Blog de l'Etudiant Irrecuperrable

Parce que mes 52 heures de fac hebdomadaire ne me suffisent pas. Parce que les sciences rendent con. Parce que la vita est bella... Parce que je fais 1m74 et que le monde est grand, Pour moi, pour elle, pour vous aussi, il le fallait, ce blog.

Thursday, March 03, 2005

Post Charnel

Lecteurs, lectrices attention. Les lignes qui vont suivre sont avant tout un exercice d'écriture pour moi. Ce qui va suivre n'est pas adressé à quelqu'un en particulier. Je ne pense pas non plus que cela dévellope un fantasme personnel, même si les pensées qui survolent ces lignes sont les miennes. J'avais hâte d'écrire ce post, et je découvre à présent à quel point il est difficile d'aborder un sujet qui sans être tabou, met rarement à l'aise.
Le sexe. Difficile, impossible peut-être d'écrire et de trouver le courage de publier. Mais je veux tenter l'expérience, quitte à ce qu'elle soit ratée. Pitié, commentez mais ne me jugez point.

Un dernier sourire de Chris, je jurerais un clin d'oeil furtif à la seconde ou ma porte se referme. Enfin seuls, après une soirée passée avec tous mes amis, à manger, boire mais pas trop, regarder un, puis deux films mythiques. Après une nuit passée dans tes bras, enlacés, entourés cependant de tous les invités, car sur le tapis du salon cette nuit a passé. Après une matinée passée à ranger, à faire la vaisselle, à me lancer ton regard dans lequel je me plonge sans hésiter. Après un repas de restes d'hier soir et de ta main sur ma cuisse. Après un dernier rangement te voici dans mes bras, les yeux grands ouverts, tu souries et tu te mords la lèvre, en me fixant sans ciller. Sans aucun autre bruit que celui de nos pas, nous montons l'escalier jusqu'au vestibule du premier étage. Je suis incapable de parler tant les battements de mon coeur se font forts. Tu me jette un regard inquiet, mais je te réponds d'un sourire.
Comme nous nous asseyons sur le fauteuil d'un mouvement désordonné, ton étreinte se fait plus forte. Nous nous enlaçons tendrement, encore et encore, et tandis que nous corps sont toujours plus attirés l'un vers l'autre, je sens tes mains sur ma peau; montant du bas de mon dos jusqu'aux épaules. Et lorsque j'enlève d'un seul mouvement mon pull et ma chemise que je portais, lorsque j'hésite, penché sur toi, à faire de même avec tes vêtements, je remarque ton visage. Tu me regardes comme tu ne m'as jamais regardée,avec un mélange étrange de satisfaction et d'inquiétude, tes yeux revenant sans cesse aux miens, posant des questions auquelles je ne peux que répondre, penché à ton oreille, murmurant doucement, que je t'aime, répétant cette phrase en un doux refrain que tu reprends en mesure à mon oreille, alors qu'à ton tour, tu me dévoiles une partie de ta nudité, de ton corps que je croyais connaitre et que je contemple à présent dans un mélange d'émerveillement, de culpabilité et de baisers effrénés. Les yeux fermés, nous entreprenons tous deux, comme guidés par un quelconque chemin, un mélange de caresses appuyées, redécouvrant ensemble tous les contours de nos êtres, n'oubliant aucune forme, aucune imperfection, laissant aller nos mains à cette danse imprécise, sensible, vivante. Les dernières mesures de cette partition de corps s'achèvent, quand, alors que mes yeux sont fermés, je sens que tu t'enlèves, que tu t'échappes de mes bras. Mon coeur s'arrête, et les larmes aux yeux, brisé par ton rejet, je me relève à mon tour du fauteuil. J'ouvre alors les yeux et j'attends la mort tout en me demandant quelle serait la cause de ta soudaine rupture. J'ouvre les yeux, mais aucune réponse ne vint.
Car devant moi, tu te tiens.

Nue.

Tu remarques alors mon visage défait, encore pétrifié, stupéfait. Et tu viens à moi, tu m'embrasses, comme pour me rassurer, comme pour guérir une blessure. Tu me souries aussi et à cet instant je ne souhaiterais être ailleurs pour tout l'or du monde. A mon tour, alors que je sens ton regard posé sur moi, je quitte mes vêtements, et je me présente à toi dans mon plus simple appareil. Nous nous tenons par nos mains, et retombons doucement sur le fauteuil. Tout semble se passer au ralenti. Je t'enlace et tu te blottis dans mes bras. Nos corps se collent l'un à l'autre, et mon coeur s'emballe, des frissons de désir me traversent. Dans un même mouvement, dans une étreinte plus forte, nos sexes se rencontrent, et nos corps se mèlent. Tout n'est que douceur, de mouvements, de sons, de vagues de plaisir qui me traversent. Nul autre ne pourrait remplacer ce moment de délices, et à nouveau nous parcourons nos corps, de baisers, de caresses, d'étreintes pleines de tendresses. Nos corps semblent réunis à jamais, et tandis que cette danse de formes, de sexes, de sens comblés et de plaisirs partagés se prolonge, tandis que je vis en toi, je n'entends que ta respiration, je ne vois que tes yeux, ton visage et ton corps, que je te goûte et te respire, arrive le sommet de cet acte merveilleux, cette tornade et cette jouissance extrème. Ta respiration se fait plus forte, et je sens comme une décharge électrique traverser tes membres. Tu me dis que tu m'aimes et à mon tour j'arrive, presque à regrets, à l'explosion de plaisir. Le temps s'est arrêté, et aucun d'entre nous ne bouge, lovés l'un contre l'autre. Soudain je reprends mes esprits et je vois sur tes joues quelques larmes. Je te sens expirer par saccades, et à mon tour je sens ma respiration qui se coupe, ma voix qui se brise alors que dans un souffle, je te dis que je t'aime.

Près d'une heure encore nous sommes restés dans les bras l'un de l'autre, quasiment sans bouger, changeant quelques fois nos étreintes, rêvant dans un même souffle des moments passés et des histoires à venir. Peu importe à cette heure que le monde s'écroule, car nous pourrions mourrir heureux à présent.

(C'était le Post Charnel, strictement interdit au - de 16 ans, posté, écrit et assumé par Gorinaz).

4 Comments:

Blogger Dworak_of_sky said...

Le Dieu de l'écriture est mort et s'est réincarné en toi... Admirable, Remarquable et Inoubliable: PARFAIT !

7:59 AM  
Anonymous Anonymous said...

Dans le genre expérience celle-ci est plutôt réussie.
Voila la situtation idéale, dont tout le monde rêve. Tu as su transmettre une émotion si forte que juste après l'avoir lu on a rien à dire,on perd tous ses mots. T'as quand même un trop beau style t'es vraiment doué. Bon je vais pas te faire trop de compliments parce que tu vas prendre la grosse tête et de toute facon tu dois bien le savoir.
Je sais pas si ca t'es arrivé en vrai ou si c'est pure imagination mais je te souhaite de le vivre et de vraiment ressentir tout ca.

Si ca t'as semblé difficile de l'écrire, ca se voit pas du tout et ca passe tout seul comme si l'encre avait glisser sous ta plume(ou plutot tes doigts sur le clavier mais l'autre formule est plus sympa).
J'ai un copain qui écrit un livre sur le même sujet mais lui c'est plus l'aspect brut on va dire du sexe et c'est largement moins bien que ton post où les sentiments et sensations sont très importants.

Pour ma part, tu peux en tirer un bilan plutôt positif et sans toute fois en parler tout le temps tu peux encore écrire sur le sujet.Mymy

10:26 AM  
Blogger Dworak_of_sky said...

Le copain qui écrit le livre, il est à des lieues du niveau d'Eric et même s'il y aura une grande quantité de pages, le nombre de conneries sera impressionnant et jamais, pas même si notre cher Gorinaz lui filait ne serait-ce qu'un millionième de son talent il ne pourrait s'empêcher de développer ses inepties dans son torchon et le ferait de plus sans noblesse ni finesse contrairement à gorinaz qui nous a offert ici une très belle oeuvre... (asmo, t'as aucune chance, ton bouquin ne servira à rien, il ne reflète que ton comportement avec les filles... et ce type de comportement est bon pour les pétasses décrites dans mon coup de gueule de la St Valentin... dsl si C cru et pas dit en face mais C comme ca et ce blog est le aprfait endroit pour dire ca... y'a un très bô contraste...)

11:55 AM  
Anonymous Anonymous said...

c'est bien beau tout ces mots c'est meme tres bien ecris ms ca ne vaut pa l'action proprement dite,la sensation eprouvée!si tu loupe ton année(ce ke je ne te souhaite pa)tu devrais arréter tes etudes et ecrire des livre,non?

your best friend

1:26 PM  

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