Find it! (5)
Il est des informations capitales qui parfois prennent des heures à être communiquées. Ce ne fut pas le cas pour la Chasse Maskell. Dans leur grande majorité, les visiteurs, une fois l’information digérée, appelèrent leurs proches ou écrirent des textos. La nouvelle fut diffusée en direct à la télévision française, mais retransmise en différée partout dans le monde. Le service publicité de Maskell savait pertinemment quel ouragan la marque venait de lancer sur la scène automobile mondiale, mais ne s’attendait pas à ce que l’information circule si vite. Sur Internet, moins de 3 heures après la déclaration, on recensa plus d’un millier de forums dédiés à la chasse. En France, une personne sur deux fut mise au courant de l’information avant 18 heures ce soir là. Aux Etats-Unis, ou Maskell vendait près d’un tiers de ses modèles à de riches acteurs ou chefs d’entreprises, les chiffres étaient encore plus élevés. L’information fut le tour du monde en moins de 24 heures, et le sujet passionnait.
Quelques hommes, dont la puissance financière le leur permettait, offraient déjà le triple du prix de base de la Dream GT à qui trouverait la voiture en question, mais dans l’ensemble, la plupart des gens à qui l’on posait la question affirmaient une volonté farouche de garder la voiture… Hugo Maskell sourit encore, ce soir là, au vu des chiffres et des tendances. Peu importait en effet que la voiture soit rachetée par la suite, toute la publicité de la marque était fondée sur la chasse pour la Dream GT.
Et le monde entier, comme une fourmilière, commençait à remuer ciel et terre pour la trouver.
**************************************************************************
En voyant l’impressionnant cordon de sécurité se dresser devant lui, le capitaine Sandier se demanda ce qu’il lui avait pris d’accepter l’affaire. Après tout il n’avait reçu qu’un coup de téléphone du préfet, chez lui, trois heures après la fin de son service à la brigade.
« Vous êtes le capitaine Sandier ? Très bien, habillez vous, une voiture est en route pour vous prendre. Souriez, Sandier vous êtes célèbre maintenant. »
Bien sur, le lieutenant venu le chercher ne lui avait rien dit de plus, comme s’il avait été certain que d’arriver sur une affaire sans rien savoir était le meilleur moyen de rentrer chez soi à une heure encore décente. Questionné, il s’était fendu d’un sourire et avait murmuré « vous allez adorer ». Sauf qu’à présent, il avait un mauvais pressentiment, comme tout le monde s’écartait sur son passage entre les différents camions et caravanes publicitaires. La presse était déjà présente, et en masse, mais elle ne l’atteint pas, et il continua d’avancer, jusqu’à ce que ses craintes soient confirmées.
« Double plaie par balle, les deux dans le cœur », annonça le légiste qu’il croisa en arrivant sur la scène du crime. Puis il vit la victime, et réalisa qu’il ne rentrerait jamais à une heure décente.
Attaché à une chaise, Hugo Maskell semblait encore narguer le monde entier. Il avait été sévèrement battu mais se dégageait toujours de lui une aura de noblesse, de supériorité écrasante. Son costume était pourtant déchiré, sa chemise ouverte laissant entrevoir des contusions sur son torse qui faisaient imaginer la violence que l’agresseur avait porté dans ses coups. Le meurtre remontait à moins d’une heure et demie, et la nouvelle ne tarderait pas à se répandre, même si la chance avait voulu que ce ne soit pas un journaliste qui découvre le corps, mais l’un des gorilles de la sécurité…
Matthieu Sandier soupira longuement, accroupi devant les cadavre d’un homme qui en plus d’avoir réalisé ses rêves les plus fous avait connu l’espace d’une journée une gloire à l’échelle planétaire. Il avait la migraine rien qu’à s’imaginer diriger l’enquête, ce que tout le monde autour de lui attendait qu’il fasse.
Il était évident que l’annonce faite plus tôt dans la journée avait attiré beaucoup d’ennemis à Hugo Maskell, et celui qui avait torturé et tué le PDG de la marque avait ce soir la fait montre d’une détermination extrême.
Restait la question qui hantait le capitaine comme tous les gens qui venaient d’apprendre la nouvelle : Le tueur avait-il trouvé ce qu’il était venu chercher ?
Quelques hommes, dont la puissance financière le leur permettait, offraient déjà le triple du prix de base de la Dream GT à qui trouverait la voiture en question, mais dans l’ensemble, la plupart des gens à qui l’on posait la question affirmaient une volonté farouche de garder la voiture… Hugo Maskell sourit encore, ce soir là, au vu des chiffres et des tendances. Peu importait en effet que la voiture soit rachetée par la suite, toute la publicité de la marque était fondée sur la chasse pour la Dream GT.
Et le monde entier, comme une fourmilière, commençait à remuer ciel et terre pour la trouver.
**************************************************************************
En voyant l’impressionnant cordon de sécurité se dresser devant lui, le capitaine Sandier se demanda ce qu’il lui avait pris d’accepter l’affaire. Après tout il n’avait reçu qu’un coup de téléphone du préfet, chez lui, trois heures après la fin de son service à la brigade.
« Vous êtes le capitaine Sandier ? Très bien, habillez vous, une voiture est en route pour vous prendre. Souriez, Sandier vous êtes célèbre maintenant. »
Bien sur, le lieutenant venu le chercher ne lui avait rien dit de plus, comme s’il avait été certain que d’arriver sur une affaire sans rien savoir était le meilleur moyen de rentrer chez soi à une heure encore décente. Questionné, il s’était fendu d’un sourire et avait murmuré « vous allez adorer ». Sauf qu’à présent, il avait un mauvais pressentiment, comme tout le monde s’écartait sur son passage entre les différents camions et caravanes publicitaires. La presse était déjà présente, et en masse, mais elle ne l’atteint pas, et il continua d’avancer, jusqu’à ce que ses craintes soient confirmées.
« Double plaie par balle, les deux dans le cœur », annonça le légiste qu’il croisa en arrivant sur la scène du crime. Puis il vit la victime, et réalisa qu’il ne rentrerait jamais à une heure décente.
Attaché à une chaise, Hugo Maskell semblait encore narguer le monde entier. Il avait été sévèrement battu mais se dégageait toujours de lui une aura de noblesse, de supériorité écrasante. Son costume était pourtant déchiré, sa chemise ouverte laissant entrevoir des contusions sur son torse qui faisaient imaginer la violence que l’agresseur avait porté dans ses coups. Le meurtre remontait à moins d’une heure et demie, et la nouvelle ne tarderait pas à se répandre, même si la chance avait voulu que ce ne soit pas un journaliste qui découvre le corps, mais l’un des gorilles de la sécurité…
Matthieu Sandier soupira longuement, accroupi devant les cadavre d’un homme qui en plus d’avoir réalisé ses rêves les plus fous avait connu l’espace d’une journée une gloire à l’échelle planétaire. Il avait la migraine rien qu’à s’imaginer diriger l’enquête, ce que tout le monde autour de lui attendait qu’il fasse.
Il était évident que l’annonce faite plus tôt dans la journée avait attiré beaucoup d’ennemis à Hugo Maskell, et celui qui avait torturé et tué le PDG de la marque avait ce soir la fait montre d’une détermination extrême.
Restait la question qui hantait le capitaine comme tous les gens qui venaient d’apprendre la nouvelle : Le tueur avait-il trouvé ce qu’il était venu chercher ?


3 Comments:
ah ben ca alors... double affaire dans un seul roman! pas mal... j'aime le fait que ce soit partagé entre une chasse à l'objet et une chasse à l'homme (au tueur). surtout que les deux affaires sont certainement liées... mais comment feront-ils si personne ne trouve la voiture puisque seul celui qui s'est fait tué connaît la cachette (enfin, c ce que tu avais écris..)? ca va etre une longue et bonne histoire policière...
Ahhhh :) Là j'aime ! Parce que enfin on retourne un peu dans une réalité un peu moins carambolesque, parce que bon si cet homme n'avait pas été tué sincèrement ça aurait été louche... Donc bravo, tu as réussi à me faire rentrer dans ton roman ;)
torturé pour révéler où est cachée la voiture ? (ce qu'il n'a certainement pas fait)
frappé à mort et abattu deux fois (j'me comprends :p) pour une raison commerciale ?
tssss, le nul d'être mort... moi, j'aurais sorti mon sabre laser :D
lol ^^
bon, j'essaye de redevenir sérieux un instant: ca commence à devenir plus interessant...on s'est enfin désinteressé un peu d'un tas de feraille (j' ai déjà dit que j'aimais pas les voitures...) même si ledit "tas de faraille" est plus qu'impliqué dans l'histoire.
On note également l'apparition d'un héros dans cette histoire...
tiens, j'ai une idée de fin d'un coup... mais je vais essayer de la garder dans un coin de mon cerveau (même si y'a pas de coin dans un cerveau... même si j'ai pas de cerveau surtout :p...) et je tenterai de m'en souvenir lemoment voulu... :)
nice l'avancée de l'histoire, c'est surprenant... j'me demandais comment t'allais enchainer... c'est du plus bel effet... bonne continuation !
Il va de soi que j'attends la suite avec impatience...
Post a Comment
<< Home