Another day in paradise
Imaginez... Imaginez des coureurs en robe et ces cyclistes en caleçon. Imaginez des sprints en bonnets de bain et un tandem écossais. Imaginez des pijamas au départ de la course et un vélo transformé en avion de papier alu.
Imaginez tout ça et cela vous donnera une bonne idée de ce que peut être un Duatlon organisé par l'Université de haute alsace. Pour ceux qui y étaient (qu'il en gardent le souvenir) et pour donner envie à ceux qui n'y étaient pas, voici une petite chronologie.
12h: Départ du premier bus pour Colmar. On part pour une heure de sms débiles à souhaits, parce que Bastien a son forfait illimité, et que moi et Nico, qui sommes à 15 rangs de lui, sommes rechargés demain.
13h: Arrivée à Colmar, sur leur campus, qui de nos yeux paraît (à côté de cette si belle ville) un peu petit et très moche. Voila, la chose est dite, on ne va pas en faire un cinéma, il fait 25 degrés, le ciel est bleu, un doux parfun de vacances rêgne sur la place.
13h05: Les profs de sports, qui devraient changer de lunettes, ont publiés notre nom d'équipe écorché: nous ne sommes plus les Badgers (qui veut dire "blaireaux" en anglais) mais les "Badges", ce qui n'est plus du tout, mais alors plus du tout drôle.
13h15: En tant qu'organisateur (attention, on ne rigole plus) je reçois un maillot rouge, un brassard rouge, et, trippant comme toujours, un sifflet. Les autres reçoivent leurs maillots colorés (deux jaunes, deux bleus, deux verts et deux rouges).
13h25: Tout le monde est changé (sauf moi qui ne cours pas), et nous sommes 9 à tenter comme des Badgers d'accrocher la plaquette en bois avec le numéro de notre équipe dessus (le 4) au VTT.
13h30: Toujours cette fichue plaquette. Et malgré les noeuds marins, impossible de la faire tenir.
13h40: La plaquette fixée, on part mettre nos affaires dans la voiture de l'un des gars de la FST qui accepte gentillement de voire sa caisse bourrée à ras la banquette de sacs de sports et de vestes inutiles (en une semaine, nous sommes passés du duvet au T-shirt).
14h15: Alors que je viens de discuter avec tout le monde, je vais voir un organisateur (un vrai), qui me signifie que je suis déjà en retard, que je devrais être à ma place, que c'est intolérable ces jeunes qui ne savent rien de la course qu'ils organisent.
14h20: Fort jolie fille assise tranquilement au point de contrôle 19, m'indique ma route. Etant installé officiellement entre le 18 et le 19, je ne nie pas mon plaisir.
14h24: Machination, dilemne: une fort jolie fille vient de garer sa voiture et s'installe au point de contrôle 18. Dans l'indécision totale, et ne trouvant aucune indication ni aucun carrefour à contrôler pour la course, je décide de patrouiller et de m'installer au 19.
14h30: Il semble que le départ est donné, d'après les acclamations. Deux gars de l'Essaim arrivent et se posent (ils sont aussi de l'organisation) à mon poste 19. En oubliant notre compagne, nous discutons de Mulhouse et de l'école d'ingénieur. On établit un petit plan pour gérer les camions et les bus qui passent à toute vitesse dans cette petite rue ou tous les vélos de la course voudront passer.
14h50: Un scooter de la police de Colmar, et juste derrière, rivalisant avec le ministère public, un cycliste passe à toute allure... Chez les premiers, ça ne rigole pas! Dans le même temps, le départ a sans doute été donné dans l'entrepot Kunegel à côté, et les bus sortent en masse, sans compter les camions qu'il faut gérer. Pour imaginer notre position, mettez vous debout au milieu de la route quand un camion citerne arrive sur de son bon droit, et tentez de l'arrêter d'un geste et d'un coup de sifflet...
15h00: En rêglant cette fichue circulation, j'ai du rater le passage de Myriam, que je guette tout de même, histoire qu'elle soit parmi les derniers qui sont en train de passer. Je refuse de croire qu'elle se soit cassée la figure. Les gars de l'Essaim saluent presque tout le monde, étant donné que l'on a tout de même 8 équipes engagées...
16h30: La course est finie. J'ai vu défiler mon équipe devant mes yeux, et je peux dire aux visages que j'ai vus que l'épreuve était de taille. Michel est passé devant moi en état second, me disant en un souffle qu'il en avait marre. Puis Elodie, rouge de l'effort, Pauline, qui m'a souri jaune... Les autres mecs ne sont pas mieux: Nicolas est passé au ralenti, transpirant, puis Christophe, qui zigzaguait, et enfin Mick, que j'aurais pu dépasser en courant. Seul Bastien, passé pour ainsi dire en coup de vent, relève la barre. Je ne les critique pas, je constate simplement que le chemin a du être difficile pour abattre de si solides âmes.
16h30: Eh bien pour moi le bilan est positif, j'ai passé toute mon après-midi devant un muret à discuter avec passion avec un autre mec de l'Essaim, debout, assis, couché, bronzant à loisir, encourageant chaque concurent sans faillir, riant sans fin des costumes et des déboires que j'ai pu observer... Comme par exemple le tandem, entreprise devenue désespérée quand le premier pédalier a déraillé, comme ces costumes de folie, une fille déguisée en grand mère sur son VTT, le clan des hawaïens, et puis les provocateurs virils, montés en caleçons et strings sur leurs deux roues...
17h00: Le retour des années folles. Comme des Badgers, nous sommes après la course revenus en enfance, à se lancer tout le contenu des bouteilles d'eau, à s'asperger jusqu'à ressembler à 9 grosses éponges trempées. Bande de Gamins. Plus inquiétant: nous sommes les seuls à ce faire. On nous regarde même bizarrement en coin. Mais après tout nous sommes les seuls ici à être en cycle préparatoire intégré à l'Essaim. Aussi ne sommes nous pas inquiets.
18h00: Fin de la remise des prix. Il y a eu les trois premiers de chaque catégorie (masculins, féminins, mixtes) qui étaient en général des bourrins finis, préparés depuis des années... Et puis il y a eu le podium des meilleurs costumes. Aussi au vu de la gloire de ces trois équipes nous sommes nous concertés et avons nous décidés de mettre le paquet l'an prochain. Notre botte secrette: des déguisements mi-scream, mi-pikachu.
18h05: Tous les autres sont déjà au bus, Bastien et moi allons dire au revoir à un ami de notre ancienne classe, colmarien, quand nous entendons le nom de l'équipe (écorché) au micro. Stupeur: nous avons gagnés le 15ième et dernier tirage au sort, un lot de consolation... Des T-shirts de l'anniversaire des 30 ans de l'uha. Et moi je trouve que ça sauve l'honneur.
19h00: Arrivée à Mulhouse. Etant isolé des autres dans le bus, j'ai pu contempler à loisir le magnifique coucher de soleil dont nous avons été gratifiés au retour. Il n'y a pas eu de concours de sms cette fois: je les sens un peu crevés. On prends tous nos T-shirts, et on part chacun vers une bonne douche.
Je me répète peut-être d'un post à l'autre mais proposez moi une journée comme ça par mois, et je suis partant quand vous voudrez...
Imaginez tout ça et cela vous donnera une bonne idée de ce que peut être un Duatlon organisé par l'Université de haute alsace. Pour ceux qui y étaient (qu'il en gardent le souvenir) et pour donner envie à ceux qui n'y étaient pas, voici une petite chronologie.
12h: Départ du premier bus pour Colmar. On part pour une heure de sms débiles à souhaits, parce que Bastien a son forfait illimité, et que moi et Nico, qui sommes à 15 rangs de lui, sommes rechargés demain.
13h: Arrivée à Colmar, sur leur campus, qui de nos yeux paraît (à côté de cette si belle ville) un peu petit et très moche. Voila, la chose est dite, on ne va pas en faire un cinéma, il fait 25 degrés, le ciel est bleu, un doux parfun de vacances rêgne sur la place.
13h05: Les profs de sports, qui devraient changer de lunettes, ont publiés notre nom d'équipe écorché: nous ne sommes plus les Badgers (qui veut dire "blaireaux" en anglais) mais les "Badges", ce qui n'est plus du tout, mais alors plus du tout drôle.
13h15: En tant qu'organisateur (attention, on ne rigole plus) je reçois un maillot rouge, un brassard rouge, et, trippant comme toujours, un sifflet. Les autres reçoivent leurs maillots colorés (deux jaunes, deux bleus, deux verts et deux rouges).
13h25: Tout le monde est changé (sauf moi qui ne cours pas), et nous sommes 9 à tenter comme des Badgers d'accrocher la plaquette en bois avec le numéro de notre équipe dessus (le 4) au VTT.
13h30: Toujours cette fichue plaquette. Et malgré les noeuds marins, impossible de la faire tenir.
13h40: La plaquette fixée, on part mettre nos affaires dans la voiture de l'un des gars de la FST qui accepte gentillement de voire sa caisse bourrée à ras la banquette de sacs de sports et de vestes inutiles (en une semaine, nous sommes passés du duvet au T-shirt).
14h15: Alors que je viens de discuter avec tout le monde, je vais voir un organisateur (un vrai), qui me signifie que je suis déjà en retard, que je devrais être à ma place, que c'est intolérable ces jeunes qui ne savent rien de la course qu'ils organisent.
14h20: Fort jolie fille assise tranquilement au point de contrôle 19, m'indique ma route. Etant installé officiellement entre le 18 et le 19, je ne nie pas mon plaisir.
14h24: Machination, dilemne: une fort jolie fille vient de garer sa voiture et s'installe au point de contrôle 18. Dans l'indécision totale, et ne trouvant aucune indication ni aucun carrefour à contrôler pour la course, je décide de patrouiller et de m'installer au 19.
14h30: Il semble que le départ est donné, d'après les acclamations. Deux gars de l'Essaim arrivent et se posent (ils sont aussi de l'organisation) à mon poste 19. En oubliant notre compagne, nous discutons de Mulhouse et de l'école d'ingénieur. On établit un petit plan pour gérer les camions et les bus qui passent à toute vitesse dans cette petite rue ou tous les vélos de la course voudront passer.
14h50: Un scooter de la police de Colmar, et juste derrière, rivalisant avec le ministère public, un cycliste passe à toute allure... Chez les premiers, ça ne rigole pas! Dans le même temps, le départ a sans doute été donné dans l'entrepot Kunegel à côté, et les bus sortent en masse, sans compter les camions qu'il faut gérer. Pour imaginer notre position, mettez vous debout au milieu de la route quand un camion citerne arrive sur de son bon droit, et tentez de l'arrêter d'un geste et d'un coup de sifflet...
15h00: En rêglant cette fichue circulation, j'ai du rater le passage de Myriam, que je guette tout de même, histoire qu'elle soit parmi les derniers qui sont en train de passer. Je refuse de croire qu'elle se soit cassée la figure. Les gars de l'Essaim saluent presque tout le monde, étant donné que l'on a tout de même 8 équipes engagées...
16h30: La course est finie. J'ai vu défiler mon équipe devant mes yeux, et je peux dire aux visages que j'ai vus que l'épreuve était de taille. Michel est passé devant moi en état second, me disant en un souffle qu'il en avait marre. Puis Elodie, rouge de l'effort, Pauline, qui m'a souri jaune... Les autres mecs ne sont pas mieux: Nicolas est passé au ralenti, transpirant, puis Christophe, qui zigzaguait, et enfin Mick, que j'aurais pu dépasser en courant. Seul Bastien, passé pour ainsi dire en coup de vent, relève la barre. Je ne les critique pas, je constate simplement que le chemin a du être difficile pour abattre de si solides âmes.
16h30: Eh bien pour moi le bilan est positif, j'ai passé toute mon après-midi devant un muret à discuter avec passion avec un autre mec de l'Essaim, debout, assis, couché, bronzant à loisir, encourageant chaque concurent sans faillir, riant sans fin des costumes et des déboires que j'ai pu observer... Comme par exemple le tandem, entreprise devenue désespérée quand le premier pédalier a déraillé, comme ces costumes de folie, une fille déguisée en grand mère sur son VTT, le clan des hawaïens, et puis les provocateurs virils, montés en caleçons et strings sur leurs deux roues...
17h00: Le retour des années folles. Comme des Badgers, nous sommes après la course revenus en enfance, à se lancer tout le contenu des bouteilles d'eau, à s'asperger jusqu'à ressembler à 9 grosses éponges trempées. Bande de Gamins. Plus inquiétant: nous sommes les seuls à ce faire. On nous regarde même bizarrement en coin. Mais après tout nous sommes les seuls ici à être en cycle préparatoire intégré à l'Essaim. Aussi ne sommes nous pas inquiets.
18h00: Fin de la remise des prix. Il y a eu les trois premiers de chaque catégorie (masculins, féminins, mixtes) qui étaient en général des bourrins finis, préparés depuis des années... Et puis il y a eu le podium des meilleurs costumes. Aussi au vu de la gloire de ces trois équipes nous sommes nous concertés et avons nous décidés de mettre le paquet l'an prochain. Notre botte secrette: des déguisements mi-scream, mi-pikachu.
18h05: Tous les autres sont déjà au bus, Bastien et moi allons dire au revoir à un ami de notre ancienne classe, colmarien, quand nous entendons le nom de l'équipe (écorché) au micro. Stupeur: nous avons gagnés le 15ième et dernier tirage au sort, un lot de consolation... Des T-shirts de l'anniversaire des 30 ans de l'uha. Et moi je trouve que ça sauve l'honneur.
19h00: Arrivée à Mulhouse. Etant isolé des autres dans le bus, j'ai pu contempler à loisir le magnifique coucher de soleil dont nous avons été gratifiés au retour. Il n'y a pas eu de concours de sms cette fois: je les sens un peu crevés. On prends tous nos T-shirts, et on part chacun vers une bonne douche.
Je me répète peut-être d'un post à l'autre mais proposez moi une journée comme ça par mois, et je suis partant quand vous voudrez...


5 Comments:
XPDTR !!!
terrible la descripton que tu fais de nous, mais véridique ^^
cela dit, le soleil pour moi, il était de trop, il fesait trop trop chaud... la prochaine fois, j'ammène un bob ou une casquette ou quelque chose à mettre sur la tête paske l'an prochain, j'aurai encore vielli d'un an (logique...) mais je tiendrai plus le coup dans ces conditions...
mais faut dire que niveau course, moi, j'arrive à rien... les pompiers ne courent jamais, ils marchent vite ! (haha, la vielle excuse ! allez j'avoue: j'ai aucune endurance et je hais la course à pied...). Niveau vélo, je me suis rattrapé tant bien que mal mais après la course c'était un peu dur (je plaint Mymy qui a dû d'abord pédaler puis courir...). Et de toute façon, j'aime pas faire de vélo non-plus (comme apr hasard...)
Néanmoins, on a passé une aprem super, j'ai pu voir Elo plus souriante (et plus rouge aussi ^^) que d'habitude (à mon grand bonheur) et je dirais pour conclure: vivement l'an prochain, avec la même équipe si possible ^^
C'était une super journée rien à dire la dessus et comme tu le dis il y avait un air de vacances qui fait plaisir. L'ambiance était vraiment géniale, tout le monde était détendu c'était vraiment cool. J'suis d'accord avec Dworak que ca pourrait être sympa l'année prochaine avec la même équipe (un peu plus d'entrainement et de jolis costume aussi (les mecs à la couture lol)).
La course en elle même était assez hard,à cause du soleil mais aussi que juste avant de commencer on se demandait ce qu'on faisait là avec Pauline et on avait pas du tout envie de courir( ni de faire du vélo).
T'inquiètes pas Michel je préfère largement commencer par le vélo parce que moi la course ca m'achève quelque chose de grave (j'ai du m'arreter 5 fois pendant que je courrais mais j'ai quand même pas trop pris de retard donc ca va (je préfèrais pas mourir sur place ))
Le campus est petit ca c'est clair mais faut dire qu'il était bien rempli (70 équipe de 9 personnes quand même ca en fait du monde!)
L'année prochaine on change de nom d'équipe s'il vous plait parce que c'est un peu nul ( sans vexer celui qui l'a trouvé) en plus ils sont encore plus Blaireaux que nous parce qu'ils savent pas lire; Faudra leur donner un nom simple.
Ca va tu t'es pas trop ennuyé toi, avec des filles de chaque coté plus celles qui passaient que t'avais le temps de mater puisqu'elles étaient pas forcément très rapide. Elles pouvaient même pas répliquer si elles te voyaient faire, elles devaient avancer et en plus t'étais organisateur,ca le fous mal de s'en prendre à toi dans ces cas la.
La bataille d'eau était trop marante et tant pis pour les autres qui regardaient et qui savent pas s'amuser, nous au moins c'est éclater et on a profiter d'être ensemble dans un autre contexte que la fac. Faudra penser aux casquettes la prochaine fois parce que le soleil ca tape fort sur la tête.
Je tiens juste à te signaler que t'es pas le seul a avoir vu le coucher de soleil. Avec Michel on était vraiment émerveillé comme des gamins (lol! c'est un peu vrai Michel m'en veux pas si je dis que t'es un gamin dans ce cas là,moi aussi d'ailleurs)On a vainement tenter de le prendre en photo mais autant les appareils numériques sont géniaux pour prendre des photos pendant un duatlon par exemple autant ils sont nuls pour les contrastes du soleil, sans parler des rayons du soleil qui sont tout bonnenment inéxistant (vive l'argentique des fois)!!
Conclusion c'était une excellente journée et ca fait parti des très bons souvenirs...Mymy
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Je ne peux qu'approuver ce commentaire de mymy, mais j'aurais une toute petite retouche à y faire.
Je ne mate pas les filles (mesdemoiselles, ne vous méprenez pas). Je contemple les filles, ça oui, je les vénère (ne poussons pas mais tout de même), je les admire toujours, mais je ne les mate pas.
y'aura 4 places à prendre l'an prochain:
Elo pask'elle va aller en prépa Ensmu et de ce fait, aura pas le temps de le refaire
Pauline va aller en école d'archi donc sera pas dispo non-plus
Mymy va peut-être aussi changer de bahut... et hop, une de moins...
et moi... ben moi j'vais pas passer en -1A donc forcément, ca fait une demi équipe en moins...
je viens de remarquer que les 3 seules filles de l'équipe aprtent et moi en même temps... hum, ne vous méprenez pas, ce n'est pas ce que vous pensez... pour peu que vous pensiez mal...)
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