucune aide, aucune main secourable. Je ne demande que le respect des souhaits exprimés ci-dessus, c'est à dire de me laisser travailler seul lorsque j'en exprimerais la volonté.

-Je ne vous verrais plus aussi souvent qu'auparavant, chers amis, mais je tiens à vous dire de tout mon coeur que si je fais cela, c'est pour rester parmi vous une année supplémentaire. Je vous aime beaucoup, je tiens à vous, je vous admire énormément, et j'aimerais de tout mon être tout continuer comme avant. Mais la situation ne le permet pas. Je suis terriblement désolé de m'éloigner de vous.

-Je ne vous demanderais qu'une seule chose, et il s'agit de votre soutien. Je ne veux pas rester cet "etudiant irrécupérable" que je suis devenu en l'espace de quelques mois. Il m'est avis que prochainement, je voudrais, consciemment ou non, retourner m'amuser avec vous. Je vous demanderais de me rappeler à la réalité, de m'envoyer chier, de me dire d'aller bosser, bosser encore et encore. Peut-être que je craquerais, que je voudrais renoncer. Je vous demanderais de me pousser, de me baffer, de me remettre au travail, plutôt que de me laisser m'amuser avec vous.

-J'annonce enfin, concernant mes lecteurs, que j'essaierais de continuer, voire de hausser le nombre de publication de posts.

-Ce post me déchire en deux. Mon affection pour Ceux de la prépa est très grande. Enorme. Je vous adore. Et c'est pour continuer à vous voir que je dois m'exiler, que je dois quitter tout ce que j'aime pour en baver, pour bosser. Pour réussir.

Au revoir les enfants.

Friday, March 18, 2005

Another day in paradise

Imaginez... Imaginez des coureurs en robe et ces cyclistes en caleçon. Imaginez des sprints en bonnets de bain et un tandem écossais. Imaginez des pijamas au départ de la course et un vélo transformé en avion de papier alu.

Imaginez tout ça et cela vous donnera une bonne idée de ce que peut être un Duatlon organisé par l'Université de haute alsace. Pour ceux qui y étaient (qu'il en gardent le souvenir) et pour donner envie à ceux qui n'y étaient pas, voici une petite chronologie.

12h: Départ du premier bus pour Colmar. On part pour une heure de sms débiles à souhaits, parce que Bastien a son forfait illimité, et que moi et Nico, qui sommes à 15 rangs de lui, sommes rechargés demain.

13h: Arrivée à Colmar, sur leur campus, qui de nos yeux paraît (à côté de cette si belle ville) un peu petit et très moche. Voila, la chose est dite, on ne va pas en faire un cinéma, il fait 25 degrés, le ciel est bleu, un doux parfun de vacances rêgne sur la place.

13h05: Les profs de sports, qui devraient changer de lunettes, ont publiés notre nom d'équipe écorché: nous ne sommes plus les Badgers (qui veut dire "blaireaux" en anglais) mais les "Badges", ce qui n'est plus du tout, mais alors plus du tout drôle.

13h15: En tant qu'organisateur (attention, on ne rigole plus) je reçois un maillot rouge, un brassard rouge, et, trippant comme toujours, un sifflet. Les autres reçoivent leurs maillots colorés (deux jaunes, deux bleus, deux verts et deux rouges).

13h25: Tout le monde est changé (sauf moi qui ne cours pas), et nous sommes 9 à tenter comme des Badgers d'accrocher la plaquette en bois avec le numéro de notre équipe dessus (le 4) au VTT.

13h30: Toujours cette fichue plaquette. Et malgré les noeuds marins, impossible de la faire tenir.

13h40: La plaquette fixée, on part mettre nos affaires dans la voiture de l'un des gars de la FST qui accepte gentillement de voire sa caisse bourrée à ras la banquette de sacs de sports et de vestes inutiles (en une semaine, nous sommes passés du duvet au T-shirt).

14h15: Alors que je viens de discuter avec tout le monde, je vais voir un organisateur (un vrai), qui me signifie que je suis déjà en retard, que je devrais être à ma place, que c'est intolérable ces jeunes qui ne savent rien de la course qu'ils organisent.

14h20: Fort jolie fille assise tranquilement au point de contrôle 19, m'indique ma route. Etant installé officiellement entre le 18 et le 19, je ne nie pas mon plaisir.

14h24: Machination, dilemne: une fort jolie fille vient de garer sa voiture et s'installe au point de contrôle 18. Dans l'indécision totale, et ne trouvant aucune indication ni aucun carrefour à contrôler pour la course, je décide de patrouiller et de m'installer au 19.

14h30: Il semble que le départ est donné, d'après les acclamations. Deux gars de l'Essaim arrivent et se posent (ils sont aussi de l'organisation) à mon poste 19. En oubliant notre compagne, nous discutons de Mulhouse et de l'école d'ingénieur. On établit un petit plan pour gérer les camions et les bus qui passent à toute vitesse dans cette petite rue ou tous les vélos de la course voudront passer.

14h50: Un scooter de la police de Colmar, et juste derrière, rivalisant avec le ministère public, un cycliste passe à toute allure... Chez les premiers, ça ne rigole pas! Dans le même temps, le départ a sans doute été donné dans l'entrepot Kunegel à côté, et les bus sortent en masse, sans compter les camions qu'il faut gérer. Pour imaginer notre position, mettez vous debout au milieu de la route quand un camion citerne arrive sur de son bon droit, et tentez de l'arrêter d'un geste et d'un coup de sifflet...

15h00: En rêglant cette fichue circulation, j'ai du rater le passage de Myriam, que je guette tout de même, histoire qu'elle soit parmi les derniers qui sont en train de passer. Je refuse de croire qu'elle se soit cassée la figure. Les gars de l'Essaim saluent presque tout le monde, étant donné que l'on a tout de même 8 équipes engagées...

16h30: La course est finie. J'ai vu défiler mon équipe devant mes yeux, et je peux dire aux visages que j'ai vus que l'épreuve était de taille. Michel est passé devant moi en état second, me disant en un souffle qu'il en avait marre. Puis Elodie, rouge de l'effort, Pauline, qui m'a souri jaune... Les autres mecs ne sont pas mieux: Nicolas est passé au ralenti, transpirant, puis Christophe, qui zigzaguait, et enfin Mick, que j'aurais pu dépasser en courant. Seul Bastien, passé pour ainsi dire en coup de vent, relève la barre. Je ne les critique pas, je constate simplement que le chemin a du être difficile pour abattre de si solides âmes.

16h30: Eh bien pour moi le bilan est positif, j'ai passé toute mon après-midi devant un muret à discuter avec passion avec un autre mec de l'Essaim, debout, assis, couché, bronzant à loisir, encourageant chaque concurent sans faillir, riant sans fin des costumes et des déboires que j'ai pu observer... Comme par exemple le tandem, entreprise devenue désespérée quand le premier pédalier a déraillé, comme ces costumes de folie, une fille déguisée en grand mère sur son VTT, le clan des hawaïens, et puis les provocateurs virils, montés en caleçons et strings sur leurs deux roues...

17h00: Le retour des années folles. Comme des Badgers, nous sommes après la course revenus en enfance, à se lancer tout le contenu des bouteilles d'eau, à s'asperger jusqu'à ressembler à 9 grosses éponges trempées. Bande de Gamins. Plus inquiétant: nous sommes les seuls à ce faire. On nous regarde même bizarrement en coin. Mais après tout nous sommes les seuls ici à être en cycle préparatoire intégré à l'Essaim. Aussi ne sommes nous pas inquiets.

18h00: Fin de la remise des prix. Il y a eu les trois premiers de chaque catégorie (masculins, féminins, mixtes) qui étaient en général des bourrins finis, préparés depuis des années... Et puis il y a eu le podium des meilleurs costumes. Aussi au vu de la gloire de ces trois équipes nous sommes nous concertés et avons nous décidés de mettre le paquet l'an prochain. Notre botte secrette: des déguisements mi-scream, mi-pikachu.

18h05: Tous les autres sont déjà au bus, Bastien et moi allons dire au revoir à un ami de notre ancienne classe, colmarien, quand nous entendons le nom de l'équipe (écorché) au micro. Stupeur: nous avons gagnés le 15ième et dernier tirage au sort, un lot de consolation... Des T-shirts de l'anniversaire des 30 ans de l'uha. Et moi je trouve que ça sauve l'honneur.

19h00: Arrivée à Mulhouse. Etant isolé des autres dans le bus, j'ai pu contempler à loisir le magnifique coucher de soleil dont nous avons été gratifiés au retour. Il n'y a pas eu de concours de sms cette fois: je les sens un peu crevés. On prends tous nos T-shirts, et on part chacun vers une bonne douche.

Je me répète peut-être d'un post à l'autre mais proposez moi une journée comme ça par mois, et je suis partant quand vous voudrez...

Saturday, March 12, 2005

Elle et Moi

Comme un bijou d'orient qu'on porte en diadème,
Comme un cerisier blanc qui fleurira sans peine,
Comme un soleil couchant, comme les yeux d'une reine,
C'est une femme,
Qui ne sourit pas souvent mais qui voudrait qu'on l'aime.

Comme un acteur d'antan qui mourrait sur scène,
Comme un film violent qui distillerait la haine,
Comme une étoile d'argent, comme un navire sur la Seine,
Je suis un homme,
Qui sourit bien souvent et qui voudrait qu'elle m'aime.

Tout petit post, mais c'est dingue comme j'aime écrire des trucs comme ça, à la recherche du rhytme parfait.

Je fais de l'autosatisfaction? oui. Mais là je me l'autorise. A demain!

Tuesday, March 08, 2005

Have you ever been able to do this?

Vous devriez le savoir, j'aime bien les séries d'écritures. J'ai donc l'honneur de vous présenter, après mes "comments font ils?", mes "t'as déjà essayé?". Voyons ce que ça donne.

T'as déjà essayé d'être le dernier à rendre ta copie à un exam?
Moi oui.

T'as déjà essayé de faire 20min à pied à 4h du matin et en nage?
Moi oui. D'ailleurs il est étonnant de constater le changement de son entre une rue "déserte" à 16h, et une rue déserte à 4h.

T'as déjà essayé de boire avant de prendre le volant?
Moi jamais. Mais j'ai déjà pris le volant avant de boire.

T'as déjà essayé de ne pas être confus alors que tu ne peux pas faire autrement?Geneviève m'a offert une fleur aujourd'hui. Rassurez vous, c'est une Tulipe, signe de paix. Mais confus quand même...

T'as déjà essayé de faire un morceau entier de musique au piano sans connaître une seule des notes?
Moi non, mais c'est un trip à ma hauteur: a essayer avec le piano à queue du théâtre.

T'as déjà essayé de rentrer dans une salle "vip" d'un hotel en Chine?
Moi oui. Et ça décoiffe.

T'as déjà essayé de voir un mec qui est passé sous un train?
Moi oui. Mais sur photos, et en fait je n'aurais jamais du les voir. Comme quoi la curiosité est parfois un vilain défaut.

T'as déjà essayé de voler un truc qui te tiens à coeur dans un magasin?
Moi oui. J'ai même réussi, c'était en Norvège, un CD de la BO de Mission Impossible. J'ai été fier le temps de me vanter aux copains, et je regrette toujours.

T'as déjà essayé de sortir avec une lesbienne?
Moi oui. J'ai même réussi (sauf que le détail qui tue m'avait échappé).

T'as déjà essayé de te battre?
Moi je n'en sais rien. Je pourrais dire oui, parce que si aucun d'entre vous ne m'a jamais vu énervé (entendez énervé comme jamais), le résultat est assez explosif.

T'as déjà essayé d'être Major de promo?
Moi oui. Ca a duré 3 jours.

T'as déjà essayé de te faire tu mal?
Moi non. Mais je m'étais juré, alors que je travaillais tous les jours sur un massico industriel, l'été dernier, que si je n'avais pas le bac, je me couperais le petit doigt (de la main droite).

T'as déjà essayé de te demander ou tu serais dans 5 ans?
Moi non. Je ne sais déjà pas pour dans 5 mois, alors ce genre de questions, je passe.

T'as déjà essayé de faire quelque chose qui était démesurément hors de ta portée?
Moi oui. J'ai essayé de comprendre le cours sur les isomorphismes de groupes. Plus sérieusement, je crois qu'il y a nombre d'exemples pour répondre oui à cette question. Par exemple, j'ai essayé et réussi à tenir deux années durant une rubrique appellée Rubrique de films, dans laquelle je résumais chaque film que je voyais en une page. J'en ai 356 pages. Ca ne sert à rien? Mais les plus belles choses de ce monde sont souvent inutiles.

T'as déjà essayé d'animer un débat sur le sexe en compagnie d'un prof et de 4 filles?
Moi oui. J'ai réussi je crois, c'était hier.

T'as déjà essayé de faire un sourire à la personne qui te détestes le plus?
Moi oui. Il y avait toujours un orage de feu dans ses yeux quand elle me regardait.

T'as déjà essayé de faire de ta passion ton gagne-pain?
Moi, je vous dirais ça quand je deviendrais écrivain. C'est à dire le plus vite possible. C'est un oui.

T'as déjà essayé de répondre à toutes ces questions franchement?
Moi oui.

Je suis à votre disposition pour toute autre question à répondre franchement.
Donc posez n'importe quelle question, et j'y répondrais.

Sans interdit, sans tabous, sans mensonge, c'est un "open Gorinaz Post". Occasion unique pour N'IMPORTE QUELLE QUESTION.

Thursday, March 03, 2005

Post Charnel

Lecteurs, lectrices attention. Les lignes qui vont suivre sont avant tout un exercice d'écriture pour moi. Ce qui va suivre n'est pas adressé à quelqu'un en particulier. Je ne pense pas non plus que cela dévellope un fantasme personnel, même si les pensées qui survolent ces lignes sont les miennes. J'avais hâte d'écrire ce post, et je découvre à présent à quel point il est difficile d'aborder un sujet qui sans être tabou, met rarement à l'aise.
Le sexe. Difficile, impossible peut-être d'écrire et de trouver le courage de publier. Mais je veux tenter l'expérience, quitte à ce qu'elle soit ratée. Pitié, commentez mais ne me jugez point.

Un dernier sourire de Chris, je jurerais un clin d'oeil furtif à la seconde ou ma porte se referme. Enfin seuls, après une soirée passée avec tous mes amis, à manger, boire mais pas trop, regarder un, puis deux films mythiques. Après une nuit passée dans tes bras, enlacés, entourés cependant de tous les invités, car sur le tapis du salon cette nuit a passé. Après une matinée passée à ranger, à faire la vaisselle, à me lancer ton regard dans lequel je me plonge sans hésiter. Après un repas de restes d'hier soir et de ta main sur ma cuisse. Après un dernier rangement te voici dans mes bras, les yeux grands ouverts, tu souries et tu te mords la lèvre, en me fixant sans ciller. Sans aucun autre bruit que celui de nos pas, nous montons l'escalier jusqu'au vestibule du premier étage. Je suis incapable de parler tant les battements de mon coeur se font forts. Tu me jette un regard inquiet, mais je te réponds d'un sourire.
Comme nous nous asseyons sur le fauteuil d'un mouvement désordonné, ton étreinte se fait plus forte. Nous nous enlaçons tendrement, encore et encore, et tandis que nous corps sont toujours plus attirés l'un vers l'autre, je sens tes mains sur ma peau; montant du bas de mon dos jusqu'aux épaules. Et lorsque j'enlève d'un seul mouvement mon pull et ma chemise que je portais, lorsque j'hésite, penché sur toi, à faire de même avec tes vêtements, je remarque ton visage. Tu me regardes comme tu ne m'as jamais regardée,avec un mélange étrange de satisfaction et d'inquiétude, tes yeux revenant sans cesse aux miens, posant des questions auquelles je ne peux que répondre, penché à ton oreille, murmurant doucement, que je t'aime, répétant cette phrase en un doux refrain que tu reprends en mesure à mon oreille, alors qu'à ton tour, tu me dévoiles une partie de ta nudité, de ton corps que je croyais connaitre et que je contemple à présent dans un mélange d'émerveillement, de culpabilité et de baisers effrénés. Les yeux fermés, nous entreprenons tous deux, comme guidés par un quelconque chemin, un mélange de caresses appuyées, redécouvrant ensemble tous les contours de nos êtres, n'oubliant aucune forme, aucune imperfection, laissant aller nos mains à cette danse imprécise, sensible, vivante. Les dernières mesures de cette partition de corps s'achèvent, quand, alors que mes yeux sont fermés, je sens que tu t'enlèves, que tu t'échappes de mes bras. Mon coeur s'arrête, et les larmes aux yeux, brisé par ton rejet, je me relève à mon tour du fauteuil. J'ouvre alors les yeux et j'attends la mort tout en me demandant quelle serait la cause de ta soudaine rupture. J'ouvre les yeux, mais aucune réponse ne vint.
Car devant moi, tu te tiens.

Nue.

Tu remarques alors mon visage défait, encore pétrifié, stupéfait. Et tu viens à moi, tu m'embrasses, comme pour me rassurer, comme pour guérir une blessure. Tu me souries aussi et à cet instant je ne souhaiterais être ailleurs pour tout l'or du monde. A mon tour, alors que je sens ton regard posé sur moi, je quitte mes vêtements, et je me présente à toi dans mon plus simple appareil. Nous nous tenons par nos mains, et retombons doucement sur le fauteuil. Tout semble se passer au ralenti. Je t'enlace et tu te blottis dans mes bras. Nos corps se collent l'un à l'autre, et mon coeur s'emballe, des frissons de désir me traversent. Dans un même mouvement, dans une étreinte plus forte, nos sexes se rencontrent, et nos corps se mèlent. Tout n'est que douceur, de mouvements, de sons, de vagues de plaisir qui me traversent. Nul autre ne pourrait remplacer ce moment de délices, et à nouveau nous parcourons nos corps, de baisers, de caresses, d'étreintes pleines de tendresses. Nos corps semblent réunis à jamais, et tandis que cette danse de formes, de sexes, de sens comblés et de plaisirs partagés se prolonge, tandis que je vis en toi, je n'entends que ta respiration, je ne vois que tes yeux, ton visage et ton corps, que je te goûte et te respire, arrive le sommet de cet acte merveilleux, cette tornade et cette jouissance extrème. Ta respiration se fait plus forte, et je sens comme une décharge électrique traverser tes membres. Tu me dis que tu m'aimes et à mon tour j'arrive, presque à regrets, à l'explosion de plaisir. Le temps s'est arrêté, et aucun d'entre nous ne bouge, lovés l'un contre l'autre. Soudain je reprends mes esprits et je vois sur tes joues quelques larmes. Je te sens expirer par saccades, et à mon tour je sens ma respiration qui se coupe, ma voix qui se brise alors que dans un souffle, je te dis que je t'aime.

Près d'une heure encore nous sommes restés dans les bras l'un de l'autre, quasiment sans bouger, changeant quelques fois nos étreintes, rêvant dans un même souffle des moments passés et des histoires à venir. Peu importe à cette heure que le monde s'écroule, car nous pourrions mourrir heureux à présent.

(C'était le Post Charnel, strictement interdit au - de 16 ans, posté, écrit et assumé par Gorinaz).

Tuesday, March 01, 2005

Welcome to Mars

Nous y voici. De grandes choses se préparent ce mois-ci, autant pour moi que pour vous.

Déjà, pour la plupart de mes lecteurs, les partiels sont dans la semaine a venir, aussi voit-on les visages s'assombrir de jour en jour, la fatigue s'accumuler, les pseudos sur internet devenir moroses... On ressort les fiches enfouies au fond de nos sacs, on range peu à peu la pile de CD qui a envahie le bureau au profits de livres en lesquels on place le peu d'attention qu'il nous reste en rentrant de nos journées.

Mais il n'y a pas que les partiels en Mars! Mars, son printemps, ses sorties, son Week-end de Pâques, ses fêtes étudiantes (oui bon ça c'est tous les mois), l'anniversaire de votre serviteur, le printemps du Cinéma, le retour (attendu) des températures positives... Les nouveautés ne manquent pas ce mois à venir.

Mais, et pour ce blog? On le voit depuis janvier, les choses ont bien évoluées, les temps changés, la manière d'écrire s'est affiné, on a chancun pris ses petites habitudes. Mais je refuse que l'on en reste là vous et moi. Pas de routine en ces lignes. Aussi ais-je de nouveaux projets pour le mois à venir. Des poésies, quelques nouvelles paroles de chansons (pas forcément épiques), des petits projets selon les actualités, et certains thèmes de posts délicats:
Je souhaite tâter un peu de tout en l'écriture, ceux d'entre vous qui me lisent le savent. Je raconte, je rapporte, je fais de la poésie... bien des thèmes ont été abordés ici. Et ce n'est pas terminé, puisqu'est en projet un post dit "post charnel" (difficile d'écrire du sexe? Nous verrons bien), un "farmer post"...

Enfin, Mars étant à priori un superbe mois qui s'annonce, je me demande pourquoi nous ne verrions pas un post dont le titre serait "vue sur Paradis" (voir post précédent).

A tous je nous souhaite un bon mois de Mars, qu'il soit beau, grand, amusant, et surtout, qu'on s'y sente bien.

Que ce soit mon mois de Mars. Notre mois de Mars.