Conteurs de l'inénarrable
Bien le bonjour! De toute évidence, à voir mes yeux ce matin, on peut deviner que je suis encore sorti... Et comme cette soirée ne ressemblait à aucune autre, autant en garder un petit souvenir, non? Et donner des titres de films, tant qu'on y est.
-"15 minutes": c'est le temps qu'il m'a fallu, au sortir du dernier cours de la semaine, pour rejoindre mes camarades du théâtre, Franck et Julie. Il fait un soleil radieux, j'en profite pour ressortir les lunettes de soleil: c'est le printemps pour de vrai, le week end de surcroît, on ne cache pas son bohneur.
-"Opération Doolittle": Avant de quitter le cyber-café, on reprend rapidement nos textes, on passe le tout en revue, on fait un planning et un récapitulatif de la soirée à venir. Constat alarmant, on ne sait que peu, très peu de choses.
-"Les sentiers de la perdition": Mauvaise idée de Franck, qui choisit de passer par la vile pour se rendre à Ensisheim. Conséquence, nous sommes rapidement pris dans la circulation dense. Mais je m'en fous royalement, puisque je ne conduis pas.
-"Mulholland Drive": Julie me fait beaucoup rire, parce qu'elle s'est investie dans la recherche d'itinéraire, qu'elle a fait un plan, qu'elle le tient en main, et qu'en fait, c'est Franck qui va nous y conduire sans aucune indication (à postériori, il a été dit que Franck avait lu le plan de Julie, qui n'a donc rien eu à indiquer au long du voyage).
-"Reservoir Dogs": Ben oui, c'est vrai, on ne connaît pas Ensisheim, qui a, semble-t-il pour particularité unique, une prison qui abritait les anciens condamnés à mort, et qui est spécialisée aujourd'hui dans les longues peines...
-"Le Terminal": Nous y entrons enfin, dans le fameux Musée, et sa Salle de la Régence. Indubitablement, on est impressionnés: ce n'est pas très grand, mais la pièce impose le respect, avec son plafond de boiseries sculptés, son grand parquet, ses décorations à la gloire de la résistance et de la Ville, son piano a queue, et enfin mais surtout, ses 120 places assises.
-"Alice au pays des merveilles": Une femme vient enfin nous parler, responsable de la salle et du bâtiment, elle nous guide à une salle qui sera pour l'occasion réservée à nous, c'est à dire les artistes (on attend également une chorale). Alors que nous ne sommes encore que trois, je m'avoue impressionné par la montagne de victuailles qui n'attendent que d'être mangés. On temporise, et on se fait des cafés.
-"les choristes": Vous l'avez deviné, les voila qui arrivent, les uns après les autres, tous de l'uha (j'en reconnais quelques uns déjà croisés). Et si ce n'est pas Gérard Jugnot qui les accompagne, c'est tout de même Paul Philippe Meyer, l'homme incontournable de la fac pour tout ce qui concerne la musique en général (eh oui, c'est lui qui chapeaute notre groupe de musique...).
-"Rock": En effet les regards sont un peu glaciaux au débuts, mais très vite, le courant passe bien avec ceux de la chorale. Après tout, on vient du même monde... On fait une répétition grandeux nature. Seul absent, le public... Et c'est heureux, puisque la performance n'est pas toujours recherchée.
-"la Grande Vadrouille": Alors que tous les autres partent manger, nous restons à trois pour répéter le texte que nous devrons lire, en intégralité. Précisons aussi que nous portons Franck et moi des micros-cravatte, et que l'on passe plus de temps à jouer qu'à lire notre texte. Et comme il n'est pas évident de lire lorsqu'on a un pitre (ou deux) à côté de soi, nous prenons un certain temps.
-"Rush Hour": Eh oui, c'est l'heure de manger! Nous pouvons épancher notre faim par un pique-nique dans la salle des artistes, au menu il n'y a que des valeurs sûres et peu diététiques (jambon, comté, camenbert...), mais on peut se rabattre sur les pommes au dessert, et sur ce qui reste du chocolat.
-"la folie des grandeurs": Paul P. Meyer vient nous faire un petit spitch juste avant la préparation, comme un coach avant un match, comme si la survie du monde était en jeu. Je me suis éclipsé pour récupérer le micro de Julie et des textes dans la salle, aussi n'ais-je pas tout entendu. Pourtant, le sens général de cette exhoration était "éclatez vous". "Cool rasta". "On the road again". "Yalaaaaaaa".
-"Deep impact": C'est un effet qui se produit en moi à chaque entrée en représentation, à chaque fois qu'une salle vous exhorte, vous salue, vous applaudit. Et puis c'est le placement sur la scène, la mise en route du micro, et le démarrage du premier chant, qui lui aussi a un impact considérable. Il est en effet peu commun d'entendre chanter "maréchal nous voila" avec un tel entrain. Expliquons nous, cette fète retraçait en chanson et textes la période "de la drôle de guerre à la libération". Il était donc normal d'entendre un chant pétainiste.
-"Trois zéros": Durant ce qu'on pourrait appeller la première partie du show, nous avons chacun eu notre petit couac vocal, ce qui est normal et passe inaperçu dans le public, mais qui engendre un trac et une très mauvaise opinion de soi. Avec un choeur cela passe sans problème, mais j'avoue que là, j'en ai sué un bon quart d'heure pour un mot que j'ai maché...
-"Meilleur espoir féminin": Julie. Après avoir dis quelques textes de chansons, et lus une lettre tragique, nous lisons le texte relatant la libération d'Ensisheim. Julie, qui commence, nous vait vibrer. Le ton a changé, c'est à nous de lire, et de leur montrer que l'on fait ça à merveille.
-"Nous étions soldats": Durant une bonne demi heure, nous avons vraiment vécus cette libération, au travers du récit poignant d'un soldat. Le spectacle est terminé. Place aux applaudissements, aux remerciements, au verres de vin blanc.
-"Soleil de nuit": Retour vers Mulhouse, en voiture et en musique, l'ambiance est calme, je contemple un magnifique ciel d'étoiles. En plus, je suis déposé chez moi, sieur Franck est vraiment trop bon... Je laisse donc les amoureux pour le foyer familial...
-"Bad boys": Mais je ne reste pas chez moi! Je me change, et je repars, avec Clovis, pour ce qui devait être une soirée FLSH. Mais de deux choses l'une, soit la fête a été avortée, soit nous sommes arrivés trop tard, soit je me suis gouré de date. Dans tous les cas, il n'y a rien à la fac qui soit digne de nom. On entame donc une petite ballade nocturne, constattant que le Mc Do est fermé. Heureusement, le shamrock ne l'est pas, et nous entrons discuter autour d'une bière des souvenirs du passé et des idées du futur.
-"Underworld": Lorsque je rentre tard, je n'allume aucune lumière dans la maison. Par ailleurs, on ne fait plus grand chose vers 1 heure et demie du matin, sinon se déshabiller et se glisser sous sa couette.
Faites de beaux rêves.^_^.
-"15 minutes": c'est le temps qu'il m'a fallu, au sortir du dernier cours de la semaine, pour rejoindre mes camarades du théâtre, Franck et Julie. Il fait un soleil radieux, j'en profite pour ressortir les lunettes de soleil: c'est le printemps pour de vrai, le week end de surcroît, on ne cache pas son bohneur.
-"Opération Doolittle": Avant de quitter le cyber-café, on reprend rapidement nos textes, on passe le tout en revue, on fait un planning et un récapitulatif de la soirée à venir. Constat alarmant, on ne sait que peu, très peu de choses.
-"Les sentiers de la perdition": Mauvaise idée de Franck, qui choisit de passer par la vile pour se rendre à Ensisheim. Conséquence, nous sommes rapidement pris dans la circulation dense. Mais je m'en fous royalement, puisque je ne conduis pas.
-"Mulholland Drive": Julie me fait beaucoup rire, parce qu'elle s'est investie dans la recherche d'itinéraire, qu'elle a fait un plan, qu'elle le tient en main, et qu'en fait, c'est Franck qui va nous y conduire sans aucune indication (à postériori, il a été dit que Franck avait lu le plan de Julie, qui n'a donc rien eu à indiquer au long du voyage).
-"Reservoir Dogs": Ben oui, c'est vrai, on ne connaît pas Ensisheim, qui a, semble-t-il pour particularité unique, une prison qui abritait les anciens condamnés à mort, et qui est spécialisée aujourd'hui dans les longues peines...
-"Le Terminal": Nous y entrons enfin, dans le fameux Musée, et sa Salle de la Régence. Indubitablement, on est impressionnés: ce n'est pas très grand, mais la pièce impose le respect, avec son plafond de boiseries sculptés, son grand parquet, ses décorations à la gloire de la résistance et de la Ville, son piano a queue, et enfin mais surtout, ses 120 places assises.
-"Alice au pays des merveilles": Une femme vient enfin nous parler, responsable de la salle et du bâtiment, elle nous guide à une salle qui sera pour l'occasion réservée à nous, c'est à dire les artistes (on attend également une chorale). Alors que nous ne sommes encore que trois, je m'avoue impressionné par la montagne de victuailles qui n'attendent que d'être mangés. On temporise, et on se fait des cafés.
-"les choristes": Vous l'avez deviné, les voila qui arrivent, les uns après les autres, tous de l'uha (j'en reconnais quelques uns déjà croisés). Et si ce n'est pas Gérard Jugnot qui les accompagne, c'est tout de même Paul Philippe Meyer, l'homme incontournable de la fac pour tout ce qui concerne la musique en général (eh oui, c'est lui qui chapeaute notre groupe de musique...).
-"Rock": En effet les regards sont un peu glaciaux au débuts, mais très vite, le courant passe bien avec ceux de la chorale. Après tout, on vient du même monde... On fait une répétition grandeux nature. Seul absent, le public... Et c'est heureux, puisque la performance n'est pas toujours recherchée.
-"la Grande Vadrouille": Alors que tous les autres partent manger, nous restons à trois pour répéter le texte que nous devrons lire, en intégralité. Précisons aussi que nous portons Franck et moi des micros-cravatte, et que l'on passe plus de temps à jouer qu'à lire notre texte. Et comme il n'est pas évident de lire lorsqu'on a un pitre (ou deux) à côté de soi, nous prenons un certain temps.
-"Rush Hour": Eh oui, c'est l'heure de manger! Nous pouvons épancher notre faim par un pique-nique dans la salle des artistes, au menu il n'y a que des valeurs sûres et peu diététiques (jambon, comté, camenbert...), mais on peut se rabattre sur les pommes au dessert, et sur ce qui reste du chocolat.
-"la folie des grandeurs": Paul P. Meyer vient nous faire un petit spitch juste avant la préparation, comme un coach avant un match, comme si la survie du monde était en jeu. Je me suis éclipsé pour récupérer le micro de Julie et des textes dans la salle, aussi n'ais-je pas tout entendu. Pourtant, le sens général de cette exhoration était "éclatez vous". "Cool rasta". "On the road again". "Yalaaaaaaa".
-"Deep impact": C'est un effet qui se produit en moi à chaque entrée en représentation, à chaque fois qu'une salle vous exhorte, vous salue, vous applaudit. Et puis c'est le placement sur la scène, la mise en route du micro, et le démarrage du premier chant, qui lui aussi a un impact considérable. Il est en effet peu commun d'entendre chanter "maréchal nous voila" avec un tel entrain. Expliquons nous, cette fète retraçait en chanson et textes la période "de la drôle de guerre à la libération". Il était donc normal d'entendre un chant pétainiste.
-"Trois zéros": Durant ce qu'on pourrait appeller la première partie du show, nous avons chacun eu notre petit couac vocal, ce qui est normal et passe inaperçu dans le public, mais qui engendre un trac et une très mauvaise opinion de soi. Avec un choeur cela passe sans problème, mais j'avoue que là, j'en ai sué un bon quart d'heure pour un mot que j'ai maché...
-"Meilleur espoir féminin": Julie. Après avoir dis quelques textes de chansons, et lus une lettre tragique, nous lisons le texte relatant la libération d'Ensisheim. Julie, qui commence, nous vait vibrer. Le ton a changé, c'est à nous de lire, et de leur montrer que l'on fait ça à merveille.
-"Nous étions soldats": Durant une bonne demi heure, nous avons vraiment vécus cette libération, au travers du récit poignant d'un soldat. Le spectacle est terminé. Place aux applaudissements, aux remerciements, au verres de vin blanc.
-"Soleil de nuit": Retour vers Mulhouse, en voiture et en musique, l'ambiance est calme, je contemple un magnifique ciel d'étoiles. En plus, je suis déposé chez moi, sieur Franck est vraiment trop bon... Je laisse donc les amoureux pour le foyer familial...
-"Bad boys": Mais je ne reste pas chez moi! Je me change, et je repars, avec Clovis, pour ce qui devait être une soirée FLSH. Mais de deux choses l'une, soit la fête a été avortée, soit nous sommes arrivés trop tard, soit je me suis gouré de date. Dans tous les cas, il n'y a rien à la fac qui soit digne de nom. On entame donc une petite ballade nocturne, constattant que le Mc Do est fermé. Heureusement, le shamrock ne l'est pas, et nous entrons discuter autour d'une bière des souvenirs du passé et des idées du futur.
-"Underworld": Lorsque je rentre tard, je n'allume aucune lumière dans la maison. Par ailleurs, on ne fait plus grand chose vers 1 heure et demie du matin, sinon se déshabiller et se glisser sous sa couette.
Faites de beaux rêves.^_^.


3 Comments:
Premier à commenter (comme d'hab, ou presque...)et premier à se plaindre (comme d'hab aussi, LoL ^^):
Là, moi j'aurais bien voulu une photo...
ensuite, spitch s'écrit speech... MDR, gorinaz, je sais pas si tu te rend compte, mais c'est la deuxième fois que moi, The Universal Serial Loser, je te reprends sur un mot... hahahahaha ^^
ensuite, PPM, il s'occupe de tout ce qui est options et activités (plus ou moins) extra-scolaires à l'ESSAIM. Merci d'être là PPM !
Pour les couacs vocaux... ca arrive... et l'essentiel est avant tout de vous faire plaisir...moi, j'aurais jamais pu me produire devant autant de gens (devant des gens tous court de toute façon)!
Clovis ? y'a un mec qui s'appelle vraiment clovis ? j'en ai connu un il fut un temps... il devait être un ou deux niveaux de classe en dessous... Boulanger, Clovis Boulanger il s'appelais... on était inscrit en UNSS au badmington... avec le pote avec qui je jouais, on l'appelais clovis Patissier... c'était pourri certes, mais c'est une heure à laquelle on avait toujours faim et surtout, on avait13 ou 14 ans alors bon... pis on disais que des conneries...mais je m'égare... on va me dire que j'évoque trop ma vie ;-) (pour l'interessé(e) pour qui j'écris ca: je PLAISANTE... nan paske ca pourrait être mal pris...)
Sinan, pour être plus proche du post: pas mal l'idée de l'utilisation des titres de films... ca me rappelle une description du collège avec des titres de films: le directeur = terminator, la salle des profs = les douze salopards,... oué oué, c'est bien chouette !
College nostalgy?
oui oui ^^
suis en phase de changement d'idées...
c'était de bons moment au collège...
mais je me souviens absolument pas de toi Gorinaz !
En fait si, mais j'ai peur de t'avoir insulté alors je veux pas me souvenir... paske au collège, t'étais un petit pour moi... enfin, t'es toujours petit pour moi (ca fait plaisir :-D) mais là, on est au même niveau... scolaire je parle... niveau intellectuel je suis trop un con... mais bon... et donc les petits, ben c'était les petits...
surtout quand t'es en troisième que tu vas quitter ca bahut dans lequel t'es depuis que t'as 6 ans...Oh la la, pis les coneries qu'on faisait en troisième...
oui, college nostalgy à fond ^^
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