Find it! (3)
Devant eux, seul contre la tempête, l’homme au costume rayé, le sourire aux lèvres, semblait fixer chacun des visiteurs ébahis devant lui. Certains le reconnurent immédiatement, parce que dans la petite communauté des constructeurs, il était bien connu.
Hugo Maskell, car c’était lui, semblait plus confiant que jamais, assis dans un fauteuil au milieu de sa plage de sable fin. Puis, au moment précis ou la foule allait l’assaillir de questions, il se leva, et activa d’un geste souple le micro-cravate qu’il portait au revers de sa veste.
« -Mesdames et messieurs, je ne peux que comprendre votre étonnement devant le stand de la marque dont je suis le président, qui se présente à vous ce soir sans l’élément que vous attendiez tous. Afin de vous expliquer cette absence, laissez moi vous dire quelques mots.
A cet instant, il parût que dans tout le hall d’exposition, on n’entendit plus aucune autre chose que les murmures pressants de tous les visiteurs, journalistes et concurrents massés devant les bannières jaunes et bleues de Maskell.
-Mon oncle a créé cette marque il y a de cela près de vingt ans. Au cours de cette période, nous avons su nous imposer comme une marque de prestige, marquer les esprits avec nos modèles, et imposer le respect dans le monde pourtant fermé de l’automobile. Tout au long de ces années, nous avons suivi un idéal de transparence, de haut standing pour nos voitures, et de qualité de fabrication. Plus que cela mesdames et messieurs, pour vous tous, autant pour ceux qui ont la chance de conduire une Maskell que les autres, nos modèles ont toujours reflétés le rêve, l’image même que nous nous faisons de l’essence de l’automobile.
Toutes ces valeurs qui nous sont chères et qu’incarnent nos voitures depuis vingt années sont réunies dans la Dream GT. Comme son nom l’indique, cette voiture est un rêve. Un rêve de constructeur d’approcher la perfection de son art, un rêve de conducteur de pouvoir manier ce pur-sang sur circuit ou sur la route, rêve encore du public lorsqu’il la verra, l’entendra rouler, rugissante, dans les rues de nos cités. Chacune de ces voitures, et elles ne seront produites qu’au nombre de 500, sera totalement exclusive, suivant les choix du client.
Vous connaissez tous son prix, et je vous l’annonce, il s’agit d’un investissement qui mérite cette somme. Cela dit, nous refusons de nous ouvrir à un public qui n’appartient qu’à une élite, aussi n’aurez vous pas la chance de l’apercevoir ce soir, aussi riche ou chanceux que vous soyez d’être ici. De plus, je ferais demain une autre déclaration qui suscitera sans nul doute bon nombre de discussions.»
Sur quoi Hugo Maskell, après avoir lancé cette nouvelle bombe médiatique, tourna les talons le sourire aux lèvres sans laisser le temps à quiconque de lui poser une question, tous encore abasourdis par ce discours.
Il fut d’une efficacité ravageuse, car aux informations ce soir la, les commentateurs, au grand plaisir du service « relations publiques » de Maskell, parlaient plus de la marque seule que du reste du salon automobile tout entier.
Tandis qu’une grande partie du personnel de la marque dormait dans un bus spécialement équipé à cet effet, Hugo Maskell, s’était confortablement installé dans une chambre à l’hôtel Crillon. Il dormait déjà lorsque son portable sonna bruyamment. Il fallait avoir beaucoup de cran pour réveiller le PDG de la marque, car ses coups de sang étaient sans doute aussi connus des gens avec qui il travaillait, que les grandes décisions qu’il avait prises à la tête du groupe. Pourtant lorsqu’il décrocha, il s’efforça de ne montrer aucune colère, tandis que l’interlocuteur s’efforçait de ne montrer aucune peur. Il se saisit d’un papier à en-tête du célèbre hôtel et d’un stylo de marque, avant d’écrire frénétiquement. La conversation terminée, il ne chercha pas à étouffer un bâillement de satisfaction, avant de retomber dans un sommeil profond.
Maintenant, tout était en place.
Hugo Maskell, car c’était lui, semblait plus confiant que jamais, assis dans un fauteuil au milieu de sa plage de sable fin. Puis, au moment précis ou la foule allait l’assaillir de questions, il se leva, et activa d’un geste souple le micro-cravate qu’il portait au revers de sa veste.
« -Mesdames et messieurs, je ne peux que comprendre votre étonnement devant le stand de la marque dont je suis le président, qui se présente à vous ce soir sans l’élément que vous attendiez tous. Afin de vous expliquer cette absence, laissez moi vous dire quelques mots.
A cet instant, il parût que dans tout le hall d’exposition, on n’entendit plus aucune autre chose que les murmures pressants de tous les visiteurs, journalistes et concurrents massés devant les bannières jaunes et bleues de Maskell.
-Mon oncle a créé cette marque il y a de cela près de vingt ans. Au cours de cette période, nous avons su nous imposer comme une marque de prestige, marquer les esprits avec nos modèles, et imposer le respect dans le monde pourtant fermé de l’automobile. Tout au long de ces années, nous avons suivi un idéal de transparence, de haut standing pour nos voitures, et de qualité de fabrication. Plus que cela mesdames et messieurs, pour vous tous, autant pour ceux qui ont la chance de conduire une Maskell que les autres, nos modèles ont toujours reflétés le rêve, l’image même que nous nous faisons de l’essence de l’automobile.
Toutes ces valeurs qui nous sont chères et qu’incarnent nos voitures depuis vingt années sont réunies dans la Dream GT. Comme son nom l’indique, cette voiture est un rêve. Un rêve de constructeur d’approcher la perfection de son art, un rêve de conducteur de pouvoir manier ce pur-sang sur circuit ou sur la route, rêve encore du public lorsqu’il la verra, l’entendra rouler, rugissante, dans les rues de nos cités. Chacune de ces voitures, et elles ne seront produites qu’au nombre de 500, sera totalement exclusive, suivant les choix du client.
Vous connaissez tous son prix, et je vous l’annonce, il s’agit d’un investissement qui mérite cette somme. Cela dit, nous refusons de nous ouvrir à un public qui n’appartient qu’à une élite, aussi n’aurez vous pas la chance de l’apercevoir ce soir, aussi riche ou chanceux que vous soyez d’être ici. De plus, je ferais demain une autre déclaration qui suscitera sans nul doute bon nombre de discussions.»
Sur quoi Hugo Maskell, après avoir lancé cette nouvelle bombe médiatique, tourna les talons le sourire aux lèvres sans laisser le temps à quiconque de lui poser une question, tous encore abasourdis par ce discours.
Il fut d’une efficacité ravageuse, car aux informations ce soir la, les commentateurs, au grand plaisir du service « relations publiques » de Maskell, parlaient plus de la marque seule que du reste du salon automobile tout entier.
Tandis qu’une grande partie du personnel de la marque dormait dans un bus spécialement équipé à cet effet, Hugo Maskell, s’était confortablement installé dans une chambre à l’hôtel Crillon. Il dormait déjà lorsque son portable sonna bruyamment. Il fallait avoir beaucoup de cran pour réveiller le PDG de la marque, car ses coups de sang étaient sans doute aussi connus des gens avec qui il travaillait, que les grandes décisions qu’il avait prises à la tête du groupe. Pourtant lorsqu’il décrocha, il s’efforça de ne montrer aucune colère, tandis que l’interlocuteur s’efforçait de ne montrer aucune peur. Il se saisit d’un papier à en-tête du célèbre hôtel et d’un stylo de marque, avant d’écrire frénétiquement. La conversation terminée, il ne chercha pas à étouffer un bâillement de satisfaction, avant de retomber dans un sommeil profond.
Maintenant, tout était en place.


3 Comments:
Pour ma part, comme dis juste avant, je trouve le discours trop long et pas aussi intense que je l'attendais ^^ Cela dis, le suspens reste entier.. Donc j'attends la suite :)
Ben à priori il est surtout réaliste ce discours. Non on sent que la suite va faire plaisir et la franchement je sent que ca valait la peine d'attendre (oui je c c'est que maintenant que je m'y mets à ton histoire) sinon les couleurs de la marque sont super bien choisies
[Dworak en mode craquage à cause d'une rude semaine]
quoi "tout" est en place ?? nan mais t'es sérieux là ? et tu crois que je vais te laisser pioncer trankil !! j'crois que tu rêves :p
lol ^^
sinan, j'ai bien aimé à un moment, l'expression: "c'est l'essence même des voitures"...ou un truc comme ca...'ttends, j'vérifie...
ah nan, c'était, pour être précis: "que nous faisons de l'essence de l'automobile".
Du Eric-style en puissance ! j'aime... :)
étrangement, je rapproche un peu la voiture et la marque à un ordinateur (mais ca, c'estles quelques neurones défectueux chez moi qui ont leur période de surchauffe en ce moment...) j'espère tu m'en veux pasEric, je transforme l'histoire dans ma tête :/(suis pas complètement dégeekisé :$
néanmoins, même si je suis blindé de travail pour la fin de cette semaine et pour la semaine qui vient, j'espère pouvoir bientôt lire la suite !!
[Dworak va se pieuter...]
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