Samedi dernier, si loin
Retour sur image, samedi 31 décembre 2005
Déjà, mon Blog a un an. Je ne vais pas revenir sur l'année, je l'ai déjà fait en paroles, en pensée, et je peux juste conclure que c'était la meilleure, jusqu'ici.
Après une très jolie journée, je me retrouve à Cronenbourg, un sachet avec deux sacs de couchage à une main, un panier rempli de victuailles dans l'autre, une chérie à côté de moi qui me sourit, et qui a également les bras chargés. Le commutateur sonne, la porte s'ouvre, nous rentrons chez Delphine, il est 19H07.
-Hall d'entrée (grande inspiration), nous prenons l'escalier qui mène au premier étage, à l'appartement de Delphine, une amie ancienne copine de lycée de Clémence, qui organise la grande fête de ce soir. A peine quelques marches rapidement gravies que déjà l'intéressée est là, tourbillonne jusqu'à nous, place un bout de papier entre les dents de Clémence, m'en donne un autre, et disparait derechef dans l'appartement... Nous lui emboitons le pas, et entrons à notre tour. Immédiatement, nous sommes stoppés par un agglutinement de joyeux inconnus (Clémence en connait la plupart) qui se jettent sur nous sans répit avec force paroles et grands sourires. Je me sens un peu submergé.
Le bon sens reprend le dessus, je serre les mains à la volée, embrasse sans discernement toute joue qui se présente à moi, me présente à ceux qui ne m'appellement pas encore par mon prénom (du fait de ma bien aimée, je suis accueilli par certains comme une vieille connaissance)... J'ai le temps de rentrer dans l'unique chambre de l'appartement, d'enlever rapidement ma veste, de poser un sachet, et de lire mon papier.
19H10: Je suis le Barbare. Le soir du meurtre qui a été commis dans le petit village que nous habitons tous, j'ai tenté de draguer la fille du médecin légiste, avant d'aller boire de l'alcool alors que c'était intérdit, et de passer toute ma nuit au bar. Tellement bourré que j'ai oublié ce qu'il s'était passé, je me souviens juste que je devais y rencontrer un voleur professionnel, qui devait dérober un pistolet silencieux... j'avais en effet l'envie de me suicider.
Les rêgles sont simples, chacun doit essayer de trouver le meurtrier avant qu'il ne tue encore et encore... Olivier est le policier, et c'est à nous qu'il appartient de lui dire la vérité ou de lui mentir... lorsque nous le questionnons, il doit dire ce que les autres lui ont avoué, même si ce sont des mensonges... par contre, s'il demande quelque chose, il faut lui indiquer si c'est vrai ou non. C'est ainsi que débute le jeu, alors même que pour moi les noms de chacun me sont totalement inconnus... Si on excepte évidemment Béné et Alex, elle ne voulant rien me dire, et ce dernier étant mort dans le jeu...
Le jeu est une très bonne idée pour éviter que des clans ne se fassent, et pour que tout le monde fasse facilement connaissance. Au bout d'une demi-heure, je sais reconnaitre tout le monde: il y a la médecin légiste, sa fille, le mage, (mort), le curé (mort), une danseuse de French cancan (lol), un barman, un voleur, l'assistante du mage... Leurs prénoms? aucune idée. Cela dit, l'enquète est prenante, et je tombe bien vite dans le jeu, en couinant dans les foins (pardon, en fouinant dans les coins), copinant avec l'inspecteur, gardant mes petits secrets... J'avais de fortes présomptions jusqu'à ce la fille du médecin légiste, de qui j'attendais quelques informations, me tende un petit billet (doux?).
Avada Kedavra... Chuis mort. C'est rageant, mais non moins intéressant du point de vue des spectateurs, chaque mort étant salué par un toast... Nous assistons, nous morts en nombre grandissant, à l'assassinat froid et méthodique de la totalité des joueurs. Seule, elle a gagné.
Entre temps, l'apéritif est largement consommé, même si nous apprenons a notre grande surprise que le jeu était sensé durer toute la soirée (il s'est avéré que la fille du médecin légiste-tueuse-nymphomane ait été en plus un rien schizophrène). Autour des derniers verres d'apéro, des derniers Curly (qu'elle est courte, la vie d'un curly), ont enfin lieu les présentations complètes, l'assimilation des noms...
Ensuite, ce sont de grands plateaux chargés de toasts de toutes sortes qui passent devant nous. Cela dit, à en voir le contenu, un commerce d'oeufs de Lumpe a du s'ouvrir en cuisine. Heureusement, ma bien aimée a rapporté de la charcuterie à foison: Alex et moi ouvrons un second flanc à la bataille. Tout le monde discutait joyeusement, jusqu'à ce qu'Alex décide se s'assoir sur un fauteil défoncé. A trop faire attention de ne pas passer à travers, il s'assoit sur la clef du buffet juste derrière. La scène étant irrésistible, tout le monde éclate de rire. Tout le monde, mais surtout ma voisine de gauche, véritablement pliée en deux durant facilement 5 grosses minutes, à tel point qu'elle en a l'air de se trouver mal.
Le repas rapidement débarassé laisse à nouveau place au jeu, cette fois un Loup Garou (la honte, je ne connaissais pas les rêgles), qui va en 4 ou 5 parties faire défiler les aiguilles sur le cadran de ma montre à une vitesse inégalée. J'avouerais que j'ai passé les dernières heures de l'année a rire, fermer les yeux en pensant à tout ce qu'elle avait déclenché, tuer des gens (décidément, j'y aurais vraiment passé l'année), serrer sa main dans la mienne, l'aimer comme un dingue.
Et puis tout le monde se lève, il est -5, l'excitation est à son comble... Non, -2, mais non moi a ma montre j'ai -5, enfin -4 maintenant. Bah on s'en fout, on a qu'a dire qu'il est -3 alors. J'ai -2 moi! Mais moi je m'en fous sur la mienne l est déjà l'heure... Ceci jusqu'à ce que l'un d'entre nous, moins fêlé sans doute qu'un autre, ne se décide à beugler 10, 9, 8, 7 (tous en choeur), 6 (ça y est, elle se termine déjà, cette année) 5 (pourvu que la suivante...) 4 (essaie de ne pas casser ton verre en trinquant), 3 (j'aurais pas oublié le gaz, moi?), 2 (accrochez vos ceintures), 1 (BBBBBBBB....) OOOONNNE ANNEEEEEEEEEEE!!
J'ai encore failli renverser mon verre. Mais je m'en fous. Les autres aussi. Chacun met facilement 10 minutes a faire le tour des convives, à trinquer, faire des bises à tous (on s'est déjà embrassés? Pas grave!), serrer ceux qu'on aime, les embrasser car voilà un baiser qui a du sens plus qu'un autre. Un baiser qui résume tout a lui tout seul. Fort, plein d'espoir, plein d'amour et d'émotion, un baiser de renouveau pour montrer que rien n'a changé.
Curieusement, le premier acte général de l'année après ça est vraiment très encourageant: tout le monde range la table. Puis c'est la descente dans la rue, l'ouverture du pack de feux d'artifices de mamy, les pétards, les feux qui déclenchent des "ooooaaah", la tête des voisins qui voient les fusées voler vers chez eux ("ooooOOOh"), les cris des filles pour les claque-doigts ("IIIIIIIIH"), les derniers baisers dehors ("smack"), les premiers baisers dedans ("smack"), les desserts sont servis ("aaahaaa")... Tout s'enchaine.
Le calme est alors sensé s'être imposé. Mais pour béné et Alex, pas de relachement, on embraie sur de la musique. Contestable, la musique, d'ailleurs. Clémence et Béné, tels deux elastiques tendus, ont bondi au centre de la pièce, entamant de dangereux mouvements des bras et jambes. Après réflexion, il s'est avéré qu'en fait elles dansaient. Eut-il fallu que la musique soit meilleure, que le simple plaisir qu'Alex et moi avions a regarder nos chéries respectives ne suffise pas, que nous nous serions levés afin de démontrer notre habileté naturelle pour la danse.
Devant notre hésitation, elles ne nous accordent plus un regard. Alors nous avons fait ce que tout homme fait lorsqu'on en arrive a cette extrémité: nous avons changé de pièce pour nous noyer dans l'alcool. Quelques minutes de pause pour que la boisson fasse effet, puis notre entrée fracassante en plein tube de la starac:
Je suis en tête de chenille. Mais tout le monde devait être dans notre état: ils ont tous fait la chenille. Pour les punir, il a fallu improviser un parcours en appartement (pour une chenille a 15 ça a vraiment de la gueule)...
Encore quelques pas de danse, jusqu'à ce qu'une des chéries craque, mette un slow, éteigne la lumière, repoussant ainsi tous les non-amoureux dans les pièces adjacentes.
Après tout ça, l'heure a encore fait des siennes, il est tard, nous commençons une partie de Tabou (même si de toute évidence, nous commençons tous à fatiguer). En parallèle, une lutte mentale pour le contrôle de la chambre (avec le seul lit de l'appart ^_^) s'engage. Cela dit, n'arrivant pas à dormir, je me résigne a rester dans le salon (elle me rejoint bientôt), à continuer un tabou sans réèles rêgles... S'ensuit une délicieuse séance de blagues (c'est moins facile de balancer une vanne de cul avec le regard de 7 filles braqué sur votre personne). Puis soudain, c'est le moment idéal, la chambre est vide, nous sommes crevés, le lit est accueuillant, comment résister?
Deux heures plus tard, j'ai du mal a assimiler toute phrase de plus de 5 mots. pour me réveiller je fais toute la vaisselle qui reste, les yeux dans le vague. Mais l'ambiance est morose (tous les ans c'est pareil ^^), les premiers s'en vont déjà, il y a les maux de ceux qui ont trop mangé, d'autres pour ceux qui ont trop bu, le rangement, la promesse inévitable d'une séparation prochaine, non seulement avec les amis, les compagnons idéaux d'une soirée parfaite, mais aussi et surtout celle des couples, comme toutes les semaines, même les meilleures.
Tout le monde a du mal à mettre derrière soi l'année passée dans la mélasse post-fête: relents d'alcool en ventres vides, rires et larmes, éveil et sommeil, joie et tristesse. Jusqu'à ce que l'envellope se déchire, d'un coup, violemment, nous laissant désarmés un moment devant la pureté encore immaculée de l'année qui commence. Toute peur et tristesse s'envole, car il y a dans l'air le renouveau, qui porte l'espoir, la joie, ces paroles qui résonnent comme le premier cri d'un nouveau né:
Cette année, tout est possible.
Déjà, mon Blog a un an. Je ne vais pas revenir sur l'année, je l'ai déjà fait en paroles, en pensée, et je peux juste conclure que c'était la meilleure, jusqu'ici.
Après une très jolie journée, je me retrouve à Cronenbourg, un sachet avec deux sacs de couchage à une main, un panier rempli de victuailles dans l'autre, une chérie à côté de moi qui me sourit, et qui a également les bras chargés. Le commutateur sonne, la porte s'ouvre, nous rentrons chez Delphine, il est 19H07.
-Hall d'entrée (grande inspiration), nous prenons l'escalier qui mène au premier étage, à l'appartement de Delphine, une amie ancienne copine de lycée de Clémence, qui organise la grande fête de ce soir. A peine quelques marches rapidement gravies que déjà l'intéressée est là, tourbillonne jusqu'à nous, place un bout de papier entre les dents de Clémence, m'en donne un autre, et disparait derechef dans l'appartement... Nous lui emboitons le pas, et entrons à notre tour. Immédiatement, nous sommes stoppés par un agglutinement de joyeux inconnus (Clémence en connait la plupart) qui se jettent sur nous sans répit avec force paroles et grands sourires. Je me sens un peu submergé.
Le bon sens reprend le dessus, je serre les mains à la volée, embrasse sans discernement toute joue qui se présente à moi, me présente à ceux qui ne m'appellement pas encore par mon prénom (du fait de ma bien aimée, je suis accueilli par certains comme une vieille connaissance)... J'ai le temps de rentrer dans l'unique chambre de l'appartement, d'enlever rapidement ma veste, de poser un sachet, et de lire mon papier.
19H10: Je suis le Barbare. Le soir du meurtre qui a été commis dans le petit village que nous habitons tous, j'ai tenté de draguer la fille du médecin légiste, avant d'aller boire de l'alcool alors que c'était intérdit, et de passer toute ma nuit au bar. Tellement bourré que j'ai oublié ce qu'il s'était passé, je me souviens juste que je devais y rencontrer un voleur professionnel, qui devait dérober un pistolet silencieux... j'avais en effet l'envie de me suicider.
Les rêgles sont simples, chacun doit essayer de trouver le meurtrier avant qu'il ne tue encore et encore... Olivier est le policier, et c'est à nous qu'il appartient de lui dire la vérité ou de lui mentir... lorsque nous le questionnons, il doit dire ce que les autres lui ont avoué, même si ce sont des mensonges... par contre, s'il demande quelque chose, il faut lui indiquer si c'est vrai ou non. C'est ainsi que débute le jeu, alors même que pour moi les noms de chacun me sont totalement inconnus... Si on excepte évidemment Béné et Alex, elle ne voulant rien me dire, et ce dernier étant mort dans le jeu...
Le jeu est une très bonne idée pour éviter que des clans ne se fassent, et pour que tout le monde fasse facilement connaissance. Au bout d'une demi-heure, je sais reconnaitre tout le monde: il y a la médecin légiste, sa fille, le mage, (mort), le curé (mort), une danseuse de French cancan (lol), un barman, un voleur, l'assistante du mage... Leurs prénoms? aucune idée. Cela dit, l'enquète est prenante, et je tombe bien vite dans le jeu, en couinant dans les foins (pardon, en fouinant dans les coins), copinant avec l'inspecteur, gardant mes petits secrets... J'avais de fortes présomptions jusqu'à ce la fille du médecin légiste, de qui j'attendais quelques informations, me tende un petit billet (doux?).
Avada Kedavra... Chuis mort. C'est rageant, mais non moins intéressant du point de vue des spectateurs, chaque mort étant salué par un toast... Nous assistons, nous morts en nombre grandissant, à l'assassinat froid et méthodique de la totalité des joueurs. Seule, elle a gagné.
Entre temps, l'apéritif est largement consommé, même si nous apprenons a notre grande surprise que le jeu était sensé durer toute la soirée (il s'est avéré que la fille du médecin légiste-tueuse-nymphomane ait été en plus un rien schizophrène). Autour des derniers verres d'apéro, des derniers Curly (qu'elle est courte, la vie d'un curly), ont enfin lieu les présentations complètes, l'assimilation des noms...
Ensuite, ce sont de grands plateaux chargés de toasts de toutes sortes qui passent devant nous. Cela dit, à en voir le contenu, un commerce d'oeufs de Lumpe a du s'ouvrir en cuisine. Heureusement, ma bien aimée a rapporté de la charcuterie à foison: Alex et moi ouvrons un second flanc à la bataille. Tout le monde discutait joyeusement, jusqu'à ce qu'Alex décide se s'assoir sur un fauteil défoncé. A trop faire attention de ne pas passer à travers, il s'assoit sur la clef du buffet juste derrière. La scène étant irrésistible, tout le monde éclate de rire. Tout le monde, mais surtout ma voisine de gauche, véritablement pliée en deux durant facilement 5 grosses minutes, à tel point qu'elle en a l'air de se trouver mal.
Le repas rapidement débarassé laisse à nouveau place au jeu, cette fois un Loup Garou (la honte, je ne connaissais pas les rêgles), qui va en 4 ou 5 parties faire défiler les aiguilles sur le cadran de ma montre à une vitesse inégalée. J'avouerais que j'ai passé les dernières heures de l'année a rire, fermer les yeux en pensant à tout ce qu'elle avait déclenché, tuer des gens (décidément, j'y aurais vraiment passé l'année), serrer sa main dans la mienne, l'aimer comme un dingue.
Et puis tout le monde se lève, il est -5, l'excitation est à son comble... Non, -2, mais non moi a ma montre j'ai -5, enfin -4 maintenant. Bah on s'en fout, on a qu'a dire qu'il est -3 alors. J'ai -2 moi! Mais moi je m'en fous sur la mienne l est déjà l'heure... Ceci jusqu'à ce que l'un d'entre nous, moins fêlé sans doute qu'un autre, ne se décide à beugler 10, 9, 8, 7 (tous en choeur), 6 (ça y est, elle se termine déjà, cette année) 5 (pourvu que la suivante...) 4 (essaie de ne pas casser ton verre en trinquant), 3 (j'aurais pas oublié le gaz, moi?), 2 (accrochez vos ceintures), 1 (BBBBBBBB....) OOOONNNE ANNEEEEEEEEEEE!!
J'ai encore failli renverser mon verre. Mais je m'en fous. Les autres aussi. Chacun met facilement 10 minutes a faire le tour des convives, à trinquer, faire des bises à tous (on s'est déjà embrassés? Pas grave!), serrer ceux qu'on aime, les embrasser car voilà un baiser qui a du sens plus qu'un autre. Un baiser qui résume tout a lui tout seul. Fort, plein d'espoir, plein d'amour et d'émotion, un baiser de renouveau pour montrer que rien n'a changé.
Curieusement, le premier acte général de l'année après ça est vraiment très encourageant: tout le monde range la table. Puis c'est la descente dans la rue, l'ouverture du pack de feux d'artifices de mamy, les pétards, les feux qui déclenchent des "ooooaaah", la tête des voisins qui voient les fusées voler vers chez eux ("ooooOOOh"), les cris des filles pour les claque-doigts ("IIIIIIIIH"), les derniers baisers dehors ("smack"), les premiers baisers dedans ("smack"), les desserts sont servis ("aaahaaa")... Tout s'enchaine.
Le calme est alors sensé s'être imposé. Mais pour béné et Alex, pas de relachement, on embraie sur de la musique. Contestable, la musique, d'ailleurs. Clémence et Béné, tels deux elastiques tendus, ont bondi au centre de la pièce, entamant de dangereux mouvements des bras et jambes. Après réflexion, il s'est avéré qu'en fait elles dansaient. Eut-il fallu que la musique soit meilleure, que le simple plaisir qu'Alex et moi avions a regarder nos chéries respectives ne suffise pas, que nous nous serions levés afin de démontrer notre habileté naturelle pour la danse.
Devant notre hésitation, elles ne nous accordent plus un regard. Alors nous avons fait ce que tout homme fait lorsqu'on en arrive a cette extrémité: nous avons changé de pièce pour nous noyer dans l'alcool. Quelques minutes de pause pour que la boisson fasse effet, puis notre entrée fracassante en plein tube de la starac:
Je suis en tête de chenille. Mais tout le monde devait être dans notre état: ils ont tous fait la chenille. Pour les punir, il a fallu improviser un parcours en appartement (pour une chenille a 15 ça a vraiment de la gueule)...
Encore quelques pas de danse, jusqu'à ce qu'une des chéries craque, mette un slow, éteigne la lumière, repoussant ainsi tous les non-amoureux dans les pièces adjacentes.
Après tout ça, l'heure a encore fait des siennes, il est tard, nous commençons une partie de Tabou (même si de toute évidence, nous commençons tous à fatiguer). En parallèle, une lutte mentale pour le contrôle de la chambre (avec le seul lit de l'appart ^_^) s'engage. Cela dit, n'arrivant pas à dormir, je me résigne a rester dans le salon (elle me rejoint bientôt), à continuer un tabou sans réèles rêgles... S'ensuit une délicieuse séance de blagues (c'est moins facile de balancer une vanne de cul avec le regard de 7 filles braqué sur votre personne). Puis soudain, c'est le moment idéal, la chambre est vide, nous sommes crevés, le lit est accueuillant, comment résister?
Deux heures plus tard, j'ai du mal a assimiler toute phrase de plus de 5 mots. pour me réveiller je fais toute la vaisselle qui reste, les yeux dans le vague. Mais l'ambiance est morose (tous les ans c'est pareil ^^), les premiers s'en vont déjà, il y a les maux de ceux qui ont trop mangé, d'autres pour ceux qui ont trop bu, le rangement, la promesse inévitable d'une séparation prochaine, non seulement avec les amis, les compagnons idéaux d'une soirée parfaite, mais aussi et surtout celle des couples, comme toutes les semaines, même les meilleures.
Tout le monde a du mal à mettre derrière soi l'année passée dans la mélasse post-fête: relents d'alcool en ventres vides, rires et larmes, éveil et sommeil, joie et tristesse. Jusqu'à ce que l'envellope se déchire, d'un coup, violemment, nous laissant désarmés un moment devant la pureté encore immaculée de l'année qui commence. Toute peur et tristesse s'envole, car il y a dans l'air le renouveau, qui porte l'espoir, la joie, ces paroles qui résonnent comme le premier cri d'un nouveau né:
Cette année, tout est possible.


4 Comments:
Heu... Bah... T'as tout juste, j'y étais, jle sais !!!
Waaaa comme c'était bien... De te lire bien sûr ! Mais la soirée aussi ;)
Jte jure la prochaine fois je prends le lit, j'ai encore mal au dos, le tapis était pas très confortable ;)
Bisous à tout bientôt pour mon nanniv :p
ben une excellente année à tous d'abord. Au niveau de la santé d'abord, en amour ensuite... et au niveau scolaire pour finir...
pis très chouette post... j'ai été plusieurs fois explosé de rire...
une nouvelle année de posts prometteurs je pense...
la fiction, je l'attends aussi... et mon futur sabre laser lace des arcs électriques d'impatience...
enfin bon, quand ce sera prêt, notre Gorinaz nous le fera savoir et ce sera comme il faut... pas de précipitations !
et encore une fois, plein de bonnes choses à tous pour 2006 !
Disons qu'elle n'est pas encore abandonnée :-)
Cela dit, même en ayant tous les personnages, ce n'est vraiment pas évident. D'autres solutions qu'un simple post sont à l'étude avec le cher Dworak.
Encore bonne année à tous
Ben bonne année à tous déjà!!
c'est vrai, c'était une super soirée... en même temps, j'ai hâte d'être à la suivante! tout le monde me manque déjà! mdr
et béné, on aura de tte façon plus l'appart de delph... plus moyen de se battre pr la chambre (snif snif oui!!!)
bisous
clémence
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