TRYOmphe
Je ne trouve pas encore le mot exact pour qualifier la soirée que nous avons passé ce mercredi 9 novembre.
Mais rien n'arrive sans une bonne préparation. Les cours finis à 10h, notre journée peut enfin commencer. Et si quelques uns se jettent sur les PCs de la salle Essaim pour y jouer, Nicolas et moi choisissons de regarder un film grandiose, comme le sont d'ailleurs les autres du grand Tarantino: Reservoir Dogs. Et malgré quelques petits problèmes de son au début, nous passons deux très bonnes heures. Le déjeuner terminé, nous admirons la fin de ce petit chef d'oeuvre cinématographique (et quelle fin!), avant de revenir à des valeurs plus terre à terre, et de se tuer gaiement sur Dod.
14h: Nous partons de la Fac, faisons un petit tour chez moi (un cable USB et de l'eau, s'il vous plait), chez BP (un petit plein pour la Twingo d'Arnaud s'il vous plait), puis partons une bonne fois pour toutes pour Strasbourg. Le voyage ne sera pas de tout repos, puisque nous passons durant l'heure de route la quasi-intégralité du Donjon de Naheulbeuk (13 épisodes enchaînés ^_^).
16h: On arrive pépère à Strasbourg, on se gare, on prépare doucement toutes les affaires nécessaires à la soirée, et puis nous cherchons notre chemin, comme les touristes que nous sommes. J'en profite pour signaler que le Rhénus est très mal indiqué (aucun panneau, pas même signalé sur les plans de la Ville), et qu'il n'est pas (alors que c'est écrit sur les billets) place de Bordeaux. Bref on tatonne quelques temps, mais comme nous sommes très en avance, on reste détendus: ça rigole à tout va.
16h45: Nous voilà les trois (moi, Arnaud et Nico pour ceux qui n'ont pas suivi) assis et adossés au mur de la salle, qui bien sur est fermée. Une grosse 50aine de personnes sont déjà éparpillées par petits groupes devant l'entrée. Nous discutons quelques temps, observons l'architecture du parlement européen et les mouvements stratégiques des corbeaux, bref, on passe le temps comme on peut.
17h30: Alors qu'il commence à faire sombre, quelques Djeuns arrivent vers nous et demandent à mi-voix si par hasard nous n'aurions pas pour 10-20 euros de "matos". Nous sommes désolés de ne pas pouvoir les approvisionner... Ils s'éloignent. Quelques minutes plus tard, Nico et moi nous roulons par terre de rire quand Arnaud nous avoue qu'il ne voit vraiment pas ce que peut être le matos en question.
17h45: Nous n'en revenons toujours pas.
17h50: Un peu calmés, nous partons faire un tour pour se dégourdir les jambes et nous réchauffer un peu. L'idée est très bonne, sachant qu'au cours de notre petite balade, nous découvrons que si les gens se massent peu à peu à côté des barrières, c'est parce que là bas, au loin, il y a l'entrée. Nous décidons de suivre l'exemple, et nous plaçons idéalement à côté d'une barrière. Malgré l'heure, je dévore mon jambon-fromage, tout en observant un peu la foule qui nous entoure. Un grand nombre des spectateurs présents à cette heure sont des adolescents de 15-16ans. Les autres sont tous de notre âge à peu près. Il rêgne une bonne ambiance, une symbiose d'attente glaciale et de chaude motivation, d'alcool fort et de drogues douces... Une certaine camaraderie nous traverse tous, mais ce n'est que provisoire: tout le monde ne pourra pas être devant, tout à l'heure. Pourtant, les sourires fleurissent, l'ambiance est là. Pour tout le monde, la soirée est inratable.
18h15: Tout le monde observait au loin les agents de sécurité de la salle s'organiser pour nous gérer au mieux... Avec raison parce qu'enfin ils se dirigent vers nous, annoncent qu'ils vont nous gérer en 4 files d'attente, que nous ne devons pas courir, qu'il ne sert à rein de pousser ni de s'énerver. Nous trois sommes ravis, puisque le responsable de la sécurité a choisi avec raison d'enlever en premier la barrière qui se trouve juste devant nous. Avec 9 années de cantine derrière moi, je connais toutes les ficelles des files d'attente. Pourtant, la barrière ouverte, j'équarquille les yeux sous la pression phénoménale des quelques 400 personnes derrière moi. Ne pas se laisser bouffer, rester calme, je passe, et me rends compte que Nicolas et Arnaud, aussi surpris que moi, sont quelques rangs en retrait. Nous sommes tous rangés par trois, comme à la petite école, par les agents de sécurité, très pros, très sympas, mais qui ont l'air très inquiets quand à un éventuel rush général vers la salle. Pourtant nous sommes encore moins d'un millier.
18h35: Je suis au 4ième rang, à quelques mètres des agents, placés et prêts à nous fouiller. Je discute avec mes voisins et voisines, parfaits inconnus mais avec qui la bonne humeur qui nous anime tous franchit les barrières. Puis, alors que l'impatience commence à gronder dans les rangs (qui se sont considérablement allongés durant les dernières minutes), le responsable d'avance et annonce que la fouille sera systématique, que les bouteilles sont interdites à l'intérieur de la salle, ainsi que les caméscopes (je me mords les doigts d'avoir laissé mon appareil photo à la maison: j'avais supposé qu'ils seraient interdits). Parmi les premiers garçons à passer, je me laisse fouiller avec le sourire. Ce dernier me quitte immédiatement quand je me rends compte que les deux bouteilles d'eau dans le sac de Nico ne passeront pas: je n'ai rien bu encore, alors je regarde, un rien horrifié, mes 1,5L de flotte passer à la poubelle.
18h45: Je n'allais pas ressasser ça plus d'une minute. Nous sommes dans la salle, pour ainsi dire encore vide. Nous nous plaçons à peu près au 4ième rang, sur la gauche de la scène, avons encore le temps de passer aux toilettes, puis nous attendons, appréciant ou non les choix stratégiques des uns et des autres (falait-il amener un sac, ou porter sa veste sur sa taille comme moi? Falait-il plutôt se placer dans les gradins ou ici, où nous sommes infiniment mieux, mais où n'importe quel mouvement de foule peut nous emporter au fond en quelques minutes? Faut-il vraiment que le groupe des blaireaux derrière nous s'assoie par terre (occupant ainsi le double de place)?). Un léger Reggae parvient à nos oreilles, par les deux seules baffles allumées. Derrière nous, la salle qui se remplit nous met dans un état euphorique: tout est parfait, on est presque tout devant au concert de Tryo, ça va être génial.
19h00: Fidèle à sa parole, Nicolas déballe sous les yeux ahuris de ceux qui nous entourent une mauricette et un Jambon-de-Parme-Fromage. Arnaud et moi contemplons la scène: Sur la gauche, une estrade cache une table de mixage et un clavier avec différentes plantes (dont de gigantesques fleurs) en plastique. Elle est dominée par deux grands palmiers au tronc rose... La majeure partie de la scène, derrière les trois micros, est aménagée en terrasse hawaïenne: tables en bois et transats, menus, cendriers... Toujours quelques grosses fleurs en plastique, et puis, sur la droite à nouveau une estrade, cachant elle aussi des instruments, et des baffles derrière d'énormes fausses plantes. En toile de fond, l'écran géant, avec un gigantesque TRYO en faux-relief.
19h25: Un type surgit soudain derrière la table de mixage, manipule un ordi portable, et nous fait profiter de sa playlist, activant un à un les énormes haut-parleurs qui forment des petites montagnes de chaque coté de la scène. Ambiance reggae pour les 20 minutes suivantes. Les basses font vibrer le plancher de manière assez impressionnante (au point de même faire trembler la voix quand on parle). Le gars, à fond dans son trip, danse tranquillement devant sa console, nous encourage de temps en temps à faire de même, improvise de petites chorégraphies, le tout devant nos 4000 visages amusés. Quelques regards en arrière confirment la tendance: la salle se remplit rapidement, du parterre au gradins.
19h40: Non, nous ne rêvons pas. Tandis que le reggae de notre joyeux mec résonne joyeusement dans la salle, deux originaux jouent sur scène... A la pétanque. La partie est complète, et retransmise sur l'écran géant. De toute évidence, ils n'en sont pas à leur coup d'essai, étant donné la précision de leur jeu... Peu à peu, plusieurs personnes viennent sur scène, s'assoient à la terrasse hawaïenne, et sirotent des bières. Ca discute, ça fume, ça sirote, et nous, nous les regardons, un peu interloqués je dois dire.
20h00: La musique est coupée, le présentateur arrive enfin, et il est salué par une ovation. Nous sommes 7500, c'est donc ce que j'appellerais modestement une putain d'ovation. Il chauffe lui aussi la salle, et nous décrassons nos poumons à beugler à la demande. Je me sens poussé par les 7000 dingues comme moi en train de hurler à ma suite. C'est parti, on y est. Le groupe qui fait la première partie s'appelle Fange.
Ils sont trois, le premier chante et gratte, le second assure les percussions, et le troisième est à la contrebasse. On aurait peut croire que la première partie serait de moins bonne qualité, un peu timide, ou bien juste là pour nous chauffer. eh bien ceux qui attendaient ce genre de prestations en ont eu pour leur argent, car si nous n'avons eu droit qu'à trois titres, ils furent superbes. Je ne les oublirais pas plus que le reste de la soirée:
"vous aimez les chansons d'amour?" Ouaaaaaaaaiiii
"en voilà une qui finit... mal" whooooooo
"mais c'est pas grave, ce sera pour un autre jour" Ouaaaaiiiiiiii
C'est leur entrée. Excellents musiciens. Très belles chansons. Début dément.
Ils partent, visiblement impressionnés de leur succès (pourtant mérité), et avec le retour du présentateur, l'ambiance atteint le plus haut cran. Pourtant il nous faut encore attendre. Nous allons avoir droit à tout un couplet de Habanera de Bizet chanté par une spectatrice (je riais intérieurement, mais elle m'a bluffé c'était superbe), puis une petite vidéo fun dans laquelle le présentateur cherchait les membres de Tryo en coulisses... Puis plus rien, alors que nous multiplions les ovations, toutes plus puissantes, toutes plus fortes, pour faire venir à nous ceux que tout le monde attent.
Les lumières s'éteignent, la musique démarre, mais de si près que nous sommes nous ne nous laissons pas abuser, les musiciens sur scène sont des silhouettes en carton. Pourtant ce sont bien eux, les 4 que nous voyons jouer sur le grand écran, alors quoi? Gros mouvement de foule, nous comprenons enfin: Ils sont dans le public, sur les gradins, tout au fond de la salle, chacun avec un ballon d'un bon mètre de diamètre et éclairé au dessus de la tête. Ils ont beau être aussi loin, ça fait quelque chose: enfin eux! Ils vont durant les 5 premières minutes faire un combo des chansons de leur dernier album, tout en se rapprochant de la scène, et finissant devant nous.
Juste devant nous. Au plus, il y a 4 mètres entre le guitarriste et moi. Il faut alors expliquer la situation dans le public. Jusque là, tout était resté relativement calme. Mais à présent, un colossal mouvement de foule nous presse constamment vers l'avant et la droite. Dans un premier temps, j'avoue, j'ai beau être totalement compressé (très sérieusement, l'étreinte atteignait une telle puissance que malgré mon poids, si j'avais sauté, mes pieds n'auraient plus touché terre...), je ne résiste point: le mouvement bien qu'écrasant, me rapproche du centre de la scène, me fait même gagner un ou deux rangs. Et puis à la suite d'une poussée plus forte que les autres, je me retrouve derrière un groupe de trois filles, et je suis totalement soufflé: bien qu'étant au troisième rang, leur taille bien inférieure me permet d'avoir une vue totalement dégagée de la scène, à trois mètres à peine du chanteur, les yeux équarquillés d'un gosse le soir de noël, la bouche sêche et mes vêtements ruisselants de sueur, les jambes et les coudes luttant pour tenir ma place de VIP. Plus qu'heureux: je ne mesurais plus mon bohneur. J'ai pu ainsi pour les 2h30 qui ont suivi être en totale immersion dans le concert, en transe supracognitive avec l'ambiance, avec le groupe...
Ce concert était de l'Anthologie. Il n'y avait pas seulement les chansons, poussées en choeur par 7500 personnes, il n'y avait pas seulement le groupe en concert live. Il y avait bien plus que cela. Le courant passait entre eux et nous, une vraie communication était en marche entre musiciens et public! Eux mêmes entre eux ont une telle entente qu'à chaque chanson, nous assistons bouche béée à des dérapages totalement délirants, ou à des solos qui n'en finissent plus, à de l'éclate de star pure et dure. Et puis il y a le show, à commencer bien sur par l'Acrobate, qui à presque chaque chanson, montait le long de deux énormes tissus suspendus, effectuait en rhytme des figures qui à elles seules auraient mérité un spectacle, réussissant de véritables prouesses, en accord parfait avec les chansons. Le concert a aussi été ponctué d'apparitions sur le grand écran, notament l'un des hommes du Groland, qui jouait un concierge, mécontent du bruit occasionné par le concert... Rien de mieux pour nous provoquer, pour de nouvelles ovations... Karl Zéro également était à l'écran... L'un des meilleurs passages: dans La Débandade, toute la troupe s'est lancé dans une chorégraphie orchestrée par M (Mathieu chédid), issue probablement de son dvd...
Ils nous ont fait tout leur dernier album, plus encore, et ce fut... ah je manque de mots. Le guitariste a varié les instruments, il est passé de la gratte acoustique à une électrique, il a joué du Luth, et nous a même gratifé d'un beau morceau de basse (dans La lumière). Le chanteur, en plus de gratter tout le concert, a joué quelques airs à l'accordéon. Nous avons joué avec eux, frappé à n'en plus finir dans nos mains, dansé lorsqu'on pouvait, fait des ballons (des dizaines de ballons) avec des préservatifs... Entonné France Telecom, Sortez les, le peuple de l'herbe, con par raison, ça y est c'est fait, la lumière, Paris, Mr bibendum, Plus on en fait... L'émotion était tout le temps perceptible, mais peut-être plus encore dans les titres phares. Entendre tout le public beugler en choeur "je veux fumer, de l'herbe de qualité...", y être, voir ses voisins rouler des pets longs comme la main, sauter, chanter l'économie à l'africaine... Durant L'hymne de nos campagnes, ils diffusaient sur l'écran géant des paysges magnifiques, puis des images poignantes de la connerie humaine... Puis ils ont fait mine de partir, mais nous les avons fait revenir en entonnant Joyeux anniversaire (rappellons que le concert fait partie de la tournée des 10ans de Tryo), en les appellant, en les faisant vibrer comme ils nous font vibrer.
J'ai lâché quelques larmes dans Apocaliptycodramatic, les trois étant sur des gigantesques balançoires, à quelques mètres de nous pour l'une de mes préférées, à la quasi-fin du concert.
Les meilleures choses ont une fin, et on ne pouvait pas rêver plus bel exercice de style que ce qu'ils ont fait... Ils ont joué "j'ai trouvé des amis", et laissé une partie instrumentale de bien 5 minutes, durant laquelle ont défilé sur l'écran tous les gens qui ont participé avec groupe, qui l'ont fait vivre, qui ont animé ces 10 ans de carrière. Voir ça et sentir l'émotion s'enparer de mon corps, sentir une boule au fond de la gorge, parce que c'est beau, tout simplement.
Et après ce dernier morceau, l'ovation la plus longue, la plus débordante de sincérité, la plus belle, de tous ces gens qui comme moi ont vécu quelque chose ce soir.
Parce que ce concert était vivre.
"Ce soir on a eu quelque chose de très très rare, et c'est super. Merci"
Mali, Tryo, 9/11/05
Mais rien n'arrive sans une bonne préparation. Les cours finis à 10h, notre journée peut enfin commencer. Et si quelques uns se jettent sur les PCs de la salle Essaim pour y jouer, Nicolas et moi choisissons de regarder un film grandiose, comme le sont d'ailleurs les autres du grand Tarantino: Reservoir Dogs. Et malgré quelques petits problèmes de son au début, nous passons deux très bonnes heures. Le déjeuner terminé, nous admirons la fin de ce petit chef d'oeuvre cinématographique (et quelle fin!), avant de revenir à des valeurs plus terre à terre, et de se tuer gaiement sur Dod.
14h: Nous partons de la Fac, faisons un petit tour chez moi (un cable USB et de l'eau, s'il vous plait), chez BP (un petit plein pour la Twingo d'Arnaud s'il vous plait), puis partons une bonne fois pour toutes pour Strasbourg. Le voyage ne sera pas de tout repos, puisque nous passons durant l'heure de route la quasi-intégralité du Donjon de Naheulbeuk (13 épisodes enchaînés ^_^).
16h: On arrive pépère à Strasbourg, on se gare, on prépare doucement toutes les affaires nécessaires à la soirée, et puis nous cherchons notre chemin, comme les touristes que nous sommes. J'en profite pour signaler que le Rhénus est très mal indiqué (aucun panneau, pas même signalé sur les plans de la Ville), et qu'il n'est pas (alors que c'est écrit sur les billets) place de Bordeaux. Bref on tatonne quelques temps, mais comme nous sommes très en avance, on reste détendus: ça rigole à tout va.
16h45: Nous voilà les trois (moi, Arnaud et Nico pour ceux qui n'ont pas suivi) assis et adossés au mur de la salle, qui bien sur est fermée. Une grosse 50aine de personnes sont déjà éparpillées par petits groupes devant l'entrée. Nous discutons quelques temps, observons l'architecture du parlement européen et les mouvements stratégiques des corbeaux, bref, on passe le temps comme on peut.
17h30: Alors qu'il commence à faire sombre, quelques Djeuns arrivent vers nous et demandent à mi-voix si par hasard nous n'aurions pas pour 10-20 euros de "matos". Nous sommes désolés de ne pas pouvoir les approvisionner... Ils s'éloignent. Quelques minutes plus tard, Nico et moi nous roulons par terre de rire quand Arnaud nous avoue qu'il ne voit vraiment pas ce que peut être le matos en question.
17h45: Nous n'en revenons toujours pas.
17h50: Un peu calmés, nous partons faire un tour pour se dégourdir les jambes et nous réchauffer un peu. L'idée est très bonne, sachant qu'au cours de notre petite balade, nous découvrons que si les gens se massent peu à peu à côté des barrières, c'est parce que là bas, au loin, il y a l'entrée. Nous décidons de suivre l'exemple, et nous plaçons idéalement à côté d'une barrière. Malgré l'heure, je dévore mon jambon-fromage, tout en observant un peu la foule qui nous entoure. Un grand nombre des spectateurs présents à cette heure sont des adolescents de 15-16ans. Les autres sont tous de notre âge à peu près. Il rêgne une bonne ambiance, une symbiose d'attente glaciale et de chaude motivation, d'alcool fort et de drogues douces... Une certaine camaraderie nous traverse tous, mais ce n'est que provisoire: tout le monde ne pourra pas être devant, tout à l'heure. Pourtant, les sourires fleurissent, l'ambiance est là. Pour tout le monde, la soirée est inratable.
18h15: Tout le monde observait au loin les agents de sécurité de la salle s'organiser pour nous gérer au mieux... Avec raison parce qu'enfin ils se dirigent vers nous, annoncent qu'ils vont nous gérer en 4 files d'attente, que nous ne devons pas courir, qu'il ne sert à rein de pousser ni de s'énerver. Nous trois sommes ravis, puisque le responsable de la sécurité a choisi avec raison d'enlever en premier la barrière qui se trouve juste devant nous. Avec 9 années de cantine derrière moi, je connais toutes les ficelles des files d'attente. Pourtant, la barrière ouverte, j'équarquille les yeux sous la pression phénoménale des quelques 400 personnes derrière moi. Ne pas se laisser bouffer, rester calme, je passe, et me rends compte que Nicolas et Arnaud, aussi surpris que moi, sont quelques rangs en retrait. Nous sommes tous rangés par trois, comme à la petite école, par les agents de sécurité, très pros, très sympas, mais qui ont l'air très inquiets quand à un éventuel rush général vers la salle. Pourtant nous sommes encore moins d'un millier.
18h35: Je suis au 4ième rang, à quelques mètres des agents, placés et prêts à nous fouiller. Je discute avec mes voisins et voisines, parfaits inconnus mais avec qui la bonne humeur qui nous anime tous franchit les barrières. Puis, alors que l'impatience commence à gronder dans les rangs (qui se sont considérablement allongés durant les dernières minutes), le responsable d'avance et annonce que la fouille sera systématique, que les bouteilles sont interdites à l'intérieur de la salle, ainsi que les caméscopes (je me mords les doigts d'avoir laissé mon appareil photo à la maison: j'avais supposé qu'ils seraient interdits). Parmi les premiers garçons à passer, je me laisse fouiller avec le sourire. Ce dernier me quitte immédiatement quand je me rends compte que les deux bouteilles d'eau dans le sac de Nico ne passeront pas: je n'ai rien bu encore, alors je regarde, un rien horrifié, mes 1,5L de flotte passer à la poubelle.
18h45: Je n'allais pas ressasser ça plus d'une minute. Nous sommes dans la salle, pour ainsi dire encore vide. Nous nous plaçons à peu près au 4ième rang, sur la gauche de la scène, avons encore le temps de passer aux toilettes, puis nous attendons, appréciant ou non les choix stratégiques des uns et des autres (falait-il amener un sac, ou porter sa veste sur sa taille comme moi? Falait-il plutôt se placer dans les gradins ou ici, où nous sommes infiniment mieux, mais où n'importe quel mouvement de foule peut nous emporter au fond en quelques minutes? Faut-il vraiment que le groupe des blaireaux derrière nous s'assoie par terre (occupant ainsi le double de place)?). Un léger Reggae parvient à nos oreilles, par les deux seules baffles allumées. Derrière nous, la salle qui se remplit nous met dans un état euphorique: tout est parfait, on est presque tout devant au concert de Tryo, ça va être génial.
19h00: Fidèle à sa parole, Nicolas déballe sous les yeux ahuris de ceux qui nous entourent une mauricette et un Jambon-de-Parme-Fromage. Arnaud et moi contemplons la scène: Sur la gauche, une estrade cache une table de mixage et un clavier avec différentes plantes (dont de gigantesques fleurs) en plastique. Elle est dominée par deux grands palmiers au tronc rose... La majeure partie de la scène, derrière les trois micros, est aménagée en terrasse hawaïenne: tables en bois et transats, menus, cendriers... Toujours quelques grosses fleurs en plastique, et puis, sur la droite à nouveau une estrade, cachant elle aussi des instruments, et des baffles derrière d'énormes fausses plantes. En toile de fond, l'écran géant, avec un gigantesque TRYO en faux-relief.
19h25: Un type surgit soudain derrière la table de mixage, manipule un ordi portable, et nous fait profiter de sa playlist, activant un à un les énormes haut-parleurs qui forment des petites montagnes de chaque coté de la scène. Ambiance reggae pour les 20 minutes suivantes. Les basses font vibrer le plancher de manière assez impressionnante (au point de même faire trembler la voix quand on parle). Le gars, à fond dans son trip, danse tranquillement devant sa console, nous encourage de temps en temps à faire de même, improvise de petites chorégraphies, le tout devant nos 4000 visages amusés. Quelques regards en arrière confirment la tendance: la salle se remplit rapidement, du parterre au gradins.
19h40: Non, nous ne rêvons pas. Tandis que le reggae de notre joyeux mec résonne joyeusement dans la salle, deux originaux jouent sur scène... A la pétanque. La partie est complète, et retransmise sur l'écran géant. De toute évidence, ils n'en sont pas à leur coup d'essai, étant donné la précision de leur jeu... Peu à peu, plusieurs personnes viennent sur scène, s'assoient à la terrasse hawaïenne, et sirotent des bières. Ca discute, ça fume, ça sirote, et nous, nous les regardons, un peu interloqués je dois dire.
20h00: La musique est coupée, le présentateur arrive enfin, et il est salué par une ovation. Nous sommes 7500, c'est donc ce que j'appellerais modestement une putain d'ovation. Il chauffe lui aussi la salle, et nous décrassons nos poumons à beugler à la demande. Je me sens poussé par les 7000 dingues comme moi en train de hurler à ma suite. C'est parti, on y est. Le groupe qui fait la première partie s'appelle Fange.
Ils sont trois, le premier chante et gratte, le second assure les percussions, et le troisième est à la contrebasse. On aurait peut croire que la première partie serait de moins bonne qualité, un peu timide, ou bien juste là pour nous chauffer. eh bien ceux qui attendaient ce genre de prestations en ont eu pour leur argent, car si nous n'avons eu droit qu'à trois titres, ils furent superbes. Je ne les oublirais pas plus que le reste de la soirée:
"vous aimez les chansons d'amour?" Ouaaaaaaaaiiii
"en voilà une qui finit... mal" whooooooo
"mais c'est pas grave, ce sera pour un autre jour" Ouaaaaiiiiiiii
C'est leur entrée. Excellents musiciens. Très belles chansons. Début dément.
Ils partent, visiblement impressionnés de leur succès (pourtant mérité), et avec le retour du présentateur, l'ambiance atteint le plus haut cran. Pourtant il nous faut encore attendre. Nous allons avoir droit à tout un couplet de Habanera de Bizet chanté par une spectatrice (je riais intérieurement, mais elle m'a bluffé c'était superbe), puis une petite vidéo fun dans laquelle le présentateur cherchait les membres de Tryo en coulisses... Puis plus rien, alors que nous multiplions les ovations, toutes plus puissantes, toutes plus fortes, pour faire venir à nous ceux que tout le monde attent.
Les lumières s'éteignent, la musique démarre, mais de si près que nous sommes nous ne nous laissons pas abuser, les musiciens sur scène sont des silhouettes en carton. Pourtant ce sont bien eux, les 4 que nous voyons jouer sur le grand écran, alors quoi? Gros mouvement de foule, nous comprenons enfin: Ils sont dans le public, sur les gradins, tout au fond de la salle, chacun avec un ballon d'un bon mètre de diamètre et éclairé au dessus de la tête. Ils ont beau être aussi loin, ça fait quelque chose: enfin eux! Ils vont durant les 5 premières minutes faire un combo des chansons de leur dernier album, tout en se rapprochant de la scène, et finissant devant nous.
Juste devant nous. Au plus, il y a 4 mètres entre le guitarriste et moi. Il faut alors expliquer la situation dans le public. Jusque là, tout était resté relativement calme. Mais à présent, un colossal mouvement de foule nous presse constamment vers l'avant et la droite. Dans un premier temps, j'avoue, j'ai beau être totalement compressé (très sérieusement, l'étreinte atteignait une telle puissance que malgré mon poids, si j'avais sauté, mes pieds n'auraient plus touché terre...), je ne résiste point: le mouvement bien qu'écrasant, me rapproche du centre de la scène, me fait même gagner un ou deux rangs. Et puis à la suite d'une poussée plus forte que les autres, je me retrouve derrière un groupe de trois filles, et je suis totalement soufflé: bien qu'étant au troisième rang, leur taille bien inférieure me permet d'avoir une vue totalement dégagée de la scène, à trois mètres à peine du chanteur, les yeux équarquillés d'un gosse le soir de noël, la bouche sêche et mes vêtements ruisselants de sueur, les jambes et les coudes luttant pour tenir ma place de VIP. Plus qu'heureux: je ne mesurais plus mon bohneur. J'ai pu ainsi pour les 2h30 qui ont suivi être en totale immersion dans le concert, en transe supracognitive avec l'ambiance, avec le groupe...
Ce concert était de l'Anthologie. Il n'y avait pas seulement les chansons, poussées en choeur par 7500 personnes, il n'y avait pas seulement le groupe en concert live. Il y avait bien plus que cela. Le courant passait entre eux et nous, une vraie communication était en marche entre musiciens et public! Eux mêmes entre eux ont une telle entente qu'à chaque chanson, nous assistons bouche béée à des dérapages totalement délirants, ou à des solos qui n'en finissent plus, à de l'éclate de star pure et dure. Et puis il y a le show, à commencer bien sur par l'Acrobate, qui à presque chaque chanson, montait le long de deux énormes tissus suspendus, effectuait en rhytme des figures qui à elles seules auraient mérité un spectacle, réussissant de véritables prouesses, en accord parfait avec les chansons. Le concert a aussi été ponctué d'apparitions sur le grand écran, notament l'un des hommes du Groland, qui jouait un concierge, mécontent du bruit occasionné par le concert... Rien de mieux pour nous provoquer, pour de nouvelles ovations... Karl Zéro également était à l'écran... L'un des meilleurs passages: dans La Débandade, toute la troupe s'est lancé dans une chorégraphie orchestrée par M (Mathieu chédid), issue probablement de son dvd...
Ils nous ont fait tout leur dernier album, plus encore, et ce fut... ah je manque de mots. Le guitariste a varié les instruments, il est passé de la gratte acoustique à une électrique, il a joué du Luth, et nous a même gratifé d'un beau morceau de basse (dans La lumière). Le chanteur, en plus de gratter tout le concert, a joué quelques airs à l'accordéon. Nous avons joué avec eux, frappé à n'en plus finir dans nos mains, dansé lorsqu'on pouvait, fait des ballons (des dizaines de ballons) avec des préservatifs... Entonné France Telecom, Sortez les, le peuple de l'herbe, con par raison, ça y est c'est fait, la lumière, Paris, Mr bibendum, Plus on en fait... L'émotion était tout le temps perceptible, mais peut-être plus encore dans les titres phares. Entendre tout le public beugler en choeur "je veux fumer, de l'herbe de qualité...", y être, voir ses voisins rouler des pets longs comme la main, sauter, chanter l'économie à l'africaine... Durant L'hymne de nos campagnes, ils diffusaient sur l'écran géant des paysges magnifiques, puis des images poignantes de la connerie humaine... Puis ils ont fait mine de partir, mais nous les avons fait revenir en entonnant Joyeux anniversaire (rappellons que le concert fait partie de la tournée des 10ans de Tryo), en les appellant, en les faisant vibrer comme ils nous font vibrer.
J'ai lâché quelques larmes dans Apocaliptycodramatic, les trois étant sur des gigantesques balançoires, à quelques mètres de nous pour l'une de mes préférées, à la quasi-fin du concert.
Les meilleures choses ont une fin, et on ne pouvait pas rêver plus bel exercice de style que ce qu'ils ont fait... Ils ont joué "j'ai trouvé des amis", et laissé une partie instrumentale de bien 5 minutes, durant laquelle ont défilé sur l'écran tous les gens qui ont participé avec groupe, qui l'ont fait vivre, qui ont animé ces 10 ans de carrière. Voir ça et sentir l'émotion s'enparer de mon corps, sentir une boule au fond de la gorge, parce que c'est beau, tout simplement.
Et après ce dernier morceau, l'ovation la plus longue, la plus débordante de sincérité, la plus belle, de tous ces gens qui comme moi ont vécu quelque chose ce soir.
Parce que ce concert était vivre.
"Ce soir on a eu quelque chose de très très rare, et c'est super. Merci"
Mali, Tryo, 9/11/05


12 Comments:
Prems ! :)
J'ai longtemps hésité à prendre les billets pour ce concert, en ayant très peur de me retrouver avec une bande d'adoleschiants en furie... Apparement ce n'était pas le cas, mais je ne regrette pas, je viens de le vivre grâce à ton post ;)
Thanks a lot
Bisous
Béné
Là, j'ai l'impression d'avoir suivi le concert.... lol! Manque plus que la music (et mes connaissances dans la musique de Tryo étant très limitées, j'ai bien du mal à saisir l'ambiance sonore... lol)
sinon, ben comme dit, fallait demandait conseil pour savoir où est le rhénus... il est vrai que c'est pas facile à trouver si on sait pas!
me suis bien marrée avec l'histoire du "matos"... enfin, c'est pas drôle, mais la réaction d'Arnaud est très drôle! lol
bisous
Pour le matos, (bon, déjà, je me permet de lacher un mega LOL, un MDR encore plus grand et un XPTDR montrueux...il lui arrive koi à Arno ? c'est les robots qui lui grillent le cerveau ? à moins que pour lui, Tryo soit un groupe qui chante "Candy va à la plage"... pfffff) tu te souviens à quoi ils ressemblaient les mecs ?
Paske en fait, j'ai des potes qui en cherchaient quand ils étaient encore à Mulhouse... sans trop de succès d'ailleurs...
Mais soit vous êtes tombés sur des blaireaux, soit sur des riches, soit sur des mecs bien en manque... paske dixit un pote qui était à ce même concert: c'est plus cher lors de ce genre d'évennements...
mais bon, c'est vrai qu'il est long ce post... et j'arriverai certainement jamais à comprendre ce que tout le mnode aprécie dans cette musique...
enfin, en même temps, personne comprend ce que j'apprécie dans Dark Funeral, Judas Priest, Saxon, Iron Maiden ou encore pleins d'autres alors je vais pas lancer de débat :-D
sinan, comme d'hab il faut une digression dans un de mes comms, ben celui là ne fera pas exception à la règle...
hier soir, j'avais un exercice (pompiers...), c'est d'ailleurs à cause de ca que j'ai pas été premier à poster mais c'est sans importance... et j'ai vu qu'on avait "reçu" 2 ARI (Appareils Respiratoires Isolants). Et là ou c'est kewl de chez kewl, c'est que c'est les nouveaux modèles mono-bouteilles en kevlar super léger... franchement, si c'est pas la classe :-D surtout pour le petit CPI de Stetten que nous sommes... mais bon, d'un point de vue pratique, par rappoort au CS du vilage d'acoté, vallait mieux qu'on ait le même matos qu'eux... niveau bouteilles en tout cas, notre harnais est un peu différent...
et voilà, fin de la traditionnelle digression !
par contre, pour le premier groupe, Fange, ca devait être bon... ca se voit de plus en plus ce style de musique; un exemple d'un autre groupe qui utilise aussi des cordes dans ses mélodies, j'ai nommé l'excellent Yellowcard !.
bon, on est le 11 novembre, faut que j'aille me doucher et manger un truc paske en tant que SPV, faut que j'aille faire le beau après, à coté du monument aux morts... purée, y fait pas super beau en plus, j'espère que le TPG sera bon ensuite :-D (précision sur le TP pour ceux qui connaitraient pas et pour éviter le Arno-style-:-c'est-quoi-le-matos-dont-il-parlait-?
. TPG = Tokay Pinot Gris ;-) voilà !)
Alors je tiens a dire que vous vous trompez tous : malgré la (une fois de plus) qualité (toujours) étonnante de ce post vous n'avez absolument pas vécu le 126354 ème de ce que NOUS avons vécu. Ce concert est bel et bien une des plus belles choses que j'aie vue et je pèse bel et bien mes mots. La foule impressionnante capable d'ovatons absolument frissonnantes, les chanteurs si proches de nous à la fois physiquement et dans l'esprit, la démonstration musicale désarmante à laquelle nous avons assisté, la communion totale du public, l'ambiance à la fois de feu et bon enfant, les mots des chanteurs pour nous, Arnaud qui se ridiculise, les poussées écrasantes et irrésistibles du public, bref que des choses qui se VIVENT et des choses pendant lesquelles on comprend ce que c'est de VIVRE. Michel aussi tu te trompes : les barbares qui ignorent ce qu'est du TPG méritent qu'on les laisse dans leur ignorance. Eric même toi tu te trompes et tu commet bien ici la pire erreur que l'on puisse commettre : il n'y avait pas de fromage dans mon sandwich !!(comment peut-on se tromper à ce point). ON Y RETOURNERA !!!!!!!
Nico
Mick : pense pas que j'ai copié ton com vu que quand j'ai écrit le miens je ne voyais que celui de Béné! lol! c'est juste que tout le monde pense la même chose mdr....
bizz
clémence
LouL nico ^^
ben je préfère quand même 10000 personnes qui sont en extase devant un Angus Young déchainé sur sa guitare...
Yep, un solo de Angus, ca vaut plus que tous les concerts de Tryo (rien à foutre que vous allez m'insulter et que vous êtes pas d'accord... :-D :-D :-D de toute façon, chacun ses gouts ^^)
tiens, en parlant de gout, le TPG était bon ^^
ben c'etait long ce post ,je dirais meme ptet un peu trop enfin bref!!
sinon ben c'est bien pour vous que le concert etait super mais je pense qu'il existe plein d'autre chose qui peuvent atteindre ce niveau la pour d'autres! ca dépend des centres d'intérets de chacun!!
Chris
Muse, c'est de la merde aussi... (et moi j'suis en train de la chercher la merde :-D)
bon, je crois que j'ferais mieux d'aller nettoyer mon clavier -_-
(hihi, Chris qui fait le médiateur... ouais, t'as raison Chris, chacun ses gouts... mais vous avez tous des gouts de merde ^^)
oki, je sors ^^ --------->[]
P.S.: j'espère que vous aurez tous compris que c'est de la provocation gratuite et en aucun cas sérieuse... ce serait bas de gamme de me prendre au mot ! surtout que je pense complètement le contraire de ce que j'écris ! enfin bon, vous êtes pas des gens bad game (yeah un jeu de mot pourri ^^... oh purée, même pas fait exprès cui là !) alors 'ai pas de soucis à me faire de ce coté :-D
pffffffff (soupir)
personne pur me dire TG... pas de nouveau post...
tu pourrais continuer les descriptions Eric ?
enfin... quand t'auras le temps ;-)
j'allais dire que ça manque un peu de post ces derniers temps... allez on attend nous!!!
bisous
clémence
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ben y'a rien d'autre à faire donc je pense qu'on va passer au chapitre 2... oui moi aussi ca me manque de filer des torgnoles à Fred la fourmis :-D
Remise à niveau:
CHAPITRE I : une histoire commence[^]
CHAPITRE II: la companie des oeils[^]
ainsi nous vous avons fait une bonne blague en vous laissant croire que l'histoire était finie...
mais c'était sans compter la présence de Jesuis Pagrand, le nain de notre companie... particularités principales (les secondaires viendron par la suite, quand on le connaitra un peu mieux): il m'arrive à la taille, il zozote et y'a une symbole de paix gravé sur sa hache d'argent ensanglantée...
nous l'avons ajouté à l'équipe alors qu'il était en train de fritter des trolls; 3 à lui tout seul ! (souvenez vous: "FreD s'arrêta et nous dit...: Regardez, bande de fourtz, une bière et 3 beignets que le ptit les allonges!").
Comme c'était une belle perf, on l'a intégré direct et il pas protesté pask'on avait pas d'elfe (pas encore ?). De plus...
(enjoy ^^, à vos claviers...)
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